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Le dépassement du darwinisme est un enjeu scientifique pour le XXIe siècle

Extrait d'un essai destiné à rencontrer un éditeur

Ici j'espère rencontrer des lecteurs, s'il en existe encore

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CHAPITRE

 

PHILOSOPHIE ET SCIENCES DU VIVANT

 

Le dépassement du darwinisme est un enjeu scientifique pour le XXIe siècle. Les quelques découvertes récentes, notamment sur les virus, permettent d’envisager que ce dépassement puisse se produire pendant les deux décennies en cours, avec l’appui des sciences physiques et de la réflexion philosophique.

 

 

Qu’est-ce que la vie ?

 

La vie n’a cessé d’interroger les savants depuis des millénaires. Malgré les colossales découvertes scientifiques modernes, la vie reste un mystère. Les savants modernes ont livré quelques conceptions du vivant faisant consensus, avec des variantes propre à l’imaginaire de chaque scientifique ayant pratiqué le grand jeu épistémologique du « Qu’est-ce que la vie ? » L’autre grand jeu épistémologique concerne deux volets inclus dans le « D’où vient la vie ? » ; autrement dit, comment expliquer l’origine de la vie et comment expliquer l’émergence des espèces. Si personne n’a été en mesure de comprendre les origines, en revanche, quelques principes expliquant la spéciation et l’évolution du vivant ont été formulés depuis la parution du livre de Darwin en 1859. Ces investigations ont mobilisé les plus grands savants depuis un siècle. Il est impossible d’être exhaustif. Des livres marquant furent publiés dans les deux champs, sciences du vivant et évolutionnisme. Quelques figures ont été mises en avant depuis 1970 ; Monod, Jacob, de Duve, Gould, Kimura, Denton, Dawkins… L’évolution et la vie se dessinent à travers un spectre d’idées proposées ; une épistémologie à la carte en quelque sorte. Une chose est certaine, les méthodes d’analyse du vivant ont révolutionné la discipline depuis plus d’un siècle et même si la thèse darwinienne est devenue la référence, les détails du vivant ont considérablement enrichi la compréhension des mécanismes biologiques dans les moindres détails. La vie est décrite avec des concepts génériques ; complexité, rétroaction, autopoïèse, auto-organisation, plasticité, émergence, gène égoïste ; sans que les principes fondamentaux du vivant n’aient été dévoilés. L’évolution reste tributaire du doublet recombinaison génétique et sélection naturelle.

 

Si nous regardons ces théories avec un œil épistémologique averti, nous constatons l’intérêt herméneutique de ces concepts et notions permettant d’accéder à la compréhension du vivant ; mais nous comprenons que l’explication ultime n’arrive pas. Le mathématicien René Thom est connu pour sa théorie des catastrophes et ses écrits épistémologiques remarquables dont on retient ici un énoncé canonique ; prédire n’est pas expliquer ; que l’on pourra décliner dans une autre formulation ; décrire n’est pas expliquer. Thom aurait sans doute fait remarquer que les concepts employés par les sciences du vivant conduisent vers une connaissance naïve et qu’il est nécessaire de dégager une intelligibilité plus fondamentale pour accéder aux racines et explications du vivant. Mais pour expliquer, il faut affiner les descriptions, notamment en accédant aux détails infimes de la matière, qu’elle soit inerte ou vivante. Les physiciens ont tracé la voie. Par exemple, la compréhension de la chaleur fut des plus confuses. Le phlogistique fut inventé comme une substance incorporée dans les matériaux combustibles et se libérant lors de la combustion. Il fut remplacé par le calorique qui lui, décrit non pas la combustion mais la diffusion de la chaleur du froid vers le chaud. Il faudra attendre les développements de la chimie après Lavoisier et la thermodynamique statistique de Boltzmann pour concevoir la chaleur sur des bases microscopiques, avec des atomes en nombre colossal échangeant de l’énergie mécanique lors de chocs aléatoires. Ce qui explique la diffusion, alors que la production est expliquée sur la base d’une réaction chimique dont le bilan est exothermique. Lorsque deux substances réagissent, l’équation est ; A + B → C + D + excédent thermique. La physique a trouvé des outils théoriques efficaces, énergie, champ, lagrangien, etc. ; permettant surtout de prédire les phénomènes. La biologie accède aux prédictions dans les expériences de laboratoire mais face au Phénomène du vivant, elle reste dans un état de docte ignorance.

 

La science moderne a cru lever l’ignorance sur les choses naturelles en analysant les détails infimes du réel mais elle n’a pas fait déplacer l’ignorance sur un autre plan. L’accumulation des savoirs n’a fait que déplacer le champ des questions. De nouvelles interrogations se sont dessinées. Les anciennes réponses sont devenues caduques, qu’il s’agisse du créationnisme ou des vitalismes. La matière recèle un potentiel de transformation mais nous ignorons les règles les plus fondamentales gouvernant ces transformations. Le génome se recombine, les protéines se modifient. Cette description au niveau microscopique est combinée avec les descriptions macroscopiques du vivant. Qui sont de deux ordres, le premier étant de durée à la mesure de l’homme, c’est le phénomène de morphogenèse (ontogenèse) ; l’autre incommensurable avec la vie humaine, étalé sur plus de deux milliards d’années, c’est le phénomène des émergences du vivant et de la génération des espèces.

 

 La sélection naturelle n’explique rien, elle ne fait que décrire l’histoire des espèces sur une longue durée, avec des périodes de grande instabilité et d’autres faites d’adaptations progressives, voire d’extinction. Une faute de la biologie, ce serait d’avoir interprété la vie en partant de l’évolution alors qu’il aurait fallu comprendre l’évolution en partant de la vie. Le défi majeur de la biologie, c’est de comprendre comment on passe d’une description microscopique à une observation macroscopique. Par exemple le phénomène de la conscience du langage généré par des milliards de neurones qui ne sont que des cellules échangeant des signaux électriques. La difficulté à définir la vie, c’est qu’elle apparaît sous de multiples aspects et s’étudie sur plusieurs échelles. La vie des organismes supérieurs inclut trois phénomènes, l’ontogenèse qui produit un être complet, différentié, à partir d’une cellule fécondée, le fonctionnement de cet organisme, interne et en relation avec le milieu, autrement dit, l’existence vivante, l’évolution des espèces, autrement dit, comment les existences ont changé avec cette fois, une échelle de temps colossale. L’étude des organismes supérieur se fait sur au moins trois niveaux, macroscopique, cellulaire, moléculaire. L’étude des organismes unicellulaire se fait sur deux niveaux, et concerne également la question de l’évolution mais cette fois, les transformations s’étudient en laboratoire. Les fossiles sont rares et seul, le génome peut servir à remonter le temps non sans problèmes.

 

La vie est face à des phénomènes et des objets. Elle s’étudie sur six niveaux avec des techniques spécifiques ; 1) Molécules ; 2) macromolécules, 3) organites, 4) cellules, 5) tissus et organes, 6) organismes. Définir la vie n’a aucun sens. Ce qu’il faut définir, ce sont les phénomènes observés dans l’étude du vivant et aussi les comprendre. Les virus sont situés sur le niveau 3, comme le sont les ribosomes.

 

 

La multiplicité des concepts et théories expliquant le vivant

 

Les approches du vivant se sont succédées depuis Aristote et se juxtaposent actuellement. La notion de vie a évolué au fil des avancées scientifiques avec une accélération après le XIXe siècle. Dans un ouvrage consacré à la plasticité du vivant, Dominique Lambert et René Rezsöhazy ont classé sommairement les « conceptions de la vie » en six catégories d’approches conventionnelles. Qui sont, en résumant, les réductionnismes physico-chimiques, les théories de la forme et de l’organisation, l’animisme ancien (Aristote), le vitalisme moderne, l’évolutionnisme intentionnel ou guidé (Bergson, Teilhard de Chardin) et enfin, l’agnosticisme méthodique pour lequel la vie restera une énigme. Je vais tenter à mon tour de résumer quelques temps forts ayant marqué l’histoire du concept de vie.

 

i) Aristote est l’inventeur de la doctrine hylémorphique énonçant que la nature est faite de deux substances, la forme et la matière. La vie est alors opposée à la matière inerte et conçue à partir d’un principe vital, l’entéléchie, qui désigne une énergie agissante et efficace dont l’essence est une forme. L’entéléchie signifie se tenir dans ses propres cadres, autrement dit maintenir sa forme et son fonctionnement en cherchant la perfection. La doctrine aristotélicienne de l’âme couvre le monde des plantes, des animaux et l’homme, y compris dans ses facultés supérieures causées par l’Intellect

 

ii) Avec Descartes la philosophie du vivant prend un tournant inédit,

(.......................................................)

 

viii) La prochaine étape dans la compréhension du vivant devra inclure et dépasser les visions, conceptions, théories et philosophies consacrées à l’explication des multiples phénomènes observés en étudiant la Vie. J’envisage cette étape comme un dépassement du darwinisme. Avec quelques pistes. D’abord repenser le concept de vie en mettant en position centrale la Fonction. Ensuite en configurant les organismes vivants en relation avec le milieu. Puis en utilisant le doublet source et champ hérité de la physique contemporaine. Enfin, la dernière étape consistera à utiliser la physique quantique pour aller au fondement métaphysique de la Matière et proposer des hypothèses sur les origines de la vie.

 


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17 réactions à cet article    


  • Albert123 7 mai 08:34

    C’est la pire des raisons qui favorise la fin du darwinisme : le transhumanisme,

    on ne fait que substituer les restes d’une idéologie en fin de vie par une autre plus vigoureuse mais surtout encore plus génocidaire.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 mai 09:01

       ’’ ... énoncé canonique ; prédire n’est pas expliquer ; que l’on pourra décliner dans une autre formulation ; décrire n’est pas expliquer.’’

       Sauf erreur, « prédire » contient nécessairement « décrire » : décrire ce qui est et ce qu’il devient. Votre formulation est féconde que celle de Thom.

       Par ailleurs, la nuance entre décrire et prédire revêt plus ou moins d’importance selon que l’on est entomologiste, physicien quantique ou newtonien.

       

       ’’Une faute de la biologie, ce serait d’avoir interprété la vie en partant de l’évolution alors qu’il aurait fallu comprendre l’évolution en partant de la vie.’’

       Voilà un énoncé dont on peut au moins dire qu’il manque de pragmatisme !


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 mai 09:03

        @Francis, agnotologue
         
         lire : ’’Votre formulation est moins féconde que celle de René Thom’’


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 mai 10:38

        @Francis, agnotologue

        Sauf erreur, « prédire » contient nécessairement « décrire » 

        Oui, mais uniquement quantitativement. La critique de Thom porte sur un certain appauvrissement de la science, où le scientifique est réduit à être « technicien d’un instrument de mesure », qui produit des statistiques, qui sont par nature un outil de prédiction quantitatif, au détriment des aspects qualitatifs, et également, en biologie en particulier, au détriment des approches théoriques. Il confronte « l’agir » et le « comprendre », regrettant que la science qui permet de comprendre sans pour autant pouvoir agir est dédaignée (cf Paraboles et catastrophes).

        Il critique également les approches réductionnistes, dont je ne suis pas sûr que notre auteur soit exempt.


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 mai 11:25

        @Opposition contrôlée
         
         ’’La critique de Thom porte sur un certain appauvrissement de la science, où le scientifique est réduit à être « technicien d’un instrument de mesure »,’’
         
         Vous voulez dire : la critique que fait Bernard Dugué, peut-être ?
         
         Je ne pense pas que quelqu’un qui enrichit nos connaissances puisse de bonne foi évoquer « un certain appauvrissement de la science ».
         


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 mai 11:56

        @Francis, agnotologue
        La critique que fait René Thom porte sur

        Le passage entre guillemets est extrait d’un ouvrage de René Thom.

        https://youtu.be/fUpT1nal744?t=2269


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 mai 12:10

        @Opposition contrôlée
         
        Merci pour cet extrait.
         Je n’y ai rien vu qui invalide ce que j’ai écrit ici.


      • Étirév 7 mai 09:15

        « Qu’est-ce que la vie ? »
        La vie est un acte perpétuel d’Amour
        (...)
        Au commencement était la FORÊT.
        Là où elle s’arrêtait, il y avait la mort.


        • Loatse Loatse 7 mai 10:37

          Bonjour Bernard,

           Les lois physiques sont à mon humble avis et c’est une hypothèse bien entendu, tributaires de la façon dont nous concevons le réel et toutes ses possibilités. Dans cette optique, l’évolutionnisme n’exclue pas le créationnisme, l’une comme l’autre relégués dans le domaine des possibles et non plus des certitudes (pour lesquelles on se déchire encore aujourd’hui).

          D’après les textes anciens et d’autres plus récents (biographie de padre pio notamment) certains etres se seraient affranchis des limitations des croyances et lois scientifiques de leur époque et auraient vécu des expériences qui remettent en questions ces lois, particulièrement celle de la gravité. (levitation, bilocation etc..)

          Mais qu’est ce que le réel ? Est ce que nos sens percoivent ?(donc du domaine du subjectif), Est il ce que l’inconscient collectif en adopte comme définition en fonction de notre stade d’ évolution ?

           Quand au transhumanisme (refuseriez vous si besoin était -ce que je ne vous souhaite pas -, la pose d’un pacemaker qui améliorerait de fait vos capacités physiques, albert ? ; Pourquoi serait il nécessairement génocidaire ? (ce qui serait le fruit d’une volonté politique). 


          • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 mai 13:18

            L’homme ne désire pas le savoir, l’homme désire la certitude d’une croyance

            le créationnisme et l’évolutionnisme ont ce point commun de placer l’homme au sommet de la pyramide du vivant, que ça soit par volonté divine ou par processus hasardeux.

            Hors les dernières recherches démontrent que non seulement l’homme n’est pas au sommet du vivant et que ses facultés dont il se prévaut sont en réalité primitive par rapport à la vie qui l’entoure.

            La soit-disante évolution de l’être humain est en réalité issue d’une révolte contre l’ordre naturel par complexe d’infériorité. Le transhumanisme n’est que le dernier avatar d’une humanité en dégénérescence coincée entre le désir d’émancipation sans issue et le nécessaire retour d’une soumission non désirable.


            • il faudrait il faudrait 7 mai 14:39

              Merci pour cet article intéressant. Vous avez peut-être déjà parcouru le petit ouvrage ayant comme titre « Dépasser Darwin », publié chez Plon en 2010 par le Pr Didier Raoult. Il rejoint votre analyse à propos de l’évolution.


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 mai 15:46

                @il faudrait
                 
                 https://www.babelio.com/livres/Raoult-Depasser-Darwin/305533
                 
                Avis copié collé ici, d’un lecteur :
                 
                 « Ne connaissant Raoult que par les vidéos qu’il publie chaque semaine, j’ai voulu en savoir plus sur l’individu, ce qu’il pense, ce qu’il croie et ce qu’il dit au delà de la controverse actuelle sur le covid et son traitement par l’HCQ.
                J’ai choisi de lire « Dépasser Darwin » écrit il y a 10 ans pour avoir un peu de recul. de plus, le titre est intrigant me sentant plutôt darwinien que créationniste.
                Je ne regrette pas. C’est un excellent petit bouquin facile à lire et pédagogique.
                Le premier chapitre « L’homme, cette chimère : l’évolution relue et corrigée » commence par démonter 4 idées fausses :
                 
                - les espèces ont divergé très tôt,
                - les espèces dérivent les unes des autres,
                - certaines espèces sont archaïques, d’autres sont modernes,
                - ne se transmettent que les caractères utiles à l’espèce.
                Ces idées sont parfaitement démontées, déconstruites par les découvertes actuelles notamment en génétique. Ce qui est essentiellement critiqué c’est la représentation de l’arbre vertical de Darwin ou l’homme se situerait sur la plus haute branche. Ainsi nous apprenons que 80% de nos gênes proviennent de nos ascendants. Ils sont bien identifiés par leurs fonctions. Les 20% restants sont des recombinaisons permanentes de bouts de gênes et on ne sait à quoi ils servent.
                Le second chapitre « L’homme dans son écosystème : l’évolution sous influence » nous ramène à des choses plus concrètes. Il débute sur "Les nouvelles maladies liées aux animaux« avec tout un tas d’exemples très concrets sur »la mondialisation faisant le bonheur des épidémies" en appauvrissant notre écosystème. : grippe, sida, chikungunya.
                 
                Lorsqu’il fait le bilan des épidémies, on croit le livre écrit hier tellement cela nous raconte déjà la covid.
                Le chapitre 3 s’intitule « L’homme, terre de peuplement. La lutte pour la vie et l’évolution ... en nous ».
                Tout est là : nous sommes un écosystème pour les milliards de microbes que nous hébergeons. Pour chacune de nos cellules, nous abritons, 10 archaeas, 100 bactéries et 1000 virus. Cette fois, on entrevoie lh’omme par ses maladies : cancer, ulcère , lymphome, obésité. Et souvent les causes sont liées aux hôtes que nous abritons.
                Le dernier chapitre est Demain, quelle évolution pour quelles espèces ?
                Raoult se garde bien de prédire l’avenir mais il ne manque pas de décrier :
                - la modélisation prédictive,
                - le fonctionnement des revues scientifiques,
                - la recherche fondée sur l’hypothèse.
                 
                Petit bouquin brillant, souvent drôle et toujours très instructif, il démontre que Raoult n’est pas le zozo pour lequel on veut le faire passer. C’est un médecin- chercheur pragmatique,cultivé et très accessible. le personnage m’énerve quand il dit faire partie de l’élite, ce qu’il est certainement. Il aurait tout à gagner à se présenter comme l’artisan besogneux qu’il est vraiment.
                 »


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 mai 20:22

                @il faudrai
                J’ai publié un ouvrage consacré au dépassement de Darwin, rédigé en même temps que celui de Raoult mais publié en 2014 aux éditions JMG
                Il n’a pas eu le succès mérité malgré une préface d’Hervé Barreau
                Je pense pouvoir dépasser la plupart des conceptions, mais je ne pourrai pas publier et faire connaître mes thèses, le jeu est verrouillé par ceux qui occupent les places et n’ont pas forcément intérêt à laisser la concurrence arriver. 


              • Robin Guilloux Robin Guilloux 12 juin 14:10

                @Bernard Dugué

                Article très intéressant sur le dépassement du darwinisme. J’aime beaucoup la distinction que vous faites entre description, prévision et explication (le darwinisme n’est pas une explication, mais une description). Il y a un américain qui se pose un peu les mêmes questions que vous. Bien qu’athée (il refuse l’explication par un projet intelligent). Il n’arrive pas à « expliquer » l’émergence de la conscience, c’est Thomas Nagel (L’esprit et le cosmos, pourquoi la conception matérialiste néo-darwinienne de la nature est très probablement fausse). Je pense qu’avec toutes les cordes que vous avez à votre arc (vous n’êtes pas un pur philosophe) vous êtes sur la bonne voie. Bon courage en tout cas, tenez bon !


              • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 8 mai 09:33

                Ce n’est pas le darwinisme qu’il faut dépasser, mais le darwinisme social, le fondement de notre système socio-économique, le capitalisme.  


                • Hervé Hum Hervé Hum 8 mai 10:17

                  la réponse sur les origines de la vie se trouve toute entière dans le principe de relations de causalité, définie par ses trois principes constitutifs que sont la récursion, l’itération et la fractalisation. (qui intègrent ou plutôt, s’appuient sur les principes de non contradiction et de tiers exclu/inclus, qui définit le principe de dualité et posent les conditions de la causalité) Ici, pour comprendre la raison d’être de la causalité, il faut étudier la raison d’être de la réalité physique, qui est de deux ordres.

                  pour que deux êtres puissent communiquer entre eux, la condition nécessaire et absolue est de définir un lieu commun aux deux imaginaires et ce lieu commun ne peut être que la causalité, c’est à dire, des lois communes, sans cela, chaque imaginaire reste exclusif l’un de l’autre et aucune communication ne peut être établie.

                  La seconde, lié à la première c’est qu’il est impossible de définir un imaginaire à partir de l’imaginaire lui même, mais uniquement à partir de la réalité, donc, de la causalité. Cela veut dire que l’imaginaire ne peut se constituer sous une forme structuré qu’après avoir établie la réalité via la causalité. Mais pour saisir la subtilité, il faut d’abord intégrer les principes ou lois de la causalité via la récurrence, l’itération et la fractalisation

                  Lorsque vous aurez compris cela, alors, les portes de la connaissance/conscience des origines de la vie vous seront ouvertes. Sans ces outils, vous n’avez aucune chance, votre cogito sera toujours pris dans une impasse logique où l’itération ne trouvera pas de solutions, car cette dernière passe obligatoirement par la connaissance du principe de fractalisation, qui seule permet le changement d’échelle ou niveau selon des règles strictes.


                  • Olivier 10 mai 15:58

                    Bel article qui montre une grande culture. L’entéléchie, pour Aristote, est pour résumer un potentiel qui atteint sa fin en se réalisant en tant que tel. C’est la vision d’une vie dynamique et intelligente, à l’opposé du concept darwiniste grossièrement mécaniste de la sélection, qui se contente de tamiser les variants surgis du hasard. 

                    Une vision aussi sommaire ne peut pas rendre compte de ce qu’est la vie.

                    Le darwinisme est devenu pour les spécialistes actuels de l’évolution une sorte de dogme imposé et appliqué de force à toutes les interprétations, évidemment pour des raisons qui n’ont rien de scientifique.

                    Un livre que je recommande, parmi l’océan de la littérature sur ce sujet complexe est celui de Rémi Chauvin : « Le darwinisme, ou la fin d’un mythe » (Ed. du Rocher). Egalement, sur un plan plus spécialisé, les ouvrages de M. Denton.

                    Note : 

                    Pour ce qui est de l’édition, tenter de se faire éditer chez un éditeur traditionnel est tout à fait peine perdue (en tout cas pour ces thématiques, qui n’intéressent que peu le public en France).

                    Vous pouvez comme moi passer par l’auto-édition chez Amazon, où on peut vendre une version à la fois papier et eBook (Kindle). J’ai en effet publié un livre sur la thématique de l’évolution qui m’intéresse aussi : 

                    https://www.amazon.fr/univers-pour-lhumanit%C3%A9-monde-t/dp/1082863688

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