Ancien sportif de haut niveau, marié à une allemande, enfants franco-allemands et une petite fille londonienne, franco-allemande par sa mère, écossaise par son père avec des ancêtres US et Russes, je m’intéresse à l’histoire de notre « mondo cane » pour essayer de le lui expliquer...
Irrésistibles Français,qui empruntent aussi éternellement au peuple de Rome : « La Roche Tarpéienne est proche du Capitole », traduction la plus grande gloire est toujours proche de la pire déchéance...que ce soit en sport ou en politique : il suffit que le vent tourne et les 83% de mécontents se transforment en 83% de victorieux ravis...on partage les bénéfices mais pas la honte, on est de vrais latins et non d’irréductibles gaulois prêts à lutter contre vents et ciel qui tombe quand les éléments se déchainent... Tant pis pour l’image ! 100% d’accord pour les femmes de l’équipe de France qui jouent maintenant avec haute technicité grâce et spontanéité rien que du bonheur... et même si certaines d’entre elles n’hésitent pas à dévoiler pudiquement leurs jolies courbes pour la bonne cause, ne rêvons pas...il n’y aura pas d’échange de maillots à la fin du match...à moins qu’elles ne soient sponsorisées par une marque de boisson sucrée/amer et qu’elles arborent sous leur maillot le tee-shirt de la marque avec le slogan : « vous vous attendiez à quoi ! »
Avec des idées comme ça votre pif ferait vite paf sur le mur, vous auriez donc un pif rouge sans avoir recours à l’autre pif qu’il soit nouveau( c’est aujourd’hui)ou non. D’autre part le rapport avec Pif le chien ; issu de l’humanité rouge rendrait votre mouvement suspect...A moins que l’appel aux français de bon sens ne rappelle la première campagne de Papa Le Pen qui surfa sur ce slogan, après celle d’Algérie et pour faire oublier un peu ses potes de Minute qui ne connaissaient que le sens unique...on retrouve d’ailleurs un peu du programme de la fille : la taxation des produits importés sans penser au retour de bâton qui va avec et qui enfoncerait encore plus la France dans le rouge...
Cette guerre fut grande au degré de l’horreur, tant celui des tranchées où cohabitaient hommes et rats dans une fange infâme de sang et d’excréments mêlés, que celui de l’intensité jusque là jamais atteinte des « orages d’acier », enfin aussi de la tristesse générée par touts ces morts pour rien, cueillis pour bon nombre d’entre eux dans la fleur de l’age que ce soit celle du bleuet français ou du« poppy » anglais...Né pendant la deuxième je me souviens de ma grand mère, jeune infirmière pendant la première, qui n’avait que ce mot bouche : grande guerre, avant-guerre, pendant la guerre ...je pense qu’elle finissait par confondre les deux. Faut dire que son mari, officier de réserve- donc au front -et gazé mais rescapé en 14/18 avait été fait prisonnier aux deux... à croire que les « prussiens » ( c’est comme ça qu’il les appelait) lui avaient gardé son couvert...
Pas d’accord ce n’est pas le principe qui est une ignoble arnaque : soulager les routes de l’engorgement occasionné par les poids lourds dans le but final de les mettre en partie sur le rail, taxer les transports inutiles pour revenir à des circuits cours et locaux et mettre fin au tourisme des porcs Bretagne -Allemagne(pour abattage moins cher) et destination finale à nouveau France ou Italie pour finir en authentique jambon de Parme ou d’Auvergne. Tout cela me semble relever de la logique écologique la plus raisonnée...par contre c’est le détournement qui en est fait : appel d’offre opaque et prétexte à agitation . On accuse cette taxe de tous les maux alors qu’elle ne pouvait en aucun cas être responsable de la catastrophe annoncée du démantèlement de la production bas de gamme et archi-polluante bretonne. Détournement au profit des grosses mains prédatrices de l’Agro-alimentaire qui agitent de pauvres marionnettes abusées et désespérées...
Mouloudji, c’est surtout pour moi la version pacifiste de « Messieurs qu’on nomme grand » qui dénonçait l’absurdité des guerres et fut censurée à l’époque de l’Indochine et de l’Algérie...nombre de jeunes pacifistes« appelables » de l’époque se la passait en boucle et la fin ou le « déserteur » annoçait : si vous me poursuivez prévenez vos gendarmes que je serai sans armes et qu’ils pourront tirer...« en opposition avec le texte initial de Boris Vian : » que je possède une arme et que je sais tirer..." qui lui seul aurait (peut-être) mérité la censure...