Comme l’a souligné Wilkinson, votre papier a pour seul mérite de nous éloigner du sujet qui est rappelons le, la tentative d’enlèvement d’enfants étrangers dans un état souverain. Votre position anti gouvernementale est d’autant plus surprenante et votre prudence injustifiable si ce n’est un penchant inavouable pour l’inacceptable.
Déby est certes un dictateur, de surcroît installé (via le Soudan) et maintenu au pouvoir par la France et son armée, ce n’est pas pour autant que ces enfants ont moins été enlevés.
Que ces escrocs soient jugés et condamnés selon leurs actes au Tchad est une évidence juridique. il devront en revanche bénéficier de l’assistance juridique de l’ambassade de France comme tous les ressortissants français. Cette opération est en tous points condamnable si on entend conserver un minimum de crédibilité.
Pas la peine de faire du Libé au rabais, Agoravox est censé offrir autrechose. Vous aurez au moins permis à Lerma de briller pas sa claivoyance, chose rarissime.
Quant à Cambronne, ses propos dépassent le cynisme pour sombrer dans l’abject. S’il y a bien une personne qui connait l’Afrique sur le fil c’est Tal.
Je vous remercie de votre intervention qui comme toujours nous sort des positions nombrilistes incroyablement irraisonnées. Non666 de son côté a révélé les dessous vulgairement business de l’adoption qui se retrouvent clairement dans cette affaire. Il a toutefois zappé les aspects percutants que vous soulevez. Mais on peut pas l’attendre de lui, le défenseur assumé des seuls intérêts de la France, la vraie. Lerma si souvent dédaigné (à juste titre) a dans ce cas, comme pour Chavez, un raisonnement simple, clair et net.
Quand à l’auteur de l’article, Pierre, il confirme tout le bien que j’ai récemment commencé à penser de lui. Derrière ses beaux airs d’analyste objectif se cache un fin manipulateur. Il joue à merveille de demi vérités, de faibles révélations ou de citations décontextualisées pour entraîner dans la direction voulue un lectorat sensible à sa subtilité. C’est en réalité un fabuleux défenseur du statu-quo international sous couvert d’intentions humanistes.
Laissant « parler » un Tchadien (tout lambda Tchadien est nécessairement pertinent sur le sujet) notre bon samaritain conclue « que vont-ils maintenant devenir ces enfants ? ». Pierre ou comment retourner en une phrase un sujet délicat.
Tal, le plus terrible dans ce papier est que le lectorat, pourtant constitué d’hommes et de femmes adultes, se laisse abuser sans sourciller par une réthorique qui sous des allures objectives ne parle qu’aux tripes. Qu’ont-ils donc dans les tripes ces lecteurs qui nécessite que vous devriez justifier d’emblée que vous n’êtes ni Africain, ni Noir pour pouvoir vous exprimer ?
Comment faire tomber les oeillères de la bonne conscience, de la supériorité innée, du clivage gauche/droite qui nous empêchent d’accéder à la vérité des faits et nous rendent si vulnérables aux bonimenteurs ?
Merci à vous et aux autres intervenants pour cet hommage concis et éclatant rendu à Thomas Sankara. Un humain comme on rêverait d’en avoir pour changer ce monde fou. Mais Ô tellement rare et combien honni des puissances qui nous gouvernent.
A mon avis, la différence personnelle avec Le Che (en dehors des autres, notamment la capacité de projection internationale) se situe dans l’humilité. Il savait reconnaitre ses erreurs et demander pardon. Sankara et Guevara sont des monuments avec une charge émotionnelle intense, la dimension mythique en plus pour Le Che qui la partage avec le Christ et Bob Marley.
Espérons que nous en prendrons de la graine.
Voir et lire ses interventions éclairées et souvent prémonitoires sur ce site dédié qui regorge de nombreux documents
http://www.thomassankara.net/
Bravo pour cet article sur l’intelligence sud-africaine et les succès. N’en déplaisent aux jaloux sclérosés. Vous auriez pu évoquer la place des femmes en politique, la diplomatie pacifique, le code éthique des entreprises et investissements à l’étranger, la lutte contre le mercenariat...On ne peut évidemment pas tout dire mais les pincipaux dirigeants Sud-Africains dont principalement Thabo Mbeki sont de brillants humanistes.
Cela dit les défis à surmonter restent énormes : sida, violence, éducation et intégration économique. Pour le reste, c’est beau, dynamique, créatif, ouvert.