@doctorix Vous pensez vraiment qu’il faut 40 ans d’expérience pour savoir qu’un nouveau médicament est plus dangereux qu’un ancien ? Et à part ça vous êtes modeste... Pour info c’est la première chose qu’on apprend à la fac... avant même de commencer la pharmacologie. On va pas non plus vous donner une médaille.
Vous avez l’air également d’être très fier de savoir que les médicaments ont tous.... des effets secondaires. Je suis très impressionné.
Sur le fond vous n’avez pas répondu à ma question : si vous ne savez même pas qu’un diagnostic de VIH ne se fait pas sur une simple sérologie, je comprends pourquoi vous prenez pour argent comptant les âneries que raconte Miller !
Bien sûr que le dépistage donne des faux positifs.... C’est ce qu’on lui demande ! Le but d’un dépistage est d’être le plus sensible possible. On peut même le répéter plusieurs fois le test ELISA pour augmenter la sensibilité. Dans un second temps on réalise un test de confirmation à l’aide d’un Western Blot, qui lui, a l’avantage d’être spécifique. Et ensuite, quand le diagnostic est posé, on est réalise des Charges virales pour mesurer le taux de virus dans le sang et suivre l’évolution de l’infection.
Évidemment qu’on sait détecter le virus dans le sang ! Comment, en tant que médecin, pouvez-vous croire un type qui raconte de telles conneries ? C’est ahurissant, vraiment.
Quand à la sexualité tarifée, le VIH ne se transmet pas par les billet de banque... Et alors ??
Le type vous explique de le VIH ne se transmet pas par le sexe, et qu’on ne sait pas détecter le VIH (Le Western Blot c’est de la merde ? La RT-PCR, c’est du caca ?), et vous vous gobez tout ça ? Formidable !
@doctorix Second point, le fond : Je suis super choqué que vous soyez vraiment médecin.
Comment un médecin (en exercice ) peut ne pas bondir sur sa chaise, quand il entend affirmer Miller que les tests du VIH amène à diagnostiquer des faux malades !
Sérieusement ? Ca ne vous choque pas ???
Vous avez déjà entendu parlé de spécificité, de sensibilité, de tests de dépistage et de tests de confirmation, de ELISA, de Western Blot, de charge virale ?
Quel genre de médecin êtes vous pour gober de telles conneries ? Si un patient vient dans votre cabinet avec un test de dépistage positif, que doit-on fait à votre avis ? Vous croyez vraiment que la recommandation est de dire « Le diagnostic est posé, vous avez le VIH ? »
@doctorix Premier point, l’âge : Ne le prennez pas personnellement, mais la plupart du temps ce sont les jeunes médecins les meilleurs. La science évolue tellement vite, qu’à moins de faire un gros et régulier travail de mise à jour, on est très rapidement dépassé. Les jeunes médecins qui ont en même l’expérience de l’internat le bagage scientifique le plus récent, et les connaissances scolaires les plus fraiches, sont de loin les plus à même de faire du travail efficace.
Exemple personnel (qui n’a pas de valeur universelle, mais qui est quand même parlant) : j’ai trainé pendant 15 ans une maladie chronique rare (mais pas si rare !) qui ont progressivement détruit mes reins. J’ai vu une douzaine de médecins (des vieux médecins) qui, tous sont restés perplexes. Ce n’est que le douzième, un dermato qui venait d’ouvrir son cabinet, qui a immédiatement compris ce que j’avais et m’a hospitalisé directement, me sauvant la vie du même coup (ma fonction rénale est sévèrement altérée à cause des 15 années perdues).
Et vous savez quoi ? J’ai appris en... seconde année de médecine que le symptôme que je présentais devait toujours être pris très au sérieux car qui faisait soupçonner une atteinte rénale. En seconde année de médecine !
Donc quand vous me dites « Mon petit, tu verras quand tu auras 40 ans de métier » ... Avoir 40 ans de métier n’est pas du tout une garantie d’être un bon médecin, au contraire.
Encore une fois ne le prenez pas personnellement. C’est bien vous qui avez mis en avant cet argument de l’âge, vous comprendrez que j’y réponde. C’est quand même frappant de se dire que qu’à l’époque de vos études, le SIDA n’existait même pas ! Je ne vois vraiment pas en quoi ça fait de vous quelqu’un de plus crédible !
Enfin pour conclure sur la question de l’âge : une immense majorité des vieux médecins pensent que vos histoires de conspiration, ce sont des conneries. Ce n’est donc pas une question d’âge.