« Aujourd’hui, les laboratoires se sont engouffrés, dans ce segment d’activité hautement lucratif, ... »
Hautement lucratif pour quelques personnes également,
Donald Rumsfeld par exemple. Rumsfeld fut président du comité d’administration de Gilead, la société qui a dévellopé le Tamiflu (vaccin contre la grippe aviaire) de 1997 jusqu’à ce qu’il intègre l’administration Bush en 2001. Il possède entre 5 et 25 millions de dollars d’actions dans cette société. La panique de la pandémie de la grippe aviaire a fait monter le prix de l’action de 35 $ à 47 $ ce qui a rendu Rumsfeld plus riche d’au moins 1 million de $. De plus, le Pentagone (dont il était à la tête) a acheté pour 58 millions de $ de vaccins pour les militaires américains en poste à l’étranger.
Rumsfled a consulté le Pentagone pour savoir ce qu’il pourrait ou ne pourrait pas faire si il y avait pandémie et que le Pentagone devait prendre des décisions. Il consulta également le Département de la Justice, l’organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers et le Bureau d’éthique pour savoir si il devait ou non se décharger entierement de ses actions.
En l’absence de décisions de ces derniers, Rumsfeld consulta un avocat qui lui conseilla de conserver ses actions et de ne pas trop caché le sujet. Rumsfeld conserve donc ses actions.
George Shultz, ancien Secrétaire d’état, et membre du comité d’aministration de Gilead de 1996 à 2005, a pour sa part vendu 7 millions de $ d’actions.
En novembre 2005, George Bush demanda que le Congrès finance 7.1 milliards de $ en préparation de la pandémie de grippe aviaire (le Sénat ayant déja approuvé la dépense de 8.1 milliards de $ pour les préparations à la pandémie de grippe aviaire). Le projet du président prévoit l’achat par le gouvernement de 1.4 milliards de $ de vaccins tels que le Tamiflu et le Relenza.
« attention Armand vous allez avoir les Chomskolâtres se pointer et vous ostraciser (Finael ...). Un type qui cautionne indirectement Faurisson (avec un texte en préface quand même !) ne mérite pas tout ce tapage autour de lui. »
Dans le même genre, une carte qui relie les quatres principales majors de l’industrie musicale (AOL Time- Warner, BMG, Sony, et Vivendi Universal) au complexe militaro industriel.
(...) Le moteur de la civilisation industrielle moderne est le gain matériel individuel, reconnu comme légitime et même méritoire, en raison du fait que les vices de l’un font la prospérité de tous comme le dit l’expression. On sait très bien depuis longtemps qu’une société basée sur ce principe finira par se détruire avec le temps. Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant que l’on prétendra que les forces destructices crées par l’homme sont limitées, que la Terre a des ressources inépuisables et que c’est une poubelle sans fond. A ce stade de l’histoire, de deux choses l’une : soit la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l’intérêt général, guidée par des valeurs de solidarité, de sympathie et d’altruisme soit s’en sera fini de sa destinée tout court. Tant qu’un groupe sera en position d’autorité dans la société, il mettra en place des politiques qui servent ses intérêts. Mais les conditions de survie, sans parler de justice, exigent une planification rationelle dans l’intérêt de la communauté dans son ensemble, et aujourd’hui cela signifie la communauté mondiale. (...)
« Ne courent-ils pas le risque pourtant, eux aussi, d’être en conflit d’intérêt en permanence sur de multiples sujets du fait qu’ils appartiennent à ces grandes entreprises ? »
Effectivement, ils courent ce risque, mais cela n’explique pas tout quant à l’indépendance des journalistes.
Bien entendu, il existe des censures politiques et économiques, mais ce serait très insuffisant que de dire que la télévision est manipulée par ses annonceurs et ses actionnaires. Ce sont là des choses si grosses que même la critique la plus élémentaire les perçoit. Ce dont il est question ici, c’est de choses plus subtiles, et, par la force des choses, beaucoup plus dangereuses.