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Gravité et végétaux : participez à une immense découverte scientifique

Dans l’esprit des enquêtes participatives d’Agoravox, je vous propose de contribuer à une découverte scientifique originale et majeure en réalisant chez vous quelques expériences simples, nécessitant une plante et de la patience.

Une introduction épistémologique pour commencer. En cette époque de piètre pensée et de frénésie manipulatoire, pour ne pas dire manipulatrice, les débats d’idées ne franchissent pas le seuil médiatique et restent confidentiels. Les grandes questions sont occultées. Qu’est-ce que la vie, la matière, la conscience, la civilisation ? Les plateaux de télévisée préfèrent distraire le public en organisant des polémiques. Derrière ce tsunami d’insignifiances se déroulent dans les cercles savants de subtiles controverses qui ne trouvent pas toujours une résolution définitive. Mais que l’on soit scientifique ou philosophe, tout l’art de chercher repose sur l’élaboration d’un questionnement fructueux. Par exemple, que se passe-t-il quand un trou noir avale une planète, une étoile ou carrément un être humain ? En 1976, Stephen Hawking affirmait que tout est irrémédiablement perdu alors que Leonard Susskind optait pour une hypothèse opposée, étant persuadé que la disparition de l’information menaçait l’édifice de la physique contemporaine. La démonstration de cette assertion s’est déroulée sur plus de deux décennies, de quoi décourager un producteur d’émission culturelle qui veut du solide dans l’instant, de quoi fâcher un évaluateur de la recherche qui veut un quota de publication chaque année. Bref, cette affaire de physique, voire de méta-physique, est de la plus haute importance pour qui veut connaître les principes de l’univers et dieu merci, le timing social frénétique n’a pas empêché les savants de prendre le temps pour livrer leurs conclusions. Trous noirs, la guerre des savants, de Susskind, chez Robert Laffont.

La nature de la gravitation reste encore un thème de questionnement. Force attractive ou bien force entropique ? Les physiciens ne savent pas mais l’on peut anticiper sur la seconde option. La gravitation universelle est une réaction anti-entropique, une mise en forme, une disposition des objets massiques dans l’univers. La matière est une substance technique douée d’une faculté de calcul. La gravitation est une réaction de la disposition opposée à la dispersion entropique. L’avenir est riche de controverse et dira la vérité. D’autres questionnements sont en cours et pas des moindres, nous concernant de près, comme la vie. Les biologistes étudient la vie sans savoir ce qu’est le vivant, scindé en deux règnes, celui des animaux qui comme l’indique l’étymologie, sont animés, doué d’une faculté motrice, et celui des végétaux, qui poussent, croissent, se reproduisent mais ne peuvent pas se déplacer. Pourtant, la substance végétale montre d’étonnantes aptitudes pour défier les lois de la gravitation, résister aux intempéries, ruser pour se répandre, déployer des formes majestueuses, des figures florales douées d’étonnantes symétries, souvent des fleurs à cinq pétales, ou parfois six comme pour le lys. Encore plus étrange le cas de ces plantes capables de s’enrouler sur un tuteur fait de bois, de bambou ou de plastique. Le monde des végétaux semble un peu laissé pour comptes par les biologistes et autres philosophes de la vie. Pourtant l’incroyable plasticité de ces êtres vivants dépourvus d’organes et de motricité laisse perplexe. Autant l’affirmer avec force, le monde végétal offre matière à réflexion sur l’essence de la substance vivante mais aussi sur la substance physique.

Actuellement, une controverse agite le monde des biologistes, portant sur la légitimité de nommer une nouvelle discipline appliquée à l’étude des végétaux. Le professeur Stephano Mancuso vient en effet de fonder avec ses confrères un laboratoire international de neurobiologie végétale mais cette nouvelle spécialité est dénoncée pour sa dénomination trompeuse par la communauté des neuroscientifiques qui ont produit une mise au point récente. Aux arguments de Mancuso selon lequel il existe une forme d’intelligence, voire d’aptitude cognitive propre aux plantes, les neurobiologistes font valoir que cette thèse n’a aucun sens étant donné que seuls les êtres vivants possédant un système nerveux, aussi rudimentaire soit-il, sont capables d’effectuer des tâches cognitives. En vérité, la crispation des spécialistes du cerveau est justifiée si l’on reconnaît que l’usage du mot intelligence n’est pas approprié lorsqu’on étudie et caractérise les mondes physiques, végétaux et animaux jusqu’à un certain degré d’évolution. Un insecte, qui dispose d’un système nerveux perfectionné, peut-il être qualifié d’intelligent ? Ne nous y trompons pas, cette petite controverse ne concerne pas les choses étudiées mais l’usage des mots pour les qualifier, voire expliquer et même interpréter. En fait, on sait que tous les êtres vivants disposent de facultés cognitives. Que l’on conçoit aisément comme la faculté de tirer des informations sur le milieu et de les traiter afin d’agir en tenant compte de ce milieu. Ainsi, une simple paramécie possède cette faculté cognitive qui lui permet de se déplacer là où elle trouve de la substance nutritive. Pareil pour une bactérie mais on ne devrait pas désigner ces propriétés comme des formes d’intelligence. C’est l’inverse qui prévaut. Tous les êtres disposent de facultés perceptives spécifiques et d’un système de calcul permettant d’ajuster les réponses aux données perçues. La matière vivante est en fait une substance aux deux propriétés, technique et cognitive (Dugué, Le sacre du vivant, essai soumis pour édition). Ensuite, l’intelligence représente l’aboutissement de ces facultés cognitives à un certain stade de l’évolution. A quel niveau trancher ? Au oiseaux, aux mammifères, ou alors réserver cette facultés à l’espèce humaine qui utilise le langage ? Le plus raisonnable serait de restreindre l’intelligence à la faculté de comprendre intellectuellement le monde en utilisant différents vecteurs abstraits de communication, langage pour l’essentiel, mathématiques pour le lien avec la nature et sa formalisation, arts, musiques… Et par la même occasion, il serait utile de critiquer la notion de matériau intelligent pour désigner ces nouvelles matières sophistiquées fabriquées par les industriels. Comparativement, la substance végétale serait alors hyper intelligente !

Si le langage est le propre de l’homme, tous les êtres vivants ont la possibilité de communiquer, d’échanger des signaux et de percevoir des informations du milieu. Ce n’est que justice rendue aux plantes que de les associer au sein des êtres communiquant, au même titre qu’une paramécie ou un insecte détectant des phéromones. Mancuso rappelle que les plantes utilisent des molécules pour communiquer mais il n’exclut pas une avancée remarquable dans l’étude d’autres moyens de communication pouvant être détectés dans le monde végétal. La substance végétale possède des facultés étonnantes alors que certains génomes de plantes sont plus étendus que ceux d’animaux supérieurs, codant pour des dizaines de milliers de gènes. Les biologistes ne portent pas l’attention aux végétaux qu’ils méritent. Ces êtres vivants constituent un pont entre le monde physique inerte et le monde de la vie. Ils sont capables de créer de l’organique à partir de l’inorganique, contrairement aux espèces animales qui reposent sur le métabolisme de molécules organiques. Mais ce n’est pas sur ce point que le végétal mérite le plus grand intérêt ontologique. Car le plus étonnant serait de découvrir que la nature entropique de la gravitation se dévoile à travers quelques phénomènes produits par les plantes grimpantes et notamment celles dites volubiles, autrement dit dont la tige s’enroule autour d’un support.

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Place à la découverte. Une surprenante idée a germé suite à un rêve. Bissociation de deux pensées : la gravitation entropique et l’observation attentive d’un dipladénia sur mon balcon.

Les plantes disposent d’un sens de l’orientation très poussé. Les mélèzes s’enracinent dans des pentes de plus de 30 % mais ils poussent verticalement. Ce phénomène est nommé gravitropisme, terme signifiant qu’un végétal pousse droit, de bas en haut, en contrecarrant la gravité qui pourrait le faire basculer. Faites l’expérience en inclinant un pot remplis de lys, vous verrez les tiges se redresser. L’héliotropisme signifie que les feuilles d’un végétal s’orientent vers la lumière, en jouant parfois sur les branches ou les tiges. Observez vos plantes d’appartement, vous constaterez que les feuilles se tournent vers la source lumineuse. Tropisme signifie orientation déterminée. D’autres formes de tropismes sont observées, notamment chez les plantes grimpantes, certaines disposant de tiges capables de s’enrouler sur un support. C’est ce qu’on appelle le thigmotropisme ou haptotropisme, autrement dit la sensibilité tactile faisant que les tissus végétaux se développement en gardant le contact avec le support. La présentation de cette propriété des tiges volubile paraît occulter un aspect plus qu’essentiel. Je vais essayer d’être le plus clair possible afin d’exposer une idée somme toute assez intelligible mais dont la compréhension demande de sortir des cadres scientifiques convenus. Les tiges des plantes volubiles croissent selon le mode de circumnutation d’une vrille. La tige s’enroule autour d’un support en dessinant une figure hélicoïdale. Le processus est expliqué mécaniquement, comme une torsion de la tige manifestée par le souci de conserver le contact avec le support. La tige possède une surface spécialisée permettant de capter le contact. La torsion est alors effectuée par les fibres végétales dont la croissance est régulée par une hormone, l’auxine. Jusqu’ici, rien de bien surprenant. Tout est conforme à ce qu’on sait de la physiologie cellulaire des végétaux. Pourtant, une question se pose. Comment la tige fait-elle pour rencontrer son support ?

Sur le site très sérieux de l’université de Jussieu, une notice consacrée à l’haptotropisme explique que la tige effectue spontanément des mouvements de circumnutation pour multiplier ses chances de rencontre avec un support. L’enroulement de la tige semble alors évident, sauf que derrière cette évidence, une observation plus fine permet d’émettre une hypothèse assez surprenante. La plante est en fait attirée par le support et c’est ce qui ressort de l’observation effectuée sur mon balcon où pousse une plante grimpante, le dipladénia, dont les tiges ont la propriété de s’enrouler autour de supports et même autour d’autres tiges. L’expérience est facile à réaliser. Il faut que la plante possède une longue tige écartée du centre dont les feuilles n’ont pas encore poussé, donnant l’impression de voguer sans orientation précise en quête d’un support. C’est maintenant qu’il faut jouer. Je me suis muni d’un tuteur en bambou long d’un mètre, objet qu’on trouve facilement chez un fleuriste. J’ai enfoncé le tuteur jusqu’au fond du pot, afin d’être sûr qu’il ne bougera pas, en le positionnant près de la tige, à une distance comprise en 5 et 10 centimètres. Au bout d’un à trois jours, la tige vient se coller près du bambou tout en amorçant la circumnutation en vue d’un enroulement. Je déplace alors le tuteur, pour le placer du côté opposé mais en laissant un moment pour que la tige retrouve un nouvel équilibre. La tige s’infléchit alors pour reprendre le contact, quel que soit le positionnement du tuteur. J’ai refait plusieurs fois l’expérience en plaçant le support en bambou à l’extérieur du pot, pour éviter tout contact avec les racines et ça marche encore, y compris et surtout lorsque je déplace la plante pour la mettre dans une pièce fermée et obscure pour éviter toute interférence de la lumière ou du vent (ç’est encore plus concluant). Cela signifie que l’orientation se fait en dehors des deux processus que sont l’attraction vers la lumière (héliotropisme) et la quête de verticalité (gravitotropisme). Et pourtant, le mécanisme n’est pas celui de l’haptotropisme puisque la tige n’est pas en contact avec le support dont elle semble attirée par une mystérieuse interaction. A noter qu’au bout d’une dizaine d’expériences, la tige semble ne plus répondre à la sollicitation, évoluant librement comme si elle était guidée par une mémoire. Du coup, j’ai utilisé une autre tige. L’effet est assez surprenant, en à peine une heure, on observe un contact avec le support.

 Vous pouvez tous réaliser cette expérience, il suffit d’un dipladénia planté dans un pot et d’un morceau de bambou. L’expérience menée dans une pièce obturée permet d’écarter d’éventuels phénomènes d’interférences lumineuses. Quel pourrait être alors le mécanisme par lequel la tige s’incurve pour se placer au contact du support ? La gravitation pourrait être invoquée, bien qu’elle soit ridiculement faible par rapport à la force attirant les masses vers le sol ; en fait, pratiquement égale à zéro. Ce qui infléchit la tige, c’est une force formatrice, qui donne une forme à la matière végétale et cette force n’est autre, selon mon hypothèse, que la gravitation telle qu’elle se comprend comme une force entropique (d’essence informationnelle). Mais au lieu d’agir en structurant la disposition des masses inertes et en formant l’espace-temps de l’univers, elle exerce une minuscule pression sur la tige afin qu’elle aille finaliser sa destination, se rapprochant du support avant de s’y enrouler telle une spirale en formation.

Maintenant, il faut exposer de manière claire et précise l’hypothèse scientifique permettant d’interpréter cette expérience et de la théoriser. D’un côté nous avons la gravitation physique qui, combinant la cosmologie relativiste et la théorie quantique, perd son statut de force mécanique pour devenir une force entropique, autrement dit une puissance informative, une force formatrice, donnant une expression à l’univers étendu tout en jouant du principe holographique. La force de gravitation qui s’exerce en un point massique correspond alors à une tendance poussant cette masse à rejoindre sa place assignée par la « trame cosmique universelle » (voir Leonard Susskind, La guerre des trous noirs, Robert Laffont, ou mieux encore, les recherches récentes d’Erik Verlinde, présentées ici ). L’attraction de la tige vivante sur son support est causée par un processus de même nature que celui qui produit la gravitation. Autrement dit, c’est un processus entropique, de mise en forme, obéissant à une finalité, mais dont le déroulement se fait par une puissance entropique autonome, inhérente à la plante, dont les cellules contribueraient à cet hypothétique « calcul entropique holographique ». Le monde végétal crée des formes mais ne se déplace pas. Il répond à la seconde catégorie ontologique de Jean Scot Erigène, celle du monde créé qui crée, alors que l’univers physique inerte est un monde créé qui ne crée pas (auxquels s’ajoutent l’incréé qui ne crée pas et l’incréé qui crée) Le végétal façonne sa force entropique en jouant sur la gravitation entropique, autrement dit, il transgresse la gravitation pour la dériver en vue de sa finalité propre qui est de trouver un support pour s’enrouler et supporter le poids du feuillage et des fleurs. La substance végétale se sculpte, prend forme en jouant avec un support. Chaque cellule, chaque atome du végétal se positionne pour créer cet infléchissement de la tige qui s’en ira rejoindre le morceau de bambou comme attirée par une mystérieuse puissance plastique exerçant son efficace à distance, sans aucun mécanisme nécessitant une communication transitant par l’espace-temps. Aucun contact matériel, ni lumineux, ni sonore, ni olfactif. Bien évidemment, ces expériences doivent être reproduites afin de confirmer qu’il n’y a pas eu artefact et qu’il s’agit là d’une découverte majeure concernant la gravitation universelle.

Vous pouvez tous réaliser l’expérience. Même en intérieur. Il suffit d’acquérir un dipladénia et d’attendre qu’une de ses tiges ait poussé à l’écart de la partie palissée accrochée aux tuteurs. Vous n’avez plus qu’à placer un morceau de bambou ou même un bâton en bois ou tout autre support rigide près de la tige, à une distance d’environ 5 centimètres. Vous verrez la tige aller au contact du support et même amorcer un mouvement de circumnutation. Vous pouvez jouer en déplaçant le tuteur tous les deux ou trois jours. En changeant l’orientation. Cette expérience convient parfaitement aux enfants, servant d’initiation au sens de l’observation scientifique. Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’une des plus grandes découvertes du 21ème siècle pourra être expérimentée par des milliers d’internautes, à l’écart des laboratoires. N’hésitez pas à placer vos résultats dans les espaces prévus pour les commentaires.

Si les résultats sont probants, il faudra proposer une interprétation des enjeux scientifiques et philosophiques liés à cette découverte dont l’expérience pourrait rester dans l’histoire, avec une valeur empirique éminente, doublée d’un contenu symbolique comme celui véhiculé par la pomme de Newton. Un fruit tombe et c’est la mécanique rationnelle qui devient le fruit de la physique. Une tige s’enroule et c’est un nouveau paradigme qui s’enroule autour de la gravitation entropique et holographique. 

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Gravité et végétaux : participez à une immense découverte scientifique

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66 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 09:49

    Bonjour,

    Deux liens en complément du billet

    Haptotropisme sur le site de Jussieu

    Article de P Barthélémy sur Slate, consacré à l’intelligence végétale

    Dernière nouvelle, l’expérience de cette nuit a marché. La tige s’est rapproché du support et amorcé le mouvement d’enroulement.

    A suivre, la suite dira si Agoravox a publié un billet digne de la revue Nature


    • alberto alberto 1er mars 2011 10:20

      Bonjour,

      Voilà de quoi amuser les petits...

      Mais si on dispose deux tuteurs opposés symétriquement que se passe-t-il ? Car là, la plante se devra de choisir !

      Avec en prime une bonne occasion de vérifier que l’on ne se fait pas piéger par l’effet « Backster » ?

      Bien à vous.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 10:30

        Eh bien la plante choisira de s’enrouler sur l’un des tuteurs
        Ce qui montre que les plantes sont intelligentes, bien plus que l’âne de Buridan !

        L’effet Backster ? Merci de m’avoir fourni le lien. Je ne connaissait pas mais ces effets sont liés à la gravitation holographique je pense, et je ne suis pas étonné de voir apparaître Sheldrake

        En fait, la grande découverte, c’est de mettre en relation ces phénomènes avec la nouvelle conception entropique de la gravitation. Cette idée est tout aussi fondamentale que celle de Newton. L’effet Baxter n’est pas une biocommunication (au sens de communication comme interaction) mais une influence mon mécanique liée au champ morphique holographique qui est responsable aussi de la gravitation


      • JL JL 1er mars 2011 10:41

        Je n’ai pas encore lu votre article Brnard Dugué, je l’ai mis de coté pour l’étudier attentivement plus tard, parce que c’est un sujet qui m’intéresse.

        Rassurez moi, svp ! Quand vous écrivez : « la plante choisira de s’enrouler sur l’un des tuteurs
        Ce qui montre que les plantes sont intelligentes, bien plus que l’âne de Buridan ! »

        Si vous n’avez pas mis les smileys rogolos, c’est seulement parce que vous êtes fâché avec eux, ou bien parce que vous parlez sérieusement ? N’aurions nous pas la même idée de ce qu’est l’intelligence ?


      • jondegre jondegre 1er mars 2011 10:29

        Bonjour,

        J’avais visionné le docu sur Arte “l’esprit des plantes”, très intéressant, peut-être trouvable sur le site arte vod.

        Et lu « intelligence dans la nature » Jeremy Narby.

        et sinon un commentaire :
        « Une tige s’enroule et c’est un nouveau paradigme qui s’enroule autour de la gravitation entropique et holographique. »

        pas sûr que la société actuelle veuille d’un nouveau paradigme....


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 10:51

          La société est plus ouverte à un nouveau paradigme que les scientifiques

          La science bascule actuellement, et les scientifiques mécanistes auront du mal à l’accepter, comme les théologiens ont difficilement admis les idées de Galilée, puis de Darwin


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 10:49

          Juste une rectification. Capra, c’est le Tao de la physique et les champs morphiques, c’est Sheldrake, à ne pas confondre avec les champs morphogénétiques de Waddington

          L’approche n’a rien d’ésotérique. Elle s’inscrit dans un nouveau paradigme, une extension de la gravitation dont les acquis sont assez récents. Déjà, la non séparabilité quantique avait ouvert une brèche mais avec les travaux de Verlinde et Susskind, dans le sillage de la controverse du trou noir et de l’entropie, le cadre est ouvert. Toute la science va s’élargir, s’ouvrir vers une science entropique incluant des processus non matériels, d’essence holographique


        • Walden Walden 1er mars 2011 11:04

          Très juste.
          Le propos de Capra, qui décrit un univers dynamique en perpétuelle formation, n’a pas grand chose à faire de l’approche apparemment fort platonicienne décrite plus haut, cette vision de « champs de forme » préexistants évoquant plutôt la conception déterministe des « Idées » du philosophe antique. 


        • Walden Walden 1er mars 2011 10:53

          L’auteur : « Le monde des végétaux semble un peu laissé pour comptes par les biologistes et autres philosophes de la vie. » 

          Tel Darwin ? cf. ci-dessous smiley

          http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Plantes_grimpantes_d%E2%80%99apr%C3%A8s_M._Darwin

          Il semblerait bien qu’hormis les tropismes externes, la science ait déjà exploré les mécanismes de nutation comme étant « des mouvements de croissance autonomes relativement indépendants de l’environnement. Les mouvements hélicoïdaux de l’apex des plantes en croissance (nutation) concernent tous les apex de tige ou de racine et prennent une importance considérable chez les plantes volubiles (circumnutation). »

          « Ces mouvements sont dus au fait que le maximum de vitesse de croissance au niveau de la zone de croissance affecte en un instant donné une génératrice. Cette vitesse maximale atteint successivement et régulièrement toutes les génératrices. La conjonction de ce déplacement rotatif de la zone maximale de croissance et du déplacement linéaire dû à la croissance moyenne crée ce déplacement hélicoïdal. »
           
          Ces citations sont extraites du site de l’université de Jussieu, dont voici quelques pages choisies :

           http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/mouvements/nutation-analyse.html

          http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/mouvements/nutation-tp.htm

          http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/mouvements/nutations.htm


          L’auteur : « Si les résultats sont probants, il faudra proposer une interprétation des enjeux scientifiques et philosophiques liés à cette découverte dont l’expérience pourrait rester dans l’histoire, avec une valeur empirique éminente, doublée d’un contenu symbolique comme celui véhiculé par la pomme de Newton. »

          Carrément ! Serait-ce que vous avez un mois d’avance ? smiley

          Article intéressant au demeurant.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 11:05

            C’est justement l’interprétation standard que je réfute

            Certes, la mémoire des plantes fait qu’elles peuvent produire la circumnutation indépendamment de l’environnement mais dans l’expérience que j’ai faite, c’est la mise en place du support qui influe sur la déformation de la tige.


          • Ernester 1er mars 2011 23:54

            « Certes, la mémoire des plantes fait qu’elles peuvent produire la circumnutation indépendamment de l’environnement mais dans l’expérience que j’ai faite, c’est la mise en place du support qui influe sur la déformation de la tige. »

            Avez-vous les moyens méthodologiques de votre expérience pour rendre non-suffisante l’hypothèse basse de nos connaissances actuelles : la plante se développant, la tige tournoie et l’apex rencontre tout support situé à une distance raisonnable ? 


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 mars 2011 09:42

            Question méthodologie, mon observation est fiable mais elle doit être réalisée dans un labo avec une multiplication des expériences

            Le phénomène à mettre en évidence, c’est l’effet du support sur la tige. Celle-ci se déplace avant même d’avoir eu une croissance suffisante. Peut-être le dipladénia est-il un bon modèle. Il y a bien une influence. Après, il faut éliminer l’hypothèse de sensibilité extrême à l’électromagnétisme. L’expérience marche dans le noir mais on sait que les plantes émettent de l’infrarouge (réfléchi par le support ?) Auquel cas, il faudrait utiliser un support doté d’une surface non réfléchissante



            • Tristan Valmour 1er mars 2011 12:34

              Salut mon ami Bernard. J’espère que tu vas bien, et je souhaite que tes projets aboutissent, par exemple la publication de ton livre.

              Pour en revenir à ton excellent sujet du jour. L’APA a bien donné une définition de l’intelligence, mais elle est balayée par des hommes comme Howard Gardner. Pour moi, l’intelligence n’est rien d’autre que l’adaptation à son environnement. Tu connais l’histoire de ce comptable américain qui après avoir eu un accident de la route a conservé son « intelligence » mais l’a rendu inapte aux relations sociales. Etait-il demeuré vraiment intelligent après son accident ?

              En réalité, il existe un mot pour définir ta première partie : motilité. Tu connais ce mot employé d’abord en biologie et qui gagne aujourd’hui la psychologie, addition de motivation et mobilité. Chaque organisme est motivé pour se mouvoir, soit pour accomplir un objectif pour lequel il a été en quelque sorte « programmé » (les guillemets sont d’usage, et je n’ai pas le temps d’expliquer).

              Oui, les plantes communiquent et sont également « intelligentes ». Je relate ici une expérience pratiquée dans plusieurs classes aux US. On a divisé 3 groupes de classes. Dans le premier, les élèves disaient aux plantes qu’elles étaient belles, intéressantes, etc. Dans le second, les élèves ne parlaient pas aux plantes. Dans le dernier, les élèves disaient aux plantes qu’elles étaient moches, inintéressantes, etc. Résultat ? Les plantes du premier groupe se sont mieux développées que celles du second (appelé « groupe de contrôle ») qui se sont elles-mêmes mieux développées que celles du troisième.

              Les plantes apprennent-elles ? Oui. Je reprends ici un exemple célèbre que l’on utilise lorsqu’on donne des cours sur le fonctionnement biologique de la mémoire et de l’apprentissage, celui de la Dionaea muscipula, une plante carnivore. Lorsqu’un insecte frôle les cils (on dit « hairs » en anglais, je ne suis pas certain du terme spécifique en français, n’ayant pas étudié la neuro en France), la plante se referme sur elle-même et capture l’insecte pour la digérer. Mais voilà, il peut y avoir de fausses alarmes, aussi la plante a-t-elle évolué et il faut qu’au moins deux cils soient successivement touchés pour entraîner la réponse mécanique, soit la capture de l’insecte. Nous assistons bien à une réponse altérée sous l’effet d’un stimulus environnemental, soit un exemple d’apprentissage au sens biologique.

              Les plantes sont donc des êtres vivants qui méritent bien plus d’attention et de considération qu’on ne les leur porte. Et n’oublions pas les nombreuses erreurs scientifiques qui viennent de ce qu’on n’étudie pas l’objet d’étude dans son milieu naturel. Si on coupe une rose pour l’étudier dans un laboratoire, on étudie une rose coupée, pas la rose. Autre erreur commune, mais liée au statut d’observateur : la possibilité de n’observer que ce qui est observable. Or il existe quantité de phénomènes non observables. Enfin, je vais arrêter ici, il y aurait trop à dire.

              A plus cher ami. Et pour ton bouquin, publie-le à compte d’auteur ou traduis-le en anglais et tu trouveras plus volontiers un éditeur.


              • Massaliote 1er mars 2011 15:55

                Une de mes amies réussi bien à faire pousser et fleurir les orchidées dans son appartement. La seule fois où ses orchidées n’ont pas refleuri fut la période où son jeune frère, atteint d’un cancer, était mourant. Elle est persuadée que ses plantes ressentaient sa tristesse et ses angoisses.


              • Thierry 1er mars 2011 19:45

                Bonjour Tristan,
                Pour répondre à votre message, je « copie/colle » la remarque que je fais sur l’article lui-même :

                Bonjour Bernard,
                Votre article est passionnant, mais je me pose cependant certaines questions.

                Lors de mes études, j’ai étudié en laboratoire la rotation d’apex de haricots, et ce qui frappe, c’est la régularité de cette rotation qui peut aisément être expliquée par une croissance successive des différents secteurs de la tige (sous l’influence probable d’auxine).
                Je n’ai jamais observé que la présence proche (5 à 10 cm) d’un pied de table perturbait cette rotation jusqu’à la faire dévier vers ce « tuteur ». Au contraire, en notant la position de l’apex sur un graphique circulaire disposé au-dessus de chaque pot, on pouvait observer une remarquable régularité de cette recherche programmée de support tout azimut. Cela va dans le sens de la remarque de Joelim.

                En ce qui concerne une hypothétique action gravitationnelle du tuteur sur la tige, je suis surpris que vous envisagiez pour l’expliquer un tropisme positif contrairement à la gravitation terrestre qui induit un tropisme négatif.
                Envisageriez-vous que le sens de l’effet puisse s’inverser en fonction de l’intensité de la force gravitationnelle ? A macrogravitation tropisme négatif, à microgravitation tropisme positif ?

                Pour répondre à Tristan Valmour, Il n’est pas besoin de faire intervenir quelque apprentissage que ce soit. La simple sélection naturelle chère à Darwin suffit.
                En effet, les dionées qui se refermaient après contact d’un seul cil étaient désavantagées (perte inutile d’énergie) par rapport à celle qui étaient programmées pour se refermer après contact de 2 cils. On peut ainsi faire dépérir des dionées (ou des mimosas pudicas) à trop leur déclencher de mouvements par des stimulations inutiles.


              • Kalki Kalki 1er mars 2011 12:43

                J’avai vu les résultats de recherche disant que l’adn, se téléporte

                c’est assez marrant, je voudrai bien qu’il y ai plus de test a ce sujet pour confirmer

                https://encrypted.google.com/search?ie=UTF-8&oe=UTF-8&sourceid=navclient&gfns=1&q=adn+teleportation

                Et il faut rappeller, il y a plein d’espace en dessous de « nous » , nano, femto, et plein d’espace au dessus

                on a plus de microorganisme dans le corps que de cellule

                alors avec la « nano » ou « femto » « robotique » ou biologique mais systémique

                on atteind autre chose hum comment dire

                « c’est quoi le but de la vie » ?

                Vous êtes deja des machines, mais des machines betes et monstrueuses


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 12:45

                  Tout là-bas, au fin fond des tréfonds inexplorés et mal
                  famés du bout du bras occidental de la Galaxie, traîne un petit
                  soleil jaunâtre et minable.
                  En orbite autour de celui-ci à la distance approximative de
                  cent cinquante millions de kilomètres se trouve une petite
                  planète bleu-vert totalement négligeable dont les habitants –
                  descendus du singe – sont primitifs au point de croire encore
                  que les montres à quartz numériques sont plutôt une chouette
                  idée.
                  Cette planète a – ou plutôt, elle avait – un problème, à
                  savoir celui-ci : la plupart de ses habitants étaient malheureux
                  la plupart du temps. Bien des solutions avaient été suggérées
                  mais la plupart d’entre elles faisaient largement intervenir la
                  mise en circulation de petits bouts de papier vert, chose
                  curieuse puisqu’en définitive ce n’étaient pas les bouts de
                  papier vert qui étaient malheureux.
                  Et donc le problème subsistait ; des tas de gens se sentaient
                  minables et la plupart étaient effectivement misérables – y
                  compris les possesseurs de montres à quartz numériques.
                  Un nombre croissant d’entre eux partageait cette opinion
                  selon laquelle leur plus grosse erreur aurait été dès le début de
                  descendre des arbres. D’aucuns même affirmaient qu’avec les
                  arbres déjà... et qu’on aurait mieux fait de ne jamais quitter les
                  océans.
                  Et puis, un beau jeudi, près de deux mille ans après qu’on
                  eût cloué un homme sur un arbre pour avoir dit combien ça
                  pourrait être chouette de se montrer sympa avec les gens, pour
                  changer, une fille assise toute seule dans un petit café de
                  Rickmansworth comprit soudain ce qui ne tournait pas rond
                  depuis le commencement et vit enfin comment on pouvait faire
                  du monde un endroit agréable et chouette.

                  Cette fois, c’était la
                  bonne, ça marcherait et on n’aurait plus besoin de clouer
                  n’importe qui à n’importe quoi.
                  Mais hélas, avant que la jeune fille n’ait eu le temps de
                  trouver une cabine pour téléphoner à quelqu’un la bonne
                  nouvelle, une terrible et stupide catastrophe survint et l’idée se
                  perdit à jamais.
                  Ceci n’est pas l’histoire de cette jeune fille.
                  Mais celle de cette terrible et stupide catastrophe et de
                  quelques-unes de ses conséquences.
                  C’est également l’histoire d’un livre, un livre intitulé Le
                  Guide du routard galactique – qui n’est pas un livre terrien :
                  jamais il ne fut édité sur Terre, et, jusqu’au jour de la
                  catastrophe, nul Terrien ne l’avait vu ni n’en avait entendu
                  parler.
                  Nonobstant, un livre tout à fait remarquable.
                  En fait, c’était sans doute l’ouvrage le plus remarquable
                  jamais publié par les éditeurs de la Petite Ourse (dont aucun
                  Terrien n’avait non plus jamais entendu parler).
                  Non seulement ce livre est tout à fait remarquable mais
                  c’est également un énorme succès – plus populaire encore que
                  le Mémento d’économie domestique céleste, plus vendu que les
                  53 Nouvelles Recettes pour s’occuper en apesanteur et plus
                  controversé même que la scandaleuse trilogie du philosophe
                  Oolan Colluphid Les Origines de l’erreur de Dieu, Quelques
                  exemples des grandes erreurs divines et Finalement, d’où sort
                  ce dénommé Dieu ?
                  Auprès de bon nombre de civilisations parmi les plus
                  décontractées des confins orientaux de l’Anneau galactique, Le
                  Guide du routard galactique a même supplanté la grande
                  Encyclopædia galactica comme dépositaire classique de la
                  sagesse et de la connaissance car, malgré ses nombreuses
                  omissions, son texte largement apocryphe (ou du moins
                  considérablement inexact), il n’en surpasse pas moins les
                  ouvrages antérieurs sur deux points importants, plus terre à
                  terre :
                  Primo, il est légèrement moins cher et, secundo, sur sa
                  couverture on peut lire en larges lettres amicales la mention :

                  PAS DE PANIQUE !


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 12:47

                  Reprenons :
                  Au commencement, fut créé l’Univers.
                  La chose a considérablement irrité tout un tas de gens et bon
                  nombre de personnes estiment même que ce fut une erreur.
                  Bien des races croient y voir l’œuvre de quelque espèce de
                  dieu, bien que les Jatravartidiens de Viltevolde VI croient pour
                  leur part que tout l’Univers fut en réalité violemment éternué de
                  la narine d’un être qu’ils nomment le Grand Archtoumtec Vert.
                  Les Jatravartidiens (qui vivent dans la crainte perpétuelle de
                  ce qu’ils appellent l’Avènement du Grand Mouchoir Blanc) sont
                  de petites créatures bleues munies de plus de cinquante bras
                  chacune, ce qui leur vaut ce trait unique d’être les premiers
                  êtres de toute l’histoire à avoir inventé le déodorant corporel
                  avant la roue.
                  Nonobstant,
                  cette
                  Théorie-Quant-au-Nez-du-Grand-
                  Archtoumtec Vert n’est pas extrêmement répandue en dehors
                  de Viltevolde VI et par conséquent, l’Univers étant l’énigme que
                  l’on sait, on ne cesse de lui trouver d’autres explications.
                  Par exemple, une race d’hyperintelligentes créatures
                  pandimensionnelles se fabriqua jadis un gigantesque
                  superordinateur appelé Pensées Profondes, destiné à calculer
                  une bonne fois pour toutes la Réponse à la Question
                  fondamentale de la Vie, de l’Univers et du Reste.
                  Sept millions et demi d’années durant, Pensées Profondes
                  computa et calcula pour en arriver à déclarer en fin de compte
                  que la réponse était en fait quarante-deux, ce qui conduisit à
                  fabriquer un nouvel ordinateur, plus puissant encore, pour
                  découvrir quelle était en réalité la véritable question.
                  Et cet ordinateur, qui s’appelait la Terre, était si large qu’on
                  le confondait fréquemment avec une planète, confusion faite en
                  particulier par les drôles de créatures simiesques qui
                  grouillaient à sa surface, sans se douter le moins du monde
                  qu’elles n’étaient que de simples composants dans un
                  gigantesque programme d’ordinateur.
                  Et le plus drôle est que, faute de connaître ce détail aussi
                  élémentaire qu’évident, rien de ce qui ait jamais pu arriver sur
                  Terre ne pouvait revêtir le moindre sens.
                  Malheureusement toutefois, juste avant l’instant critique de
                  la sortie de la réponse, la Terre devait se trouver à l’improviste
                  démolie par les Vogons sous prétexte (dirent-ils) de laisser le
                  passage à une nouvelle déviation hyperspatiale, tant et si bien
                  que tout espoir de jamais découvrir un sens à la vie s’évanouit
                  sans recours.
                  Ou du moins c’est ce qu’il sembla.


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 13:37
                  L’emblème du pastafarisme, une parodie de l’ichtus chrétien.

                  Le pastafarisme (Flying Spaghetti Monsterism ou pastafarianism en anglais, mot valise faisant référence aux pâtes et au mouvement rastafari) est une parodie de religion[1][2] créée en 2005 par Bobby Henderson.

                  Ce diplômé en physique a conçu cette parodie, pour protester contre la décision du Comité d’Éducation de l’État du Kansas de permettre au dessein intelligent d’être enseigné dans les cours de science au même titre que la théorie de l’évolution.

                  Ce mouvement est devenu un phénomène rassemblant de nombreux adeptes[réf. nécessaire] du Flying Spaghetti Monster (Monstre en Spaghettis volant[3] en français) qui affirment avoir été touchés par « Son Appendice Nouillesque » (ou « Nouilleux ») et louent le nom de leur « Maître Nouillesque » comme étant la seule vraie religion.


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 14:21

                  bon ...

                  continuons sur cette piste, pour voir jusqu’a ca nous mene, ( jusqu’a nous change comme toute révélation, vérité et technologie )

                  alors la thèse « Society of Mind » de minsk , a propos de l’intelligence ( pas forcément qu’artificielle )

                  « L’esprit est une communauté d ’« agents ». Chacun a des pouvoirs limités et ne peut communiquer qu’avec certains autres. Les pouvoirs de l’esprit se dégagent de leurs interactions pour aucun des agents, par elle-même, a des renseignements importants. [...] Dans notre image de l’esprit nous allons imaginer de nombreux « sous-personnes », ou « agents internes », en interaction avec une autre. Résoudre le problème le plus simple-voir une photo-souvenir ou l’expérience de le voir-pourrait impliquer une douzaine ou plus, peut-être beaucoup plus de ces agents jouant des rôles différents. Certains d’entre eux portent des connaissances utiles, certains d’entre eux portent des stratégies pour traiter avec d’autres agents, certains d’entre eux portent des avertissements ou des encouragements sur la façon dont le travail des autres est en cours. Et certains d’entre eux sont concernés par la discipline, l’interdiction ou la  »censure«  d’autres personnes de pensées interdites. »

                  donc récemment

                  Maintenant, au lieu d’avoir la modélisation des robots de leurs propres organes Lipson et Juan Zagal

                  http://www.openthefuture.com/2011/02/homesteading_a_society_of_mind.html
                  , maintenant à l’Université du Chili à Santiago, ont mis au point celles qui reflètent essentiellement sur leurs propres pensées. Ils atteignent une telle réflexion sur la pensée, ou de métacognition, en plaçant deux esprits dans un bot. [...] En réfléchissant sur les actions du premier contrôleur, le deuxième pourrait apporter des changements pour s’adapter aux échecs ... De cette façon, le robot pourrait adapter après seulement quatre à 10 expériences de physique au lieu des milliers qu’il faudrait à l’aide traditionnelle évolutive des techniques de robotique.

                  alors disons mon petit doigt me dis que les chinois ont l’intention de partir sur thèse ( pas forcément que celle là )

                  pour 2011 : les chinois ont dis « on va créer une intelligence artificielle »

                  avec ces petits élements interintelligent ; pour atteindre la metacognition , mais dans un superordinateur ( il faut de la puissance )

                  ca peut donner quelque chose, il faut essayer

                  « on va tous crever , on en a rien a foutre, PS :c’est pas notre probleme »


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 14:24

                  la vie est phénomène émergeant

                  car l’information est un phénomène émergeant


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 14:26

                  l’information veut etre libre

                  la vie veut être libre

                  et elle l’est forcément

                  forcément, sauf quand des médians biologique , nous les pauvres entités n’ayant pour but transmettre l’adn, l’information comme des abeilles

                  imagine tout une société en déséquilibre continuel

                  alors que l’équilibre dans le chaos serait vivant


                • Kalki Kalki 1er mars 2011 20:27

                  alors pour terminer il faut savoir par exemple dans le corps humains, ce qu’on prend pour de simple « capteur », les nerfs, sont des micro cerveau indépendant, bidirectionnel

                  vous voyez une chose avant de l’avoir en tete

                  vous sentez une chose avant de le sentir etc etc

                  alors la plante, comme tout être vivant aurait une forme d’intelligence, oui

                  on va finir par ne rien manger du tout, ou des composant basique, ou de l’électricité


                • BisonHeureux BisonHeureux 1er mars 2011 12:48

                  Excellent article,merci !
                  A signaler,cette expérience très intéressante relatée dans le fabuleux livre de Jacques Brosse:LA MAGIE DES PLANTES !
                  Celui-ci a posé un capteur de détecteur de mensonges sur la feuille d’une plante et il s’est aperçu que l’appareil réagissait ;il décida donc de mener l’expérimentation suivante :
                  Il plaça deux plantes dans une pièce et demanda à quelques personnes de passer dans cette pièce ;une des personnes tirées au sort devait lorsqu’elle entra dans la pièce choisir une des plantes et la déchiqueter totalement !
                  Puis il demanda à ces mêmes personnes de repasser dans la pièce,avec les personnes n’ayant rien fait aux plantes,le capteur resta calme et lorsque la personne qui a massacré la plante est rentrée dans la pièce,l’appareil s’est affolé au niveau des mesures !
                  Les plantes ont de la mémoire !
                  L’ADN est la synthése de l’intelligence primordiale,si l’on considère l’ADN comme quelque chose de vivant ,cela permet de comprendre bien des choses !


                  • clostra 1er mars 2011 14:00

                    "Ce qui est amusant c’est les Anciens non seulement connaissaient ces étrangetés de la nature mais ils savaient l’utiliser avec grande intelligence sans pourtant chercher à l’expliquer à tout prix." clin d’oeil aux discussions sans fins sur tout sauf les bienfaits de l’homéopathie...

                    Une petite question, je crains, hors sujet mais je la pose :
                    l’autre jour attendant à la caisse d’un hypermarché, j’avais à hauteur de vue et de dos, la tête d’un jeune garçon. Celle-ci présentait une particularité tout à fait étonnante qui a fait plus que de me faire passer le temps.
                    En effet, il avait vers le haut du crâne chevelu, deux épis tournant dans deux sens différents.
                    Je savais, curiosité en soi, que les plantes volubiles tournent en sens opposé selon l’hémisphère terrestre, mais également les épis de nos cheveux.
                    On devine mon questionnement sur cet enfant, sa conception, ses origines, resté en suspend.


                    • joelim joelim 1er mars 2011 15:15

                      deux épis tournant dans deux sens différents

                      Il faudrait vérifier s’il n’est pas né à cheval sur l’équateur, là ou la force de Coriolis (qui détermine le sens de rotation des anticyclones) s’inverse. 
                      Je plaisante bien sûr.

                    • joelim joelim 1er mars 2011 15:21

                      ah oui j’avais pas lu :


                      Je savais, curiosité en soi, que les plantes volubiles tournent en sens opposé selon l’hémisphère terrestre, 

                      ah bon ? Ça me parait fumeux. Source ?

                      mais également les épis de nos cheveux.

                      Et les tire-bouchons aussi. smiley 

                    • joelim joelim 1er mars 2011 15:40

                      http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/mouvements/nutation-analyse.html

                      Sens de l’hélice : il est très souvent constant pour une espèce. (...) Les plantes volubiles à sens inconstant sont peu nombreuses et appartiennent à des espèces exotiques (dont des fougères appartenant au genre Lygodium).

                      Le sens de rotation est déterminé génétiquement par l’espèce (sinistrorse ou dextrorse suivant le point d’observation).

                      Dans le dernier lien, le dispositif expérimental (point 5) appuie mon hypothèse, que le « dard » effectue simplement un cercle autour de l’axe de soutien pour trouver le support. Mais je ne conteste pas votre méthode, Bernard, il faut se poser des questions originales, sachant que parfois cela ne mène (comme il me semble ici) à aucune révolution conceptuelle. 

                      Et cela, bien que je sois persuadé que de nombreuses choses nous échappent, notamment au sujet de la sensibilité des plantes. Déjà il se peut que les cellules biologiques communiquent par le biais de l’électro-magnétisme (http://rhubarbe.net/blog/2011/01/12/montagnier-et-la-teleportation-quantique-de-ladn/). En tout cas nous connaissons bien peu de chose de la mécanique du vivant, et l’attitude consistant à expérimenter est en soi pertinente.

                    • clostra 2 mars 2011 10:07

                      @joelim

                      après recherches infructueuses sur le net (sans accès aux bases de données) : impossible de confirmer ce que je croyais être acquis...
                      Et je m’en veux de ne pas avoir vérifié sur un petit nombre le sens giratoire des épis des cheveux des personnes nées dans l’hémisphère nord (j’en connais quelques unes...)
                      Pour autant, je suis sure de ne pas avoir inventé ces deux données associées : ce n’était pas « une blague ».
                      Je reclasse donc dans le coin de mémoire « à documenter, à confirmer » et espère ne pas avoir induit en erreur.
                      Merci à Joelim pour sa remarque et merci à Bernard pour son article à lire et relire...


                    • joelim joelim 2 mars 2011 19:47

                      No pb Clostra. Des fois on croit savoir des choses alors que ce sont des hypothèses infirmées par la réalité (pour les plantes en tout cas ; pour les queues de cochon je n’ai pas vérifié smiley ).


                    • clostra 6 mars 2011 10:41

                      @joelim

                      justement, ce qui me perturbe, c’est que dans ce cas précis, il ne peut s’agir d’une hypothèse mais simplement d’une observation (on ne va pas dire : que le sens giratoire est inversé d’un hémisphère à l’autre et ce façon significative (statistiquement) mais bien - comme pour les alizées - « on observe que dans tous les cas, le sens giratoire est inversé » sinon ça n’a peut-être aucun sens (ah !)

                      J’avais rapproché ceci des expérience en apesanteur de culture de lierre. C’est là où cet article est intéressant pour le profane : car il reprend les différentes « forces » en biologie végétale.


                    • clostra 6 mars 2011 10:48

                      J’ajoute un petit truc « comme ça » : n’ayant aucune raison de faire un délire sur cette « information » puisqu’elle serait issue de l’observation, j’en avais conclu que, comme pour l’homéopathie, puisqu’il n’y a pas d’explication scientifique possible : le phénomène n’existe pas !

                      Je garde donc l’information en mémoire (peut-être s’agit-il d’un hoax qui se serait propagé ?)


                    • clostra 6 mars 2011 11:27

                      du coup, j’ai un grand doute.
                      Nous sommes en période de vacances pour certains et dimanche : l’épouillage étant une activité éminemment sociale :

                      Appel aux lecteurs d’AV :
                      Pourriez-vous demander à votre entourage et réciproquement, de vérifier le sens giratoire de vos épis et en rendre compte sur ce forum sans se laisser influencer :
                      attention au repère ! (l’observateur et l’observé et la montre doivent tous trois être en cohérence)

                      NB c’est une donnée biométrique...


                    • Petitou Petitou 1er mars 2011 14:03

                      Merci monsieur Dugué pour cet excellent article. Ça fait un bien fou de réfléchir devant son écran.
                      J’adore les plantes et je ne vois pas au nom de quoi celles-ci n’auraient pas leur propre forme d’intelligence. Il suffit de voir la complexité de leur ADN pour se rendre compte que l’évolution prend toujours des chemins qui nous échappent à nous, pauvres petites larves encore si jeunes pour pouvoir apprécier la réalité et l’infinie de la majesté du vivant.
                      C’est comme l’exemple ultra-connu des acacias qui émettent des « phéromones » pour prévenir leur voisins que les girafes arrivent pour les brouter et faire ainsi monter la sève amère pour les repousser.


                      • Massaliote 1er mars 2011 15:25

                        Les acacias vont même plus loin. En concentrant leurs alcaloïdes dans leurs feuilles, ils tuent leurs prédateurs. A noter que la riposte est graduelle et subordonnée à la fréquence et au nombre des attaques. Plus ils sont dévorés, plus ils augmentent leur toxicité, jusqu’à provoquer des micro-lésions mortelles du foie des herbivores.

                        A noter aussi que des acacias protégés des prédateurs par un solide grillage abandonnent au fil du temps leurs défenses : leurs redoutables épines diminuent de façon spectaculaire au point de presque disparaître.


                      • Dominitille 1er mars 2011 14:32

                        A l’ auteur,
                        Excellent article et commentaires.
                        Je le garde en mémoire pour le relire.


                        • Marc P 1er mars 2011 14:37

                          Circumnutation et microgravité pour les pro..............fanes...


                          http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/gravitropismeBM/miseenevidence.html

                          Cdlt.

                          Marc P


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er mars 2011 15:10

                            La gravité est un nécessaire état d’équilibre dynamique ou une recherche d’un état d’équilibre dynamique de la matière.

                            J’avais tout expliqué dans ma synthèse : « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET EPISTEMOLOGIE » en 2001. Où j’avais expliqué que rien n’attire rien du tout, contrairement à ce qui est affirmé !
                            Et où j’avais dit que la matière n’est pas énergie...

                            La recherche fondamentale est tarie !

                            Mohammed MADJOUR.


                            • joelim joelim 1er mars 2011 15:11

                              Hypothèse intéressante, mais il faudrait être sûr que ce n’est pas l’extrémité de la vrille qui brasse l’air autour d’elle jusqu’à rencontrer un support. C’est pour l’instant l’hypothèse que je privilégie.

                              Il faudrait des photos à intervalle régulier ou mieux, une vidéo (lente) pour en avoir le cœur net.

                              • Thierry 1er mars 2011 19:42

                                Pour répondre à votre message, je « copie/colle » ma remarque sur l’article lui-même :

                                Bonjour Bernard,
                                Votre article est passionnant, mais je me pose cependant certaines questions.

                                Lors de mes études, j’ai étudié en laboratoire la rotation d’apex de haricots, et ce qui frappe, c’est la régularité de cette rotation qui peut aisément être expliquée par une croissance successive des différents secteurs de la tige (sous l’influence probable d’auxine).
                                Je n’ai jamais observé que la présence proche (5 à 10 cm) d’un pied de table perturbait cette rotation jusqu’à la faire dévier vers ce « tuteur ». Au contraire, en notant la position de l’apex sur un graphique circulaire disposé au-dessus de chaque pot, on pouvait observer une remarquable régularité de cette recherche programmée de support tout azimut. Cela va dans le sens de la remarque de Joelim.

                                En ce qui concerne une hypothétique action gravitationnelle du tuteur sur la tige, je suis surpris que vous envisagiez pour l’expliquer un tropisme positif contrairement à la gravitation terrestre qui induit un tropisme négatif.
                                Envisageriez-vous que le sens de l’effet puisse s’inverser en fonction de l’intensité de la force gravitationnelle ? A macrogravitation tropisme négatif, à microgravitation tropisme positif ?

                                Pour répondre à Tristan Valmour, Il n’est pas besoin de faire intervenir quelque apprentissage que ce soit. La simple sélection naturelle chère à Darwin suffit.
                                En effet, les dionées qui se refermaient après contact d’un seul cil étaient désavantagées (perte inutile d’énergie) par rapport à celle qui étaient programmées pour se refermer après contact de 2 cils. On peut ainsi faire dépérir des dionées (ou des mimosas pudicas) à trop leur déclencher de mouvements par des stimulations inutiles.


                              • Solivo Solivo 1er mars 2011 15:21

                                Merci Monsieur Dugué pour ce partage de vos connaissances.

                                IL se trouve que j’ai vu la semaine dernière un doc captivant présentant les recherches et résultats de scientifiques interpellés comme vous par cette notion d’intelligence des plantes.
                                Je recherche le lien désespérement pour le communiquer là... une émission de National Géographic ou planète...

                                Et donc, il resortait de ces multiples experiences que les plantes ont un fonctionnement pas si éloigné du monde animal, frontière ou l’on place souvent les débuts de l’intelligence.

                                Il s’avère qu’au dela du fait que les plantes ont des rythmes de vie identiques aux notres, jour nuit, etc, facilement admissible quand on réalise que tout ce qui vit sur notre planète est soumis au même environnement, soleil, lune, rotation, attraction, etc..

                                Elles sont aussi capables de réagir au toucher et certaines au chant, à la musique... et dansent.. !

                                Ces scientifiques montraient comment les plantes ont aussi ... de la mémoire :

                                Prenant une jeune pousse en pot ; il couchait le pot une journée dans un environnement normal, lumière, chaleur.. etc, puis l’enfermait pendant 2 jours à 4 degrés dans un frigo... repos et sommeil assuré. En ressortant, le pot était placé normalement dans sa position droite, et là... la plante ( à croissance rapide, je crois qu’il s’agit de pois ) inclinait sa tige et poussait horizontalement, montrant qu’elle avait gardée mémoire de l’orientation de son environnement précedent.

                                Mais la démonstration ne s’arretait pas là.

                                Pour poursuivre une intuition de Darwin qui avait sur ces vieux jours écrit que le cerveau des plantes se trouvait dans leur racines, une vidéo présentant l’experience suivante à fini de me convaincre :

                                Une vue en coupe du système racinaire ou est isolée une pousse de racine est placée sur une pente en métal ou elle ne peut s’enraciner, la vidéo accéléré du mouvement de celle ci nous montre un mouvement du type reptation digne d’un vers de terre, ou le bout de cette racine tâte le terrain, explorant tout en grandissant, l’espace ou elle peut se développer.

                                La même expérience en vidéo accélerée, nous présentant cette fois deux racines dans des conditions identiques, telles que décrites ci-dessus, nous montre que la même progression se reproduit pour celle qui à « toute sa tête », mais pas pour celle à qui l’on a préalablement coupé l’extremité de la racine, celle ci poussant droite sans exploration de son environnement.

                                J’avoue que depuis je ne vois plus les plantes avec le même oeil.
                                Que les caractéristiques mêmes de ce qui nous permettait de définir comme vivant ou intelligent ont été pulvérisées pour moi, sans système nerveux, une intelligence céllulaire... serait envisageable.

                                Merci en tout cas de vulgariser tout ça.


                                • Solivo Solivo 1er mars 2011 15:34

                                  J’ai trouvé là : http://www.artevod.com/esprit_des_plantes

                                  C’est L’esprit des plantes de Jacques Mitsch que vous pouvez voir en VOD pour 2.99 €.
                                  Passionnant !


                                  • clostra 2 mars 2011 10:19

                                    voir commentaire si dessous qui vous est destiné


                                  • robin 1er mars 2011 16:11

                                    M. Dugué,

                                    pour que l’expérience soit probante il faudrait en plus essayer de gainer le tuteur d’un feuillard conducteur relié à la terre pour neutraliser les interactions électromagnétiques (car entre nous je doute de l’action gravitationnelle, sinon l’immeuble en face de l’expérience aurait mille fois plus d’influence que le tuteur) de deux choses l’une :

                                    - soit la plante arrive à trouver son tuteur quand même et l’interaction n’est ni gravitationnelle, ni électromagnétique et là les co-découvreurs sont bons pour le Nobel de Physique (mais gare aux artefacts de l’expérience),

                                    - soit le feuillard neutralise l’effet et ça veut dire que les champs morphogénétiques non seulement existent mais sont électromagnétiques et c’est aussi le Nobel mais cette fois de biologie.

                                    Bien à vous.


                                    • robin 1er mars 2011 16:15

                                      J’invite les lecteurs à se renseigner sur des bizarreries que seuls les russes (Kozyrev, nachalov entre autres) ont étudié qui s’appellent des champs de torsion qui ressemblent plus aux ondes de formes des ésotéristes qu’à tout autre champ physique connu et qui serait liés à la nature supposée granulaire du temps (et oui dans l’univers tout est quantifié et discret même l’espace-temps).


                                      • ffi ffi 2 mars 2011 06:36

                                        Délire : qu’est-ce qu’un champ ?
                                        C’est l’ensemble des vecteurs représentant les déplacements (ou vitesse, ou accélération) dans un espace physique donné.
                                        La seule surface « réglée » (réglée = direction en ligne droite) qui minimise son aire est l’hélicoïde. C’est une solution naturelle des équations d’Euler-Lagrange, qui donc obéit au principe de moindre action.

                                        Il n’y a pas besoin de conception « granulaire », ni d’espace-temps.

                                        L’enroulement autour du tuteur obéit simplement au principe de moindre action.


                                      • herbe herbe 1er mars 2011 16:33

                                        Merci pour l’article et pour cette proposition d’expérience !

                                        Des perspectives étonnantes à ce lien :

                                        http://www.telerama.fr/monde/francis-halle-les-arbres-peuvent-etre-immortels-et-ca-fait-peur,34762.php


                                        • Neust 1er mars 2011 17:03


                                          Bonjour,

                                          merci d’introduire ce sujet fort intéressant. Je ne peux malheureusement pas reproduire l’experience ces jours ci mais sachant que la force de gravitation dépend de la masse des objets avez vous reproduit l’expérience avec des tuteurs de densité différentes ?

                                          Si un lien apparait entre la masse du tuteur et ... la vitesse par exemple de rencontre entre la tige et celui-ci cela pourrait etre une intéressante observation qui tendrait vers votre hypothese gravitationelle.


                                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er mars 2011 17:12

                                            Je remercie tous ceux qui ont commenté et fourni des liens. Pas le temps de répondre à tous mais une réaction sur la nature du processus

                                            Je n’ai pas encore le vocabulaire pour définir ce qui se passe et dont l’essence est une puissance entropique qui découle de la théorie holographique de la gravitation, elle-même toute récente et que bien des physiciens peinent à comprendre. Il ne faut pas penser en terme de loi des graves et de lien avec la masse du support. C’est autre chose. Une sorte de téléologie pratiquée par la plante qui cherche à s’enrouler et qui est influencé par la présence du support. Le mécanisme n’est pas interactif, électromagnétique, c’est possible mais comme l’a habilement suggéré un intervenant, il faudrait modifier les conditions de l’expérience. J’aurai pensé à une cage de Faraday. A suivre


                                          • ffi ffi 2 mars 2011 06:41

                                            Mr Dugué, est-ce seulement du vocabulaire qui vous manque ?
                                            ou bien ne maîtrisez-vous tout simplement pas le vocabulaire que vous employez ?

                                            Voyez l’hélicoïde, seule surface réglée d’aire minimale, solution du principe de moindre action.


                                          • Thierry 1er mars 2011 19:40

                                            Bonjour Bernard,
                                            Votre article est passionnant, mais je me pose cependant certaines questions.

                                            Lors de mes études, j’ai étudié en laboratoire la rotation d’apex de haricots, et ce qui frappe, c’est la régularité de cette rotation qui peut aisément être expliquée par une croissance successive des différents secteurs de la tige (sous l’influence probable d’auxine).
                                            Je n’ai jamais observé que la présence proche (5 à 10 cm) d’un pied de table perturbait cette rotation jusqu’à la faire dévier vers ce « tuteur ». Au contraire, en notant la position de l’apex sur un graphique circulaire disposé au-dessus de chaque pot, on pouvait observer une remarquable régularité de cette recherche programmée de support tout azimut. Cela va dans le sens de la remarque de Joelim.

                                            En ce qui concerne une hypothétique action gravitationnelle du tuteur sur la tige, je suis surpris que vous envisagiez pour l’expliquer un tropisme positif contrairement à la gravitation terrestre qui induit un tropisme négatif.
                                            Envisageriez-vous que le sens de l’effet puisse s’inverser en fonction de l’intensité de la force gravitationnelle ? A macrogravitation tropisme négatif, à microgravitation tropisme positif ?

                                            Pour répondre à Tristan Valmour, Il n’est pas besoin de faire intervenir quelque apprentissage que ce soit. La simple sélection naturelle chère à Darwin suffit.
                                            En effet, les dionées qui se refermaient après contact d’un seul cil étaient désavantagées (perte inutile d’énergie) par rapport à celle qui étaient programmées pour se refermer après contact de 2 cils. On peut ainsi faire dépérir des dionées (ou des mimosas pudicas) à trop leur déclencher de mouvements par des stimulations inutiles.


                                            • morice morice 1er mars 2011 22:32

                                              Finalement, si je vous suis bien on pourrait remplacer Sarkozy par une plante verte, alors.... 


                                              • morice morice 1er mars 2011 22:35

                                                Ma dernière plante verte, j’ai fini par la noyer. Erreur de dosage, je suppose.


                                                • srobyl srobyl 1er mars 2011 23:22

                                                  Bonsoir, Bernard Dugué

                                                  « le vivant, scindé en deux règnes »
                                                  Trois, en fait : un règne à part a été créé pour y placer les champignons ou Mycètes, dont le métabolisme est proche de celui des animaux (hétérotrophie) mais les structures membranaires proche de celles des végétaux. 
                                                  Des mycètes qui se déplacent : les Myxomycètes 
                                                  De vrais végétaux mobiles : des Algues unicellulaires, comme les Euglènes.
                                                  Ces exceptions confirment bien la règle de la non-locomotion végétale et bien sur sont sans rapport avec le phénomène de croissance orientée vers le support que vous évoquez, et qui, comme les trous noirs, est bien troublant...
                                                  Je m’en vais de ce pas faire l’acquisition de la plante et du support


                                                  • ffi ffi 2 mars 2011 07:28

                                                    Intéressante l’expérience des Myxomycètes. Cela me fait penser au pont d’eau. L’électricité, le comportement collectif du plasma, et le principe de moindre action, me semblent de bien meilleure pistes de compréhension de ces phénomènes que le verbiage purement spéculatif de l’auteur.

                                                    La terre (et l’espace) sont le siège de phénomènes électriques permanents. Ce métabolisme interne à la fois dégrade certaines choses (catabolisme), mais aussi en produit (anabolisme). Il y a un flux énergétique permanent provenant du cosmos, celui-ci alimente la vie et l’organise en organisme.

                                                    Autant ce flux énergétique spatial nous pousse mécaniquement contre la Terre (gravitation : Joule/mètre = kg.m².t⁻²/m = kg .m.t⁻² = m g : catabolisme), autant une fraction alimente la vie, fait grandir les plantes et pourvoit à leur besoins (anabolisme)

                                                    Dans l’exemple des Myxomycètes, la nourriture aux deux extrémités est une source potentielle d’énergie organique qui attire d’abord les champignons les plus proches, puis tous finissent par s’aligner. C’est analogue aux phénomènes au sein des plasmas physiques : le plasma tend à s’auto-organiser en zones aux propriétés similaires (température électronique, ionique et longueur de Debye), en se protégeant par une peau dénommée « double-couche ».

                                                    Les électrolytes, tels l’eau, passent pour très similaires au plasma physique. Debye a étudié l’un et l’autre et de nombreux outils conceptuels sont partagés entre ces deux domaines (voir longueur de Debye).

                                                    Le plasma physique possède beaucoup de caractéristiques du vivant (auto-organisation, peau, attirance/répulsion).


                                                    • srobyl srobyl 2 mars 2011 09:43

                                                      Il s’agit, dans les deux cas qu j’ai cités, de formes qu’on ne peut qualifier d’organismes, puisque dépourvus d’organes (syncytium plurinucléé dans le cas des Myxomycètes, assimilable à un unicellulaire géant, vrai unicellulaire dans le cas des Euglènes). mais dans un cas comme dans l’autre, il existe bien une ultrastructure, des organites capables de contractions, myofilaments par exemple. La locomotion n’est donc pas l’apanage des animaux
                                                      Quant aux végétaux supérieurs, s’ils n’ont aucune de ces structures et des mouvements uniquement liés à la croissance différentielle des parois squelettiques cellulosiques sous l’effet des distributions inégales d’auxines, ils ont cependant bien des « organes » au sens propre, contrairement à ce qu’affirme B. Dugué, (mais pas « locomoteurs » évidemment) 
                                                      Ce qui ne résout pas bien sûr le problème de savoir comment cette satanée tige pousse en direction du tuteur ! J’ai hâte de voir


                                                      • clostra 2 mars 2011 10:17

                                                        à vous lire, je pensais à un doc sur France5, la semaine dernière : silence les plantes dont la vidéo n’est malheureusement pas disponible lien

                                                        preuve s’il en est que le sujet passionne actuellement


                                                        • clostra 2 mars 2011 10:18

                                                          ce commentaire est destiné à Solivo...


                                                        • Rough 2 mars 2011 18:14

                                                          L’auteur a dû fumer ses dipladenias ! Et surtout il n’a jamais fait pousser de haricots....

                                                          L’influence gravitationnelle d’un tuteur de 150g même placé à 10cm de la plante est infinitéssimale...Contre-expérience basique : placer à l’opposé du tuteur une sphère de plomb de la taille d’une grosse orange soit 12 kilos si l’on prend une orange de rayon 6 cm...Où s’enroulera la tige ?

                                                          A quand un article sur la vie sexuelle des cailloux ?


                                                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 mars 2011 20:30

                                                            Vous n’avez pas lu l’article et rien compris
                                                            Je parle de la gravitation entropique, qui n’a rien à voir avec la force de gravitation étudiée par Galilée et Newton
                                                            Mais je reconnais que ces choses là sont pas faciles à exposer


                                                          • Rough 2 mars 2011 22:41

                                                            Bien sur docteur !
                                                             
                                                            Vous avez compris et pas moi....Refaites l’expérience comme je le propose et ensuite expliquez-nous pourquoi votre dipladenia aura choisi le tuteur ou la sphère de plomb....

                                                            Vous oubliez, bien que citant Verlinde, que quelle que soit la façon de considérer la gravitation (interaction ou force entropique) au niveau macroscopique les deux approches conduisent à la même loi classique découverte par Newton....Donc que la pomme tombe parce qu’elle interagit avec la terre ou qu’elle tombe pour que l’entropie du système augmente ça n’a aucune importance...les deux approches aboutissent à la même description....

                                                            Faire intervenir une force entropique pour expliquer que les haricots brassent l’air à la recherche d’un truc où s’enrouler c’est quand même vraiment gonflé !


                                                            • easy easy 6 mars 2011 12:33

                                                              C’est assez vertigineux, effrayant, de voir ce que le manque de reconnaissance dont nous souffrons nous conduit à penser. 

                                                              Nous pensons mille fois plus que nous n’agissons (je parle d’actions marquées, pas de respirer), c’est donc surtout notre pensée qui subit les conséquences de ce manque de reconnaissance. C’est elle, notre pensée qui souffre, à en devenir folle parfois, du manque de reconnaissance, avant somatisation éventuelle.

                                                              La reconnaissance par les autres de sa valeur exceptionnelle produit sur notre pensée l’effet que produit un tuteur sur un apex.

                                                              En attendant d’avoir trouvé la reconnaissance de ses pairs (de l’avatar de son père, de sa mère) notre pensée, en sa composante exploratrice, fouille l’espace du génie, retourne le ciel et la terre de l’intelligence, jusqu’à trouver un tuteur autour duquel s’enrouler amoureusement.
                                                              Et ce tuteur que notre apex de la nobelonévrose recherche, est composé d’une découverte et d’un début de reconnaissance (ou d’un fort espoir qu’il va surgir de l’exposé de cette découverte un début de reconnaissance).

                                                              Et quand on se retrouve dans un milieu qui concentre ces doloristes du Nobel, on est comme dans une église qui propose dieu dans chaque recoin, derrière chaque pierre. Sainte Marie-Curie, aidez-moi. Entre Marie-Curistes on se comprend. 


                                                              Des millions de Marie-Curistes finissent leur vie sans avoir décroché le Nobel, sans avoir été honorés sinon par quelque avatar incestueux. Car il faut bien s’arranger entre soi. Et ils s’éteignent alors dans la douleur pétrie mais pudique, ayant eu parfois l’impression d’avoir prêché dans le désert.

                                                              Richard Durn, a fait partie de ceux qui n’ont jamais pu trouver le moindre tuteur de la reconnaisssance autour duquel s’enrouler. Mais lui, il a fortement coléré et a fini par vouloir censurer des autres tant il se croyait censuré par la méchanceté et l’égoïsme des autres. La parano aboutit toujours à vouloir censurer les autres par dépit et par vengeance. Elle débouche sur le syndrome de la terre brûlée.

                                                              A Vox réunit des gens ayant tous besoin de reconnaissance. Entre Voxiens, on est parfois féroce car jaloux du moindre éclat des autres (les moinsages, pas sages du tout, traduisent cette jalousie) et parfois fraternel, on sait aussi se soutenir entre naufragés.



                                                            • easy easy 6 mars 2011 02:14


                                                              Si j’ai bien compris, notre ami Dugué s’étonne que l’apex d’une tige se dirige « les yeux fermés » vers un tuteur situé à quelques cm et se demande quel est le tropisme ou radar qui lui permet de s’orienter vers ce tuteur.


                                                              Dans bien des domaines, l’observation à l’oeil nu ne permet pas de tout voir. 
                                                              Un jour on place un tuteur à 5 cm d’un apex, On fait la bringue, on fume quelques pétards et le lendemain on observe que l’apex est parvenu au contact du tuteur. Et cela sans aucun fléchage Decaux. Incroyable.

                                                              Une caméra prenant une image toutes les 5 minutes montrerait que l’apex, au fur et à mesure qu’il grandit, tourne très régulièrement dans l’air, sur 380 ° , tourne s’allonge, tourne toujours, très régulièrement et soudain, à force de s’allonger tout en brassant l’air dans toutes les directions, finit forcément par heurter le tuteur. Et par s’y enrouler selon l’exact même principe.


                                                              Ce qu’a dit et répété ici, notre ami Thierry.


                                                              L’intelligence de la Nature comprend une intelligence par construction mécanique produisant des automatismes (qui peuvent parfois produire des effets similaires à la mémoire mais qui relèvent davantage des mécanismes de mémoire de forme que d’une mémoire stockée dans un organe pensant) et une intelligence à improviser, à modifier son destin.

                                                              La première intelligence est très économique mais n’offre pas d’indépendance. la seconde est énergivore mais offre l’autonomie.


                                                              Un chercheur de Jussieu disposerait de plusieurs vies, il aurait intérêt à faire quelques visites d’ateliers et d’usines. Il verrait des copeaux prendre des formes régulières, il verrait des clous s’orienter sous l’effet de vibrations, il verrait comment les nouilles prennent leur forme, il verrait comment des produits se collent sans colle. ...

                                                              Le Nobel !

                                                              Tiens, faites une expérience. Mettez-vous devant une feuille de papier, avec un crayon bien taillé et sans aucune documentation, dessinez le principe du différentiel de transmission qu’il y a dans toute voiture.


                                                              Vous préférez un autre sujet ? Alors procurez vous des photos de tolet ou forcole, cette pièce de bois sculptée de forme irrégulière sur laquelle les gondoliers appuient leur unique rame et comprenez comment ça fonctionne. Comprendre ici, voudrait dire qu’on examine la chose et qu’ensuite, avec une rame dans la main, on ferait aussi bien qu’un gondolier. Si on n’est pas capable de cette performance c’est qu’on n’a pas tout compris du seul fait de l’observation de l’objet. Et je crois que personne au monde n’est capable de comprendre assez bien par la seule observation pour devenir gondolier ou golfeur en une minute.

                                                              Ou plus simple tiens. Dans quel sens je dois braquer le guidon de ma moto quand je veux entamer un virage vers la droite et pourquoi ?

                                                              Oh une autre ! Une roue de voiture normalement gonflée. En un tour, son axe ou la voiture parcourt 1,5 m au dessus de la route. En ligne droite. Je la dégonfle ou la surgonfle de sorte que l’axe de rotation descende ou monte d’1 cm. En un tour de roue l’axe ou la voiture va parcourir quelle distance en moins ou en plus ? (on cherche des mm ou des cm pas des microns)


                                                              Il me semble qu’il faut déjà savoir répondre correctement à ces questions de bête mécanique avant d’aller chercher où se cache l’intelligence des haricots.


                                                              Arrrr, il nous faudrait plusieurs vies pour accumuler les savoirs basiques des différentes disciplines. Car de la seule somme de deux savoirs on peut déjà comprendre mille choses de plus.


                                                              • kitamissa kitamissa 6 mars 2011 13:27

                                                                mon Dipladénia à moi,il répond au téléphone en mon absence,passe l’aspirateur,et change la litière du chat !


                                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 6 mars 2011 13:34

                                                                  yep maxim nabsolument mon fils disait encore à sa mere ce matin que le play boy chiffonné sous le lit est celui du ficus du couloir   smiley

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