Je ne laisserai pas un Philippe Val faire de tous ceux qui ne pensent pas comme lui - ses interprétations et ses méthodes de chocs - des « islamofascistes ».
Val et Charlie, c’est une chose, la prolifération des sous-Charlie et des sosies politiques de Philippe Val, des leurs clones, j’apprécie moins.
En gros, je n’apprécie pas le clonage politique, ni le monopole de la parole par certains.
Le travail est le principal vecteur de socialisation et l’a toujours été. Il permet au jeune de se projeter dans le monde adulte. C’est même, dans nos sociétés, une sorte de rite de passage.
Un rappel, la CGT a pu associer les travailleurs immigrants, y compris nord-africains, aux luttes sociales (ex. automobile).
La syndicalisation était une forme de représentation politique, qui compensait un peu l’absence totale de moyen d’expression des ouvriers.
On peut penser ce qu’on veut des bureaucraties syndicales, les critiquer pour leur dogmatisme, mais le syndicalisme était un fait social très important : il confirmait DANS LA PRATIQUE que les ouvriers avaient des droits (de réunion, d’association, d’expression, de grève) et a été un facteur de socialisation et de stabilité sociale.
La montée du secteur tertiaire, la précarisation et le principe de la mobilité (main-d’oeuvre jetable) ont détruit le syndicalisme et désintégré la classe ouvrière. Les éléments des couches populaires sont à présent des ... consommateurs bas de gamme, totalement privés de droit de parole et de réunion.
D’ailleurs quel a été jusqu’ici l’argument des libéraux (libertariens) : il faut laisser les investisseurs/banquiers/multinationales « qui crèent de l’emploi et de la valeur » décider de ... TOUT en fait.
Dans ce cas, si c’est pour laisser une poignée d’investisseurs et de banquiers décider pour nous, puisque par définition ils vont dans le bon sens, autant qu’ils assument franchement leur forme de dictature : redonnons-leur notre droit de vote, nos droits d’association, de grève, etc.