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Orélien Péréol

Orélien Péréol

Auteur, essayiste, écrit nouvelles, pièces de théâtre... Acteur. Ex enseignant, participe de la sociologie de l'Analyse Institutionnelle...

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  • Premier article le 09/12/2008
  • Modérateur depuis le 26/03/2009
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Derniers commentaires



  • Orélien Péréol Orélien Péréol 2 avril 2015 11:41

    @pergolese
    Le port d’un vêtement par motivation religieuse n’est pas, en soi, du prosélytisme.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tisser-de-la-laicite-par-le-151259

    Du temps de la laïcité, des députés comme l’abbé Pierre sont allés au Palais Bourbon en soutane. Je pense qu’on peut voir à la tenue vestimentaire actuelle des députés que cela ne les a pas convertis.



  • Orélien Péréol Orélien Péréol 22 mars 2015 12:01

    @JL
    Je crois que je viens de comprendre votre réponse. Pour vous, la galanterie oblige à écrire et à dire : « les femmes et les hommes », que cette règle de galanterie rend incorrect l’expression « les hommes et les femmes » et que donc la règle d’accord de l’adjectif selon la proximité ne se pose pas.

    Si votre objection est bien celle-là, je redis que la règle proposée est une règle de grammaire et non une règle sur les femmes et les hommes, donc elle pourrait s’appliquer à « la girafe et l’éléphant sont grands » et « l’éléphant et la girafe sont grandes ». Ce qui me parait impraticable, d’une part et d’autre part, mais je ne vous ai pas convaincu, les règles de grammaire sur le féminin et le masculin ne sont pas dans un lien direct avec les relations entre les femmes et les hommes.

    Quant aux moinsages, je n’y suis pour rien.



  • Orélien Péréol Orélien Péréol 19 mars 2015 09:55

    @Hervé Hum
    Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre message.

    Je ne comprends pas les expressions « homme neutre » et « homme homme ».
    En français, homme peut signifier humain (les hommes par rapport aux animaux, ou les hommes par rapport aux femmes, sans que rien ne l’indique. Mais humain peut signifier convivial, généreux par rapport à inhumain, sans que rien ne l’indique...etc.Il n’y a qu’en français que le mot homme peut prendre ces deux acceptions.
    Les droits de l’Homme sont les droits de tous, femmes et hommes. En Anglais, il n’y a pas ce problème, on peut s’appuyer sur la traduction (sur l’équivalence des expressions human rights et Droit de l’Homme) de l’un par l’autre pour montrer qu’il en est de même en français.

    Le mot n’existe pas par la chose qu’il représente. Les mots ne représentent pas toujours des choses, on ne peut montrer ni l’amitié, ni la République, ni les Alpes... et on peut en parler.
    Bien à vous.


  • Orélien Péréol Orélien Péréol 18 mars 2015 21:12

    @jesuisunhommelibre
    Je ne vais pas reprendre tous les points de votre liste. La plupart sont faux (ou arrangés pour faire la preuve de ce que vous avancez).Si les professions prestigieuses se disent plutôt au masculin, c’est parce que des hommes les occupent, ce qui est sûrement injuste, mais il y a peu de prolétaires devenus députés. Avec le mouvement d’égalité qui est en cours, cela changera.Quelques exemples :Une roulure n’est pas le féminin d’un rouleur. Une garce n’est pas une pute mais une femme méchante. Il y a eu les garçonnes, à la belle époque...Il y a des masseurs et des masseuses qui sont des kinés.

    • Un homme qui fait le trottoir : c’est un paveur. Vous croyez vraiment ? C’est quand la dernière fois que vous en avez vu un ?...etc.
    • Un péripatéticien : c’est un homme partisan de la doctrine d’Aristote. Vous en connaissez beaucoup, des péripatéticiens ? Vous entendez ce mot combien de fois par an ?
    • Il y a des politiciens, comme vous dites, qui ont beaucoup de moralité... etc.


  • Orélien Péréol Orélien Péréol 18 mars 2015 18:46

    http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/05/08/sexe-et-genre_1518149_3232.html


    Sexe et genre
    par Aurélien Péréol
    06.05.11

    Nous vivons un temps où la distinction entre le sexe et le genre s’estompe jusqu’à disparaitre dans le discours des « analystes » des relations hommes-femmes. Il faut mettre des guillemets à analyste parce que sans cette distinction, on ne peut rien dire d’intelligent, intelligent veut dire qui comprend le monde. Les mots n’ont pas de sexe, les mots ont parfois un genre.

    Un imbécile voit passer un hélicoptère haut dans le ciel et dit à son ami, imbécile comme lui : « Oh t’as vu ? une hélicoptère ! » L’autre lève les yeux en disant : « Ah non ! un hélicoptère ! _ Ben dis donc ! t’as une sacrée vue ! »

    Cette histoire drolatique illustre cette différence fondamentale entre sexe et genre. Le sexe est dans le réel, on n’y peut rien, le genre est dans le symbolique, on le bâtit, sous contrainte, mais avec de la liberté. Les mots n’ont pas de sexe, les mots ont un genre. Certains prétendent que la règle grammaticale qui impose d’accorder grammaticalement masculin un complément de noms féminins et masculins porteraient domination du sexe masculin sur le sexe féminin.

    Cette confusion est vraiment tragique pour les relations hommes-femmes et c’est mettre de la domination là où il n’y en a pas. Nous vivons dans une idéologie généralisée qui consiste à faire honte aux hommes de la domination qu’ils exerceraient sur les femmes en permanence et à propos de toutes activités, même prétendument la grammaire.

    Notons au passage que c’est donner beaucoup de pouvoir aux grammairiens alors que la grammaire et l’orthographe sont en désuétude et ne commandent presque plus personne ! Chacun écrit à sa convenance, ce qui impliquerait une déstructuration des esprits, autre discours classique sur la grammaire et l’orthographe.

    Là, certains imaginent qu’une réforme de la grammaire serait efficace pour contrer une structuration des esprits naissant de la grammaire ! et qui leur paraît inégalitaire !

    Le genre ne correspond pas toujours au sexe, même quand il y a sexe. Pour la plupart des noms, il n’y a pas de sexe. Les noms des animaux « proches » ont des genres liés au sexe, les plus lointains non : une girafe, une souris… (il n’y a pas de raison dans le réel pour que ce nom soit féminin et n’ai pas de masculin, c’est pur convention) ; un puma, un daim… même chose inversée symétrique.

    Une victime genre féminin quel que soit le sexe. Un mannequin genre masculin quel que soit le sexe. Une sentinelle genre féminin quel que soit le sexe.

    La plupart des valeurs sont du genre féminin : liberté, égalité, fraternité, solidarité…

    Bref, il faut vraiment être dans un grand aveuglement pour confondre aussi naïvement sexe et genre. Et vouloir étendre cet aveuglement le plus possible relève, et tant pis si je ne suis pas publié, de la montée de l’obscurantisme. La raison, genre féminin, devrait dominer notre rapport à l’écriture.

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