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Asp Explorer

Asp Explorer

Auteur de "L'homme qui a défié Masson", fils d'un démon et d'une princesse Hyrkanienne, le puissant Asp Explorer naquit un soir d'orage dans les hautes terres de Darakhnor. Son couffin jeté dans un torrent de montagne parcourut bien des lieues avant que le nourrisson ne fut recueilli par un sage centaure et trois dryades... blabla blablabla...

Tableau de bord

  • Premier article le 20/12/2006
  • Modérateur depuis le 07/08/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Asp Explorer Asp Explorer 21 janvier 2007 08:40

    Ramassis de conneries. Un seul exemple : Clinton a levé une loi datant de Gerald Ford interdisant aux services secrets de pratiquer des assassinats politiques. Exprès pour Ben Laden, qui contrairement aux débilités que vous écrivez, était activement recherché depuis des années.



  • Asp Explorer Asp Explorer 20 janvier 2007 21:44

    Le maître d’ouvrage, c’est celui qui définit les travaux, le maître d’oeuvre c’est celui qui l’exécute. Ici, le maître d’ouvrage, c’est Usama, le maître d’oeuvre, c’est Mohammed Atta. C’est la thèse officielle, c’est la thèse logique, et c’est la seule thèse qui a des preuves à présenter.



  • Asp Explorer Asp Explorer 20 janvier 2007 11:34

    Ah, mais c’est pas vrai, qui a encore ouvert les portes de l’asile à conspis ?



  • Asp Explorer Asp Explorer 17 janvier 2007 21:45

    Ce n’est pas parce que le peuple a voté quelque chose que je vais m’y soumettre en quoi que ce soit

    Voici qui a le mérite de la clarté.



  • Asp Explorer Asp Explorer 17 janvier 2007 21:12

    Les musiques préélectorales se font entendre, avec les disharmonies habituelles, mais où est donc l’Union européenne dans les prestations médiatiques et les programmes annoncés ? Dix-huit mois après le « Non » français, l’Europe est en berne dans les esprits.

    On se le demande, en effet.

    Au-delà d’un penchant naturel, mon métier nécessite le suivi attentif de l’actualité. La petite musique préélectorale française, où se multiplient les notes discordantes, semble rassurer sur la santé démocratique de notre pays, pour les partisans de ce système.

    J’ai du mal à entendre les petites notes discordantes entre le néolibéralisme policier de l’un et le libre-échangisme sécuritaire de l’autre, mais j’avoue ne pas être très mélomane.

    Ce qui navre, c’est l’absence sidérante du thème européen. Depuis le rejet grotesque du projet de traité constitutionnel, la démonstration de l’immaturité du prétendu « camp du Non » s’est ébrouée d’indigne façon : aucune union constructive n’a été accouchée de leurs gesticulations en fanfare, aucun interlocuteur crédible n’a pu porter leurs protestations scandées comme une première marche fondatrice d’une nouvelle Europe : rien, nada, nib !

    Je vous retourne le compliment : la démonstration de l’immaturité du prétendu « camp du oui » s’est ébrouée d’indigne façon, puisque tous les candidats ouistes, qui sont globalement d’accord sur tout, s’obstinent à présenter des listes séparées. Quelle incurie ! Que de « gesticulations ». Au demeurant, il me semble me souvenir que lors du référendum, la question était « approuvez-vous le traité », et non « avez-vous quelque chose de mieux à proposer, si oui merci de joindre le projet à votre bulletin de vote ». L’exercice référendaire est assez binaire, c’est ainsi.

    Malheureusement, tout ce que j’avais écrit au moment de la campagne référendaire (cf. mes articles réunis sous le titre L’Europe en berne dans mon Blog), dénonçant l’illusoire union en cas de triomphe du Non, a pris corps dans la trajectoire de ces Fabius, Buffet, Besancenot, Laguiller... sans parler de la part qui revenait aux Le Pen, de Villiers, Dupont-Aignan et qui, d’entrée, ne pouvait être associée à l’élan salvateur claironné.

    Je trouve assez malhonnête de juger les gens sur des résultats qu’ils ne se sont jamais donné pour objectif, tels que par exemple, une candidature unique aux présidentielles. Ce grand fantasme de la presse parisienne n’a jamais pris corps, et c’était, comme vous le soulignez, prévisible dès le début. Je vous rappelle que le débat porte sur l’avenir de l’Europe, et pas sur le devenir personnel de tel ou tel leader gauchiste. Et quels étaient les objectifs des nonistes ? A juste titre, vous soulignez qu’ils étaient divers. Certains souhaitaient mettre un terme à l’élargissement de l’Europe, et en particulier, l’abandon des préliminaires à l’intégration de la Turquie. Ils ont eu gain de cause, c’est remis, sans mauvaise plaisanterie, aux calendes Grecques. D’autres voulaient l’abandon du principe du pays d’origine de la directive Bolkenstein, c’est chose faite, et UNIQUEMENT GRACE AU NON, il faut le rappeler. D’autres souhaitaient voire garantis les systèmes nationaux de protection sociale. Il semble bien qu’on se dirige, au moins, vers une charte sociale non-contraignante, signe que ces préoccupations sont ENFIN entrées dans le domaine des « sujets légitimes de discussion ». Tous voulaient que s’arrête un peu cette machine folle et que là-haut, ils se rendent compte que nous existons, là, en bas, nous les grouillots qui s’agitent. Et je crois que c’est là, l’avancée la plus importante du NON. « Ah tiens, vous êtes pas contents ? » Ben non.

    De quoi se compose-t-il aujourd’hui ce fumeux mouvement ? D’une bande de falots drilles incapables de s’accorder sur une personnalité unitaire aux élections présidentielles, condition minimale pour peser, un tant soit peu, aux législatives. Pitoyable résultat à l’image des arguments malhonnêtes enfournés dans l’esprit d’une majorité de citoyens. Amer ? Oui, je le suis d’avoir trop eu raison ! L’opportunisme en couches de ces nauséeux carriéristes a sali et embourbé la construction européenne.

    On a souvent reproché au camp du oui de passer son temps à mépriser et insulter les nonistes, à pratiquer la désinformation, à ne jamais répondre aux critiques qu’ils formulaient sur le texte, bref, à faire de la propagande plus que de l’explication. C’est vraisemblablement cette arrogance imbuvable qui vous a perdu, mais je suis heureux de voir que vous avez retenu la leçon et changé d’attitude. Et à ce titre, si le 29 mai, la situation avait été inverse, pensez-vous que la droite se serait retenue longtemps de claironner sur tous les toits sa brillante victoire, l’imputant immanquablement aux grands succès du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et de sa brillante politique ? J’ai un doute.

    A vingt-sept, engoncée dans des règles institutionnelles trop étriquées, l’UE va hoqueter pour tenter de faire bouger cette ingérable mosaïque. L’erreur première est d’avoir voulu mettre la charrue avant les bœufs : faire entrer douze nouveaux membres avant d’avoir instauré un cadre constitutionnel viable... un non-sens à la portée du premier candide en stratégie politique débarqué. Sans doute, les concepteurs de cette marche à suivre n’avaient-ils pas appréhendé la funeste inspiration de notre Président, puis des Pays-Bas, de consulter le peuple sur cette complexe question.

    Je vous donne raison sur les problèmes de fonctionnement de l’Union. Toutefois, qu’il me soit permis d’exprimer des doutes sur la réelle portée des mesurettes institutionnelles du TCE, on devrait plutôt parler d’ajustements, dont la modestie n’aurait en aucun cas permis de rendre l’UE efficiente. La lecture du texte ne m’a, pour ma part, guère convaincu (sans même parler de la fameuse partie III). En outre, le fait que des pays n’aient pas jugé bon de ne pas consulter leurs peuples par référendum pour l’adoption d’un texte qui est supérieur, en portée, à leurs constitutions nationales, est une forfaiture. Et il est symptomatique du degré de déliquescence de l’esprit démocratique sur notre continent que si peu de gens s’en soient insurgé. Outre l’aspect moral, ce n’était pas forcément très intelligent du point de vue politique, et pour vous en convaincre, je vous soumets un petit exercice de logique. Percevez-vous clairement l’incohérence qui se cache derrière la phrase suivante : « Pour empêcher les citoyens de se sentir exclus de la construction européenne, supprimons les référendums » ?

    La France, initiatrice du projet par la voix de Giscard d’Estaing, a fait son caprice, mécontente d’une situation qui lui a garanti plus d’un demi siècle de paix et de développement socioéconomique. Aujourd’hui, aucun candidat à la présidentielle qui soutenait le Oui au traité (curieux, c’est parmi eux qu’on trouve ceux qui ont une chance d’être élu...) n’ose dire que le choix français a été une foncière erreur, que la majorité du peuple s’est fait berner par des agitateurs démagogiques, que la réalité des manettes pour gérer le pays se trouve à Bruxelles et non à Paris, que sans l’UE nous serions encore plus marginalisés sur la scène internationale... La construction européenne a disparu des discours médiatisés.

    Nous touchons sans doute là au noeud de l’affaire. Les ouistes étaient pour le TCE parce que l’Europe, ça marche. Les nonistes étaient contre parce que l’Europe, ça ne marche pas. Pour vous et les gens de votre caste, la France a connu « un demi-siècle de paix et de développement socioéconomique », qui doit sans doute se refléter dans l’arrondissement de votre patrimoine, le gonflement du prix du mètre carré de votre domicile et toutes ces excellentes nouvelles. Mais la majorité des Français a l’impression d’avoir vécu une génération de guerre économique, de régression sociale et de perte de pouvoir d’achat. Ne prenez pas votre expérience pour une généralité.

    L’ère démocratique continue donc à nous gratifier des tours d’illusionnistes aspirant au pouvoir : promesses avec des caisses vides, belles lois sans décret d’application, politique étrangère hypocrite à l’égard des superpuissances émergentes faute de poids de l’Europe politique, tours de manège gratuits, destination la vase ou le mur. On végète dans nos illusions ou l’on s’écrase brusquement, à bout de souffle.

    Je souscris à votre analyse. Ainsi n’était-il pas risible d’entendre les ténors de droite et de gauche vociférer aux français, la sueur au front, que le TCE garantissait les droits sociaux, la retraite, la sécu et les 35h, et de lire en même temps les interventions de Tony Blair aux Communes ou le rapport de l’UNICE qui exposaient calmement, arguments à l’appui, la thèse inverse ?

    A moins que le providentiel revienne faire un tour dans nos contrées, à moins que l’électorat soit soudain saisi d’une lucidité constructive (encore faut-il que ce qui lui est présenté le lui permette).

    L’onirisme maintient en vie, à défaut d’enthousiasme.

    Puisque vous en appelez au réalisme, peut-être faudrait-il songer à avancer vers l’avenir, plutôt que de revenir sans cesse sur un texte mort depuis près de deux ans. Il y a de nombreuses pistes pour avancer. Par exemple, un traité réduit aux réformes structurelles, quitte à abandonner les grotesques « droits fondamentaux » pour faire plaisir aux Anglais. Ou bien un groupe pionniers de pays progressistes qui avanceraient sans avoir à faire de concessions aux nations eurosceptiques. Ou bien une REELLE convention européenne, élue pour rédiger une vraie constitution. Ce ne sont pas les idées qui manquent, et tout ce qui les empêche d’avancer, c’est que des gens comme vous, qui se cramponnent à ce foutu pavé bleu comme à une bouée, par peur de l’avenir. On ne fait la paix qu’avec ses ennemis, monsieur, encore faut-il pour ça leur reconnaître le droit d’exister. Et puisque vous êtes europhile, séchez vos larmes, cessez un peu de « faire un caprice », pour employer vos propres termes, et mettez-vous au travail.

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