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Absurde

Absurde

Bourlingueur en quête d’un absolu mêlant intelligence, optimisme, émancipation à l’endroit des pouvoirs et soif de vivre demain.

Tableau de bord

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Derniers commentaires



  • Absurde Absurde 3 février 2009 14:28

    Et les classiques se copiaient entre eux, Beethoven, Schumann, Haydn, Mozart, Tchaikowski, les uns pompant aux autres leurs thèmes à travers les âges, Ferré a ensuite pompé le thème de "La Mer" de Debussy dans sa "Chanson du mal-aimé", thème pompé à nouveau par McVartney dans son oratorio "Standing Stones"... C’est pas très grave tout ça, tant que le plagiat ne devient pas une habitude. Qu’importe si Perret a oui ou non fréquenté Léautaud, il a commis une oeuvre plutôt qu’un quelconque délit, ses chansonnettes à lui voulaient nous dire des choses pas si bêtes, pas si cochonnes qu’il y paraissait à première vue, en ce sens Perret est de la famille des Frédéric Dard et des Audiard, des Brassens et des Lapointe, des Vian et des Calaferte, et ce n’est pas étonnant que quelques cuistres parisiens cuités au politiquement correct s’excitent soudain sur lui. 

    Rien d’autre à se mettre sous la dent ? 
    Je ne le jurerais pas. Mais ce serait prendre d’énormes risques que de s’intéresser au passé d’un Devedjian ou d’un Hortefeux...

    Alors on prend ce qu’on a sous la main. Bientôt ce sera au tour des précités. On cherchera des poux à San-Antonio et à Audiard et à l’oncle Georges pour quelques répliques argotiques vite interprêtées comme des propos racistes, révisionnistes, antisémites, on viendra reprocher à Vian d’avoir été un collabo, à Calaferte d’avoir incité au terrorisme, à Boby Lapointe d’avoir fréquenté ou dit n’importe quoi qui puisse faire de lui un suppôt du IIIème Reich, un négateur de la Shoah, un violeur de petites filles. 

    Pitoyable presse française, même plus bonne à se torcher. Dire que ces gens se font de la thune à déverser leur vomi sur la place publique. 



  • Absurde Absurde 3 février 2009 12:18

    Mais ces questions-là elles ne se posent jamais en France. Dans les pays anglo-saxons, où il est de bon aloi de pratiquer l’understatement (ou si vous préférez le politiquement correct), on ne se gène pas pour poser des questions génantes, c’est même le travail du journaliste de poser des questions génantes, et tant pis si ça dérive quelquefois vers l’info à scandale. Nous, on est toujours dans la déférence, le protocole, l’héritage de cour, le respect de la position d’autrui (de son rang), cette position fusse-t-elle usurpée, relevât-elle de l’imposture. Personne ne demandera à Mlle Drucker ou à M. Jean Sarkozy s’ils doivent leur position à celle de leur papa... alors que tout le monde ne pense qu’à ça. Mais non, on tournera autour du pot, on fera dans le rond-de-jambe, dans la plus parfaite hypocrisie. Et on se plaint après ça que la presse, que les journalistes, que les intellectuels français ne jouissent plus de la moindre crédibilité ? 



  • Absurde Absurde 3 février 2009 12:09

    Tiens, dans la foulée, savez-vous ce qu’on dit de Franck Fernandel à Marseille ? 
     "-Té, Papa il a travaillé, et moi, peuchère, j’ai pris la retraite !"

    Comme quoi, ça ne marche pas à tous les coups. Et quand Franck Fernandel (qui arrondissait la retraite de son défunt papa en cachetonnant dans de confidentielles émissions de la télé régionale où il venait faire son pître à casquette devant un verre de pastaga sur fond de chant de cigales) a essayé, il y a une vingtaine d’années, de lancer son neveu dans la chansonnette, ç’a été un flop calamiteux. Pour ce que l’on en sait, le pauvre grosse en est sorti très perturbé, et au bout du compte il a repris le patronyme familial, Contandin, pour se consacrer à tout autre chose. 

    Le fils Ferré aussi fait dans l’héritage, comme libraire, éditeur, dépositaire du patrimoine artistique laissé par son père. Mais il fait ça dans la discrétion et on ne peut pas dire que ça lui rapporte beaucoup d’argent. S’il avait voulu faire chanteur, c’est certain qu’il aurait pu. Mais à côtoyer un type comme Ferré depuis sa naissance, on en devient peut-être plus intelligent, plus lucide, plus exigeant. 

    L’art et l’expression en général, et leur façon de le pratiquer, étaient d’une tout autre tenue jadis. Aujourd’hui on fabrique des produits et on s’érige soi-même en produit. Au final on ne fabrique que du sous-produit. 



  • Absurde Absurde 3 février 2009 11:52

    Je remarque que la LICRA, le MRAP et assimilés se sont montrés très discrets lorsqu’il a été question de créer un ministère de l’Identité nationale, et que leur discrétion est toujours aussi bruyante après plusieurs séries d’interventions musclées dont certaines se sont soldées par des morts d’hommes. 



  • Absurde Absurde 3 février 2009 11:46

    Brillant propos. Vous nous démontrez au mieux les failles de notre système, fondé sur la représentaton. "Qui c’est, lui" ? Aux States, on dira "combien pèse-t-il ?". Je suis l’étiquette que l’autre a apposé sur mon front. En même temps, cette étiquette me tient lieu d’objet transitionnel, c’est par cette étiquette que je communique avec autrui. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est un fait, et qu’on a beau soulever un problème en disant "c’est un problème et il pourrait, ou il devrait en être autrement" (manie typiquement française), eh bien on n’aura pas plus avancé.

    C’est notre société qui fonctionne de cette façon. Je suis l’étiquette que l’autre a apposé sur mon front. Je sais que je ne suis pas que cette étiquette, que je peux même être tout sauf cette étiquette... mais alors, si je revendique cette position, je me retrouverai seul avec moi-même, ce sera une posture un peu autistique. Je réfute l’étiquette que l’autre a apposé sur mon front. Alors, à moi de démontrer, si je veux exister socialement, ce que je suis... au risque d’être condamné à vivre en ermite. 

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