Ben, voilà : j’ai un petit problème. Oh, tout petit !
Je suis allé sur le site internet de ce lycée qui comporte une section sports-études et des classes préparatoires aux grandes écoles.
Ainsi donc, me faufilant prestement dans le dédale de ce site, à la recherche d’un moyen susceptible de m’éclairer, je suis tombé nez à nez avec le cahier de textes de chaque classe.
Et vous savez quoi ? Il y avait des leçons et des devoirs pour le 2 mai 2008, date supposée être un "pont clandestin." C’est raté. Dans ce département, il y a eu classe le mercredi 30 avril 2008 (journée de compensation pour les établissement fonctionnant sur 4 jours) ou le samedi 3 mai pour les établissements fonctionnant sur 4,5 jours/semaine. En aucune façon le 2 mai n’a été férié.
De plus, on voit assez mal comment les profs auraient pu faire le pont en obligeant les élèves (comment ?) à venir au lycée.
Cet établissement accueille des internes (classes prépas et sports-études.) Comment les profs auraient-ils pu faire pour mettre les internes dehors ?
Poursuivant mes recherches, je suis allé sur le site de l’Inspection académique du Rhône. Vous trouverez, à cette adresse, le calendrier détaillé des vacances et des jours récupérés. Le nombre de jours de classe est fixé à 152, quel que soit le nombre de jours travaillés par semaine. Point-barre.
D’aucuns scientifiques prédisent qu’après une période de réchauffement, la terre devra faire face à une petite ère glaciaire d’ici une cinquantaine d’années !
C’est également l’opinion de la communauté scientifique russe : le réchauffement actuel serait dû à des éruptions solaires et une nouvelle période de refroidissement se produirait vers 2050.
Je n’ai pas les connaissances scientifiques nécessaires pour porter un jugement sur ces affirmations.
Demeure quand même le fait que l’accumulation de CO2 acidifie les oséans et porte atteinte aux massifs de coraux bâtisseurs. Alors, que penser ?
Mais cela n’empêche pas nos chers professeurs, tout du moins une partie d’entre eux, de faire le pont aujourd’hui (sans le dire bien sûr) alors que les élèves sont tenus de venir au lycée ! Le tout avec la bienveillance cette fois, de la hiérarchie...
Lorsqu’on profère une accusation de ce genre, il serait bon de citer l’établissement qui se permet de faire obligation aux élèves de venir alors que les profs font le pont "sans le dire bien sûr".
Vous vous posez des questions, mais ce ne sont pas les bonnes : l’Education doit être privatisée, alors tous les moyens sont bons, dès lors qu’ils affaiblissent l’enseignement public.
Malheureusement, à mon humble avis, cette fois, les enseignants ne bougeront pas de façon très significative : ils en ont un peu ras-le-bol de se battre à la place des usagers de l’école (élèves, parents), perdant des journées de salaire pour rien, se faisant insulter pour oser défendre des intérêts qui ne sont pas les leurs.
Non, il n’y a pas de "complot" derrière les manifestations de lycéens, mais des heures de cours en plus pour certains profs. Ils feront leurs heures, soyez rassuré, mais c’en sera fini des activités "annexes" (clubs théâtre, photo, échecs, cinéma, etc...) Bref, il ne faut pas demander toujours plus de bonne volonté aux mêmes, qui sont payés de retour par un manque total de considération. Le minimum admissible sera la règle.
Ce n’est pas la première fois qu’on s’en prend à l’enseignement public, mais, là, ça va au-delà de ce que peuvent supporter les profs. J’espère que vous n’avez plus d’enfants d’âge scolaire, ou que vous avez les moyens de les inscrire dans un établissement privé confessionnel financé par les parents et subventionné par l’Etat, ce qui n’est pas le cas dans l’enseignement public.