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  • ARCHER 7 avril 2007 05:27

    Le problème « racial » existe et a une sacrée permanence. Même dans des pays métissés, comme le Brésil ou Cuba, il vaut mieux être clair ou blanc que noir(cela se manifeste par exemple dans le choix du conjoint, où les plus bronzés choisissent, s’ils le peuvent, les plus clairs ou les blancs, pour la descendance : il y a donc un avantage à être clair ou blanc.

    Comment l’expliquez-vous ?

    Et bien il y a sans doute une explication : tant que le pouvoir économique, politique et culturel (il ne faut pas oublier que c’est l’Amérique blanche qui vend le plus de représentations et de modèles) sera détenu par les blancs occidentaux, les gens du Sud se sentiront ... mal.

    Il faut admettre que le colonialisme a de lourdes conséquences, et qu’il se résume finalement à un colossal sabotage culturel et politique, dont il va être très difficile de sortir.

    L’espoir, c’est la fin du monde unipolaire (Conseil de Sécurité - domination bancaire mondiale), l’exemple étant donné par l’Amérique latine.

    N’empêche qu’en attendant, quand je vois que dans certains quartiers populaires du Havre, le taux de chômage est à 50 p. 100, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a un lien entre la condamnation définitive au chômage, le « rien à faire » et la violence.

    Et je repose ma question : pensez-vous sérieusement que si, dans ces quartiers, les proportions étaient inversées - 70 p. 100 de Français et 30 pour cent des descendants français des colonies - une partie des Français pauvres n’auraient pas tendance à ventiler leur frustration et à se venger de leur misère sur les descendants des colonies ?



  • ARCHER 7 avril 2007 05:07

    Je commence, Barbouze, à me demander, si même vous vivez en banlieue ou si vous n’êtes pas - tout simplement - un porte-parole d’un mouvement politique connu ...

    Passons.

    Vous reprochez aux « bobos » leur interprétation strictement économique et post-coloniale de la violence et en gros, de faire du blabla victimaire qui aggrave le problème.

    Alors que proposez-vous, mon cher ? Remettre le couvercle sur l’histoire coloniale, augmenter des forces de police et réprimer à tous crins ? Le développpement de l’industrie de l’incarcération ? C’est ça votre projet ?

    Le problème qui apparaît dans les banlieues c’est qu’il y existe un gangstérisme, certes, mais aussi un très haut taux de chômage, et également une pratique généralisée de la punition collective « au faciès ».

    Selon ceux que vous étiquetez coupables de « bien-pensance » (vocable médiatique et magnétique pour les politiques de Le Pen à Sarkozy en passant par Glucksman et Finkielkraut), il faudrait éliminer le gangstérisme ET la punition collective d’État (policière) au faciès.

    Quelles mesures concrètes proposez-vous, VOUS, Mister Barbouze le (finalement) bien nommé ?



  • ARCHER 7 avril 2007 04:30

    NAISSANCE DU MONDE MODERNE - C. A. Bayly

    Comment est né le monde moderne ? Pourquoi l’Europe a-t-elle émergé comme le centre de la planète aux XVIIIe et XIXe siècles ? Cette domination est-elle le résultat d’une « culture » particulière, ou les éléments de modernisation étaient-ils déjà présents sur d’autres continents ?

    La fresque magistrale de l’historien britannique Christopher Alan Bayly permet de répondre à ces questions et à bien d’autres. À l’heure où est relancé en France le débat sur la colonisation et son bilan, elle apporte un éclairage inédit et original aux polémiques actuelles.

    Ambitieuse, cette étude n’enrichit pas seulement l’histoire en précisant ou apportant faits et événements, elle est en soi un apport majeur à la manière dont on étudie l’histoire. En prenant en compte l’Europe mais également l’Inde et l’Afrique, l’Empire ottoman et le Pacifique, C. A. Bayly ouvre de nouvelles perspectives de recherches et de compréhension de ce que l’on nomme le monde moderne. Avec une grande amplitude spatiale et thématique (politique, philosophique, religieuse), ce livre permet de suivre la naissance du monde moderne dans les différentes régions de la planète.

    À l’approche du XIXe siècle, une aspiration à l’égalité et à la liberté se diffuse dans tous les continents et met à mal les régimes en place en les renversant ou les réformant profondément. Si les États occidentaux assoient leur domination sur le reste de la planète grâce à des armées plus aguerries et à l’essor en leur sein d’une société civile, leur hégémonie repose aussi sur des circonstances particulières n’ayant rien à voir avec une prétendue supériorité de la « culture judéo-chrétienne ».

    Cette vision historique globale permet aussi de remettre en cause de nombreux lieux communs : par exemple que les religions auraient perdu leur place au XIXe siècle, alors que ce fut l’époque de leur renforcement et de leur mondialisation.

    Cet ouvrage d’une grande clarté pédagogique analyse comment la modernité est davantage le produit d’une hybridation des cultures et des civilisations que le triomphe des valeurs occidentales.



  • ARCHER 7 avril 2007 04:24

    Les émeutes pourraient bien être en partie « fomentées ». Mais elles sont également agies par des groupes de population qu’on voyait jusqu’ici plutôt comme des objets sans la moindre importance politique.

    Par ailleurs, les émeutes sont peut-être un phénomène « prévisible » là où le taux de chômage atteint des niveaux élevés (un tiers à la moitié d’une population donnée) si on veut bien les considérer dans la durée historique, tout comme l’émergence d’une économie parallèle et du gangstérisme.



  • ARCHER 7 avril 2007 02:29

    Évident : les médias traditionnels (un des grands secteurs financiers en tant que tel, ne l’oublions pas)sont angoissés par la concurrence blogue.

    Ils attendent le bon moment.

    La question est de savoir comment ils vont s’y prendre.

    Les « jeunes journalistes » (formés par les écoles de journalisme traditionnels) qui s’alimentent eux-mêmes sur Internet et attendent en piaffant leur place dans Médiasystème commencent eux aussi à s’inquiéter, et rêvent d’imposer leur ordre normalisé. Ils voudraient que tout partent d’eux, « djeuns » mais « experts », n’est-ce pas ?

    Compréhensible : les « djeuns » n’ont pas acceptés d’être dressés et formattés dans leurs écoles pour se retrouver ... à faire plus ou moins chou blanc, concurrencés par les blogueurs.

    Eux aussi réclament (de façon assez retorse) de « purifier » Internet de ses scories : « On est pas contre le blogue, disent-ils, vous voyez bien, mais l’information qui y est diffusée doit être »validée« par un tampon »honnête journalistiquement".

    Seul problème : qui tiendra le tampon ?

    Quand on voit le couvercle qui a été mis en France sur le 11 septembre, il faut s’inquiéter des objectifs de la nouvelle cohorte de jeunes journalistes, plus motivés par la lutte des places que par la liberté d’expression et l’information (je parle des « ptits nouveaux » qui naviguent entre la vie de blogueur et de salarié au service du Médiasystème, qui ne se sont, jusqu’à présent, pas mouillé plus que leurs vieux confrères de l’establishment sur les dossiers chauds.

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