Non l’art du vivre ensemble n’a rien à voir avec la soumission à n’importe quelle forme d’autorité psychologique ou morale en la matière.
Vivre sous une autorité religieuse particulière, est acceptée la division dans la société, parce qu’il y a vos croyances, et les miennes, et elles sont antagonistes, même si en surface, on joue le jeu de l’entente cordiale, comme le font la plupart des dirigeants religieux avec leurs homologues. Cela ne veut pas dire non plus l’inverse : vivre sans autorité, et que l’on peut faire ce que l’on veut. Nous sommes chacun de nous la société. La société n’est pas une image ou quelque chose d’extérieur à nous, nous sommes la société nous-mêmes, en situation. Nous en faisons partie qu’on le veuille ou non. Aussi, vivre sans considération pour ce qui nous entoure, que ce soit les autres personnes, la nature, l’environnement, est créer soi-même une société fermée, égoïste et destructrice. Vivre selon une idéologie personnelle, sous sa propre autorité, que l’on impose à soi-même ou que l’on essaie d’imposer aux autres, est aussi créer une société basée sur la division et sur le conflit. Donc comprendre les mécanismes de l’autorité, aussi bien intérieure qu’extérieure, comprendre nos motivations personnelles, est plus important que de se soumettre à une autorité nous dictant comment vivre, et nous promettant d’être récompensé, sous forme de croyances, comme le font les religions. Les religions n’ont jamais apporté la paix dans le monde, c’est un fait, que l’on peut voir au quotidien, pas plus que les idéologies politiques ou humanistes, car la réalité est que nous vivons dans la division : les croyants, les non-croyants, les idéologues et leurs différents dogmes, peu importe que leurs volontés soient bonnes ou mauvaises à la base, toutes ces choses agissent dans la fragmentation, telles personnes souhaitant imposer aux autres sa vérité, son modèle, sa philosophie...etc par le biais d’organisations ou de réseaux d’influence, et au détriment des autres, sans concordance d’actions. Lorsque l’on souhaite faire de bonnes actions, de l’humanitaire, du travail social, on n’agit aussi que dans le cadre de la société et sur un de ses fragments : que ce soit la pauvreté, la précarité et l’injustice. Nous n’agissons pas totalement sur la société elle-même pour la changer, mais pour en modifier certains de ses aspects, mais ses aspects sont inhérents à la société : toute action fragmentaire aura un résultat fragmentaire, et finalement, les modifications ne seront que superficielles. Il suffit de voir comment les sociétés reposent, non pas sur leurs richesses, mais sur la présence d’associations le plus souvent bénévoles essayant de contrebalancer les effets destructeurs de leur économie, et en en maintenant par la même occasion la structure, en s’y insérant. Les moyens sont devenus plus importants que la fin, et la fin justifie les moyens : on autorise la violence si la fin nous semble juste, mais en fait, le moyen et la fin ne sont pas séparés ; lorsque l’on est violent au début, le résultat d’une action née de la violence ne pourra être pacifique. Une question est donc : peut-on agir dès le début sans utiliser la violence, plutôt que d’attendre que la fin, la méthode utilisée nous libère de la violence ?
Très tôt, on cherche à mettre les jeunes dans les rails de la société, parce que l’on veut que la société se perpétue telle qu’elle est, les politiciens ne veulent pas du changement, pas plus qu’une bonne part de la population, notamment les citoyens les plus privilégiés.
Donner une véritable éducation aux jeunes, au sens véritable de ce mot, est très dangereux pour les personnes au pouvoir, car apporter aux jeunes un cadre de développement propice au développement de leurs aspirations, avec le moins d’interférences idéologiques possibles, ne peut que mettre à mal les tenants de la société telle qu’elle est, basée sur l’ambition, la concurrence, l’accumulation des biens et des richesses, signe d’un déséquilibre et d’une fuite en avant perpétuelle (l’idéologie vague et indéfinie de la croissance).
Les gouvernements veulent des citoyens qui se conforment, non des citoyens créatifs, ou s’ils s’intéressent à la créativité, c’est dans le cadre imposé et régulé par la société et par leur idéologies, non une créativité libre qui remet en question tous les modèles et bouleverse les habitudes de vie et de pensée, ce qui serait très dangereux pour la junte au pouvoir.
"Il serait peut-être bon d’effectuer un travail pédagogique de fond sur nos lycéens, comme cela a été fait par les entreprises depuis 20 ans auprès de leurs salariés, afin de les sensibiliser aux contraintes du libéralisme et à améliorer leur compétitivité, en adhérant au projet de leur entreprise.".
Edifiant ! Quelle misère de voir de tels propos tenus par des personnes à responsabilité dans la société. Une totale incompréhension de ce qu’est l’éducation et une perversion de ce concept par une idéologie sociétale dont on voit les désastres à l’oeuvre dans notre quotidien.
L’école comme "lieu d’apprentissage de la compétitivité", cela ressemble plus à une secte idéologique qu’à un lieu de développement des aspirations personnelles et de formation de l’esprit critique. Voilà le problème avec une certaine "éducation nationale", les nations étant le cadre des idéologies de leurs gouvernements.
Merci pour cet article, les OGM sont issus d’une opération artificielle de transferts de gènes uniquement basée sur des considérations pragmatiques : "on fait cela : est-ce que cela fonctionne, en terme mécaniciste, ou pas."
Les chercheurs isolent une séquence qu’ils attribuent expérimentalement à la production de telle ou telle protéine, puis la transfèrent artificiellement par un processus, à l’origine pathologique, dans un autre organisme, cellule-hôte. Au départ, l’expression de cet insert, et donc de la protéine dans l’organisme hôte, n’était pas sûr à 100%, puis les scientifiques ont perfectionné leurs techniques, de manière à ce que l’expression du gène d’intérêt dans le nouvel organisme soit plus fiable.
De ces considérations pragmatiques, ressort effectivement l’idée des organismes vivants comme objets réductibles à de petites entités divisibles, comme le mécanicisme physique. Mais une plante ou un animal ne sont pas un ordinateur ou un téléphone portable, et le lobby OGM entend faire passer l’idée dans l’opinion publique que ces organismes dotés de cette construction biologique mécanique sont comme n’importe quel autre organisme, sans se soucier de la réaction de ces organismes à cette construction, ni de l’impact de la dissémination d’organismes avec une telle construction sur l’environnement et sur la santé. Il y a clairement et abusivement une position complètement irresponsable de la part de ces lobbies, qui entendent imposer au plus grand nombre des produits dont le mode d’obtention repose sur une conception du vivant largement incomplète et réductrice, et au bénéfice d’un développement financier et industriel permettant la propriétarisation de ce qui constitue un bien commun de l’humanité, à la fois pour la recherche de connaissance et pour des applications : l’ensemble du patrimoine génétique de la planète.
L’absurdité est devenue telle, que ces organismes sont considérés comme des "inventions" et que les séquences extraites et les inserts sont brevetés, et par la même occasion la plante ou l’animal, qui est le support de ces constructions.
Merci pour cet article : effectivement le lobby pro-OGM est un lobby financier et industriel, et toute cette industrie repose sur des investissements bancaires et les banques réclament le retour sur investissement de ces technologies.
Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi la désinformation et la manipulation sémantique est à l’oeuvre et ce de manière constante, alors que des sommes d’argents considérables sont en jeu, et que nous vivons dans un monde où l’argent est roi et ouvre toutes les portes ou presque.
On peut rappeler l’acharnement avec lequel les communiquants mélangent allègrement et sans discernement médecine, recherche, agriculture. Et lorsque vous êtes contre la dissémination de produits GM agricoles (marketing agroindustriel), vous êtes considéré comme contre la recherche et contre la médecine. Quelle manipulation éhontée de la part de ces lobbies, dont les propos sont répétés par des journalistes n’ayant que peu de connaissances sur ces sujets eux-mêmes.
Sous fond de compétition économique avec les Etats-Unis, les pires incertitudes concernant ces produits sont niées, et la science elle-même est bafouée.
Comme rappel historique, on peut notamment préciser que le génie génétique agricole utilise un processus pathologique de détournement des défenses immunitaires, grâce à une bactérie à l’origine de tumeurs végétales et de la maladie appelée "la galle du collet" (agrobacterium tumefaciens), pour introduire du matériel génétique choisi intentionnellement, à des fins de rendements agricoles, et qu’il ne s’agit en rien d’un processus de transformation évolutionniste courant et existant depuis la nuit des temps, comme on peut l’entendre dire par certains défenseurs des OGM.