On vante régulièrement le système finlandais. Or dans ce pays , à l’école primaire, il y a deux enseignants par classe, l’un étant chargé spécifiquement des élèves en difficulté.
Ceci est faux : il existe des enseignants spécialisés dans toutes les écoles, mais pas deux enseignants par classe.
mais alors comment font-ils pour si bien payer leurs enseignants et les faire travailler dans des locaux particulièrement équipés et confortables ?
Encore faux : les enseignants sont si bien payés que le pays commence à en manquer. Il n’y a aucune certitude pour les enseignants de trouver un poste fixe avant les 30-35 ans. Ils sont recrutés par les chefs d’établissements et toujours en contrats à durée déterminée.
En Finlande, l’école "obligatoire" commence à 7 ans et se termine à 16 ans. Il n’y a aucun examen à la fin de cette scolarité obligatoire, simplement une "attestation" de présence à l’école.
La grande différence avec le système français est que l’enseignement et la formation se font tout au long de la vie (cours du soir ou pendant les vacances pour les adultes.)
A 16 ans, les ados peuvent se diriger vers l’enseignement professionnel ou vers la faculté.
L’enseignement est également "à la carte" : des matières obligatoires pour tous et d’autres au choix de l’élève. En France, les programmes sont trop lourds, peu approfondis, exigent trop de temps.
"Avec la réforme que nous propose le Ministre, on revient à l’âge de pierre."
Si vous pouviez vous procurer des copies de classes de premières ou terminales, peut-être vous poseriez-vous des questions sur le bien- fondé de ce retour à l’âge de pierre ! (Voir le commentaire, très réaliste, de DidShreck ci-dessus.)
"En 1960, environ 5% d’une classe d’âge devenaient bacheliers, on dépasse aujourd’hui 60% même si certains dénigrent sa valeur.On oublie de dire que si 15% sont en difficulté, c’est parce que pour beaucoup, le français n’est pas la langue maternelle et qu’il faudrait une formation mieux adaptée pour les enseignants qui les ont en charge. "
Oui, à cette époque existait même un examen d’entrée en 6° (du moins pour ceux qui voulaient obtenir une bourse d’études.) Non, on n’oublie pas de dire que 15% sont en difficulté. On peut même aller jusqu’à dire qu’ils sont en situation d’échec scolaire.
Le français n’est pas ma langue maternelle et mes parents n’ont jamais pu m’aider à la maison. Je n’ai jamais été en difficulté scolaire. Prétendre que les 15% qui sont en difficulté scolaire sont des élèves dont le français n’est pas la langue maternelle, est une imposture, une excuse, et même, d’une certaine façon, une discrimination : cela revient à dire que les enfants d’immigrés seraient "moins intelligents" que les autres, ce que je trouve choquant.
La réforme de Darcos, à supposer que vous l’ayez lue, ne va pas changer grand chose dans les pratiques pédagogiques actuelles. Elle me fait penser à la réforme Chevènement de 1985, qui voulait 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Depuis cette époque, le budget de l’Education nationale n’a jamais cessé d’augmenter, et les résultats de stagner.
"Avec la réforme que nous propose le Ministre, on revient à l’âge de pierre."
Si vous pouviez vous procurer des copies de classes de premières ou terminales, peut-être vous poseriez-vous des questions sur le bien- fondé de ce retour à l’âge de pierre ! (Voir le commentaire, très réaliste, de DidShreck ci-dessus.)
"En 1960, environ 5% d’une classe d’âge devenaient bacheliers, on dépasse aujourd’hui 60% même si certains dénigrent sa valeur.On oublie de dire que si 15% sont en difficulté, c’est parce que pour beaucoup, le français n’est pas la langue maternelle et qu’il faudrait une formation mieux adaptée pour les enseignants qui les ont en charge. "
Oui, à cette époque existait même un examen d’entrée en 6° (du moins pour ceux qui voulaient obtenir une bourse d’études.) Non, on n’oublie pas de dire que 15% sont en difficulté. On peut même aller jusqu’à dire qu’ils sont en situation d’échec scolaire.
Le français n’est pas ma langue maternelle et mes parents n’ont jamais pu m’aider à la maison. Je n’ai jamais été en difficulté scolaire. Prétendre que les 15% qui sont en difficulté scolaire sont des élèves dont le français n’est pas la langue maternelle, est une imposture, une excuse, et même, d’une certaine façon, une discrimination : cela revient à dire que les enfants d’immigrés seraient "moins intelligents" que les autres, ce que je trouve choquant.
La réforme de Darcos, à supposer que vous l’ayez lue, ne va pas changer grand chose dans les pratiques pédagogiques actuelles. Elle me fait penser à la réforme Chevènement de 1985, qui voulait 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Depuis cette époque, le budjet de l’Education nationale n’a jamais cessé d’augmenter, et les résultats de stagner.
Cher ami, il ne s’agit pas de décloisonnement mais d’interdisciplinarité que l’on peut envisager également pour d’autres disciplines comme l’histoire, la géographie, etc... On peut même proposer la mémorisation d’un résumé.
En effet, "rien n’interdit" de rédiger un résumé et de le donner à mémoriser. Personnellement, j’ai toujours préféré une démarche dans laquelle les enfants étaient libres de formuler des hypothèse, de proposer des expériences pour vérifier ces hypothèses et d’en tirer les conséquences. De cette façon, pas de temps perdu à faire du français pendant une séance de sciences physiques ou naturelles.
Car je prétends que c’est du temps perdu : faire de la conjugaison alors qu’on est en train de résoudre un problème d’électricité, c’est créer une dispersion de l’attention des enfants, qui n’en a vraiment pas besoin.
"Rien n’interdit également la reconstitution de textes d’auteurs bien choisis pour améliorer l’expression écrite . La sainte dictée n’arrivant qu’en contrôle d’acquisitions précises."
Ouahhh ! La reconstitution de textes, voilà une chose qu’elle est bonne ! Je l’ai pratiquée, mais j’attends encore qu’on m’explique à quoi ça sert. Pourquoi pas la copie des années 60 ? Et que pensez-vous des dictées d’auteurs (préparées, bien évidemment ?) Le "contrôle d’acquisitions précises" peut très bien se faire sous forme d’exercices.
J’ai pu constater de redoutables dégats dans des classes dites traditionnelles de même que dans d’autres pratiquant des méthodes soit disant "modernes".
Moi également. Mais je reste intimement convaincu que, dans l’ordre des priorités, l’acquisition des "fondamentaux" arrive en tête, dans le temps. Donc, plus tôt les enfants maîtriseront la langue orale et écrite, plus tôt ils disposeront d’un outil parfaitement indispensable à la formulation et à l’expression de leur pensée.
Fichons la paix aux enseignants , fixons leur des buts clairs et précis et arrêtons cette réformite permanente:telle réforme étant écartée avant toute application sérieuse et évaluation pour une autre à la mode ou en cour au MEDEF.Les médecins ne sont pas les responsables du délabrement de la santé des plus pauvres... Les enseignants ne sont pas les responsables du délabrement du système scolaire et de la paupérisation des familles les plus fragiles.
C’est malheureusement ce que je pensais : vous portez l’affaire sur le plan politique et attribuez la responsabilité de l’échec de l’école primaire aux réformes. Dans un sens, vous n’avez pas tort : depuis 1975, j’en ai vu passer des ces réformes ! Mais savez-vous qu’un maître est libre de ses méthodes dans sa classe, et que certains vieux instits ont continué, de façon plus ou moins clandestine, à faire ce qu’ils jugeaient bon pour leurs élèves au lieu de suivre bêtement la mode du moment ? Je possède plusieurs rapports d’inspection dans lesquels on me reproche vaguement mes méthodes un peu traditionnelles, tout en louant aussi bien la qualité de la préparation du travail que la quantité du travail abattu par les élèves "sans qu’aucune discipline soit négligée." Seulement, pour ça, il faut avoir l’assentiment et le soutien des parents d’élèves. Dès lors que le travail est effectué, que le niveau est bon, un inspecteur ne peut rien dire, rien faire contre l’enseignant.
Votre comparaison de l’enseignement avec la médecine semble vouloir exonérer de toute critique les enseignants. Vous oubliez cependant de préciser que l’enseignement est gratuit. Si, les enseignants sont responsables, au moins pour moitié du "délabrement du système scolaire !" En revanche, je vois mal comment ils pourraient l’être de la "paupérisation des familles les plus fragiles." Vous cherchez de fausses excuses.