@CN46400 Je n’ai pas sous la main le récit des 30 divisions qui ont entamées leur grande transhumance d’octobre mais c’était relativement épique de basculer autant de forces sur une telle distance. Les récits relatent également comment les troupes passent de la parades sur la place rouge directement au front et sans réelle préparation particulière. D’ailleurs la plupart de troupes de Sibérie ne sont pas encore revenue au moment de la contre offensive de début décembre 41. L’Armée rouge ne dispose de ces forces salvatrice que parcequ’elle accepte fin septembre de considérer qu’effectivement le Japon ne les attaquera pas, sans cette certitude elles seraient restée sur la frontière avec la Mandchourie tellement Staline craignait d’être engagé sur 2 fronts. Autant pour l’opération Uranus il y a une vraie logique d’anticipation/préparation autant pour la bataille de Moscou c’était quand même un peu à l’arrache que la défense est parvenue à inverser la tendance. Soit dit en passant je ne sais pas si Moscou aurait tenu bon sans le retour urgent de forces sibérienne...
@CN46400 Vu la précipitation dans laquelle les troupes de Sibérie sont revenues et envoyées au feu à Moscou c’est un peu culotté de tenter de faire croire que c’était le fruit d’une stratégie calculée et ce n’est pas d’ailleurs pas le cas. Il y a des faits où la stratégie russe a été pertinente et efficace mais il ne faut pas se perdre à tout vouloir convertir en réussite ingénieuse.
@CN46400 Non. En septembre 1941 l’URSS masse encore un nombre très important de divisions sur la frontière avec la Mandchourie. Ce pacte n’assurait l’URSS qu’il n’y aurait pas d’attaque japonaise.
@Matlemat Richard Sorge avait fait du bon boulot. Si Staline l’avait d’ailleurs un peu plus écouté il aurait vu Barbarossa...
Ceci étant il finira par se rallier (tardivement) à l’idée que le Japon n’attaquera pas, ceci l’amènera à dégarnir dare-dare les frontières sibériennes pour ramener des divisions qui sauveront l’URSS lors de la bataille de Moscou.
@titi A aucun moment ce rappel ne me gêne aux entournures, c’est un fait avéré. Le dernier convoi passe même la frontière à peine quelques heures avant le déclenchement de Barbarossa.