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benedicte_gab

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  • benedicte_gab 19 octobre 2017 20:22

    Ne soyez pas trop dur avec la personne interviewée. D’une part c’est loin d’être une apologie du régime, et s’il a de la famille au pays il a intérêt pour leur sécurité à rester relativement modéré dans ses propos.

    Mais la photo de la banderole en fin d’article n’est pas sans intérêt, au vu de la propagande du gouvernement. On sent la colère dans la question avec les 3 points d’interrogation, et si « insécurité » fait référence à la criminalité, « pénurie » fait référence à la grave crise alimentaire et sanitaire que subit la population avec les conséquences de la sous-alimentation en terme de maladie et de mortalité infantile, et « injustices, répression, mensonges et pour mon futur » vise directement la nature due régime chaviste et son fonctionnement. 

    La criminalité a peut-être toujours été un problème mais avec la pénurie alimentaire, de produits de base et de médicaments elle a explosée. La police est corrompue, les criminels ne sont presque jamais arrêtés et jugés. Mello n’exagère pas en disant que tous les week-end à Caracas c’est autant de morts que dans les manifs depuis le début ... l’insécurité est permanente dans le pays. Mais cela prouve que le gouvernement bolivarien est aussi corrompu que les précédents, n’a mené aucune lutte contre la corruption de la police, une police corrompue n’est pas sans avantage pour un régime corrompu et tyrannique. 

    Je ne cache pas que j’ai soutenu le chavisme au départ, parce que les vénézuéliens soutenaient leur gouvernement, que les attaques à son encontre relevaient à ce moment-là de la mauvaise foi, qu’on avait des informations de sources indépendantes en provenance du pays, la parole des gens, les réalisations en cours, que les élections étaient transparentes, que leur régularité étaient certifiée par des observateurs indépendants non choisis par le gouvernement et dont certains venaient même de pays hostiles au gouvernement comme les USA, et que la constitution était respectée, dont le droit au référendum révocatoire.

    Mais, avec le recul ; il semble que tout ceci n’ait eu pour but que d’endormir la population et obtenir d’elle une confiance absolue, ainsi qu’une partie de l’opinion internationale, le temps que les chavistes puissent concentrer tous les pouvoirs entre leurs mains ... et ils ont commencé à tomber le masque, c’est un régime mafieux et dictatorial qui a pille l’argent du pétrole, n’a distribué que des miettes à la population, et prêt à se maintenir par tous les moyens au pouvoir.
    Lors des législatives, le régime a fraudé mais avait sous-estimé sont rejet par les vénézuéliens, donc le front d’opposition arc-en-ciel (toutes les tendances politiques du pays) a réussi à l’emporter ... pas de souci assemblée déclarée nulle et non avenue, depuis les élections sont une mascarade digne d’une république bananière, sans aucun contrôle possible, une nouvelle assemblée fantoche à la botte du régime, rebelote pour les élections des gouverneurs ... c’est plus la peine d’aller voter au Venezuela peu importe ce que tu votes, le gouvernement donnera les résultats qu’il veut. Et le régime tire sur le peuple qui manifeste sa colère ...

    Le comportement de chien de Pavlov c’est pas mon truc. Il suffit pas que j’entende brailler « c’est un complot de la CIA et des USA », pour que cela paralyse mon esprit critique et que je me mette à hurler au loup avec celui qui le crie, sans chercher à savoir ce qu’il en est.
    Alors de voir tous ces gens se réclamant de gauche, anti-système, vouloir changer la société, etc .. se pâmer comme un seul homme devant Maduro, appeler « victoire de la démocratie » son déni le plus évident, et par la même cracher sur le peuple vénézuélien qui cherche désespérément à sortir du cauchemar dans lequel il s’est retrouvé piégé : j’ai envie de vomir ... et l’avenir me parait bien sombre ! 



  • benedicte_gab 18 octobre 2017 21:04

    Je cite un fait tiré de « La société de consommation » de Baudrillard pour illustrer la manière dont les riches déplacent la barrière pour mettre à l’écart les moins riches, les pauvres n’en parlons même pas. Le tennis a été un sport une activité de riche, mais quand le tennis s’est « démocratisé, les riches se sont mis au golf.

    Ce qui est à noter, c’est que la psychopathologie des »riches« a pour conséquence, qu’ils ne font rien par plaisir, parce qu’ils aiment le faire, mais uniquement pour marquer leur rang et leur territoire et en exclure ceux qu’ils méprisent et jugent de les côtoyer. 
     Il y a fort longtemps (je ne suis pas toute jeune) dans l’émission Dimanche Martin, animée par feu Jacques Martin, celui-ci avait fait déguster en aveugle (c’est à dire en cachant les étiquettes des bouteilles), à des tastevins officiant dans les plus prestigieux concours médaillant les vins, une dizaine de bouteilles, en leur demandant de désigner le meilleur vin après dégustation. Ils avaient été quasi unanime à désigner le même. Or quand les étiquettes ont été révélées et leur prix d’achat, il s’est avéré qu’ils avaient primé le moins cher, celui que la classe moyenne pouvait s’offrir sans problème pour célébrer une occasion, face à des vins allant de bien plus cher à hors de prix. Mais la qualité gustative n’est pas le critère pour les riches, seul le prix compte, et le fait qu’ils soient les seuls à pouvoir l’acheter ... lol 
    Autre anecdote, remontant à quelques années, mais je n’ai pas la notion du temps. Une émission de télé avec mixé des jeunes du 93 avec des jeunes riches de Neuilly ou quelque chose de similaire. A noter que c’était à sens unique du 93 vers Neuilly sans que ceux de Neuilly aillent dans le 93. Donc ces jeunes assistent à un anniversaire donné dans un restaurant prestigieux où trône un énorme gâteau ... et lors du service du dessert, s’étonnent que l’on ne découpe pas le gâteau mais que des assiettes avec des portions arrivent, et apprennent que le gâteau qui trône est factice et n’est qu’un élément du décor... morts de rire sur le plateau télé, ils disent que chez eux, les gâteaux d’anniversaire ils se mangent tous !
    Je n’aime pas les riches et j’assume, mais je ne les jalouse, ni ne les envie ... s’ils n’étaient pas aussi nuisibles, à toujours trouver que le quignon de pain qu’ils laissent au plus pauvres est toujours trop gros alors qu’ils ne savent pas quoi faire de l’argent qu’ils accumulent, je les laisserais à leur vide et sécheresse d’âme, leur vie de dandinage de croupion dépourvue du moindre plaisir ou sentiment de satiété. 
    Le racisme anti-riches, c’est comme le racisme anti-blanc, ce n’est qu’une conséquence du racisme des uns et des autres, quand tu ne reçois que mépris,dévalorisation et violence institutionnelle, tu développes des réactions similaires inverses, c’est humain et compréhensible ... que ça ne nous permette pas d’avancer dans la bonne direction c’est sûr, mais tant qu’il s’agira de reprocher à l’autre la paille qu’il a dans son oeil, en refusant de voir la poutre dans le sien ... la situation et les tensions s’aggraveront. Je ne suis pas croyante, mais la parabole reste d’actualité.
    Donc au lieu de s’aligner sur la psychopathie des riches, il me semblerait que réfléchir collectivement à ce que devrait être les bases et valeurs d’une société »heureuse" où il fait bon vivre, et établir un diagnostic des obstacles dans la société actuelle à un changement de paradigme et d’orientation serait un point de départ incontournable. Mais le sport collectif le plus pratiqué, de se cracher les uns sur les autres, de se chercher repoussoirs et faire-valoirs, de comment se sentir et prétendre supérieurs à d’autre, et de foncer sans aucune réflexion, comme un taureau sur la muleta, sur les épouvantails brandis par les uns et les autres .... ben je ne suis pas optimiste concernant l’avenir.


  • benedicte_gab 18 octobre 2017 20:04

    @Amaury

    Je ne peux qu’être d’accord avec la critique de ces journées gadgets dont le nombre ne cesse de pulluler, dont le seul impact est de se donner bonne conscience à peu de frais et sans rien faire de concret. Je le suis également sur un caritatif dont les structures ne sont que la nouvelle mouture des « dames patronnesses », ont le coeur aussi sec, à la différence toutefois qu’une majorité des bénévoles qui font tourner ces structures le font avec coeur et sont touchées par la situation des personnes qu’elles tentent d’aider.

    Pour avoir discuté avec une bénévole de l’association de chien d’aveugle fondée par Arletty, ceux qui ont de l’argent donnent rarement, évidemment il y a des exceptions qui confirment la règle, ce sont majoritairement ceux qui ont peu qui donnent, peu évidemment, ils n’ont pas les moyens mais sur le peu qu’ils ont ils donnent un peu.

    Par contre votre postulat de départ sur la pauvreté est à priori faux, bien que je ne doute pas que vous le croyez sincèrement, parce que nous sommes conditionnés à penser ainsi, que c’est une croyance collective et ce n’est pas la seule qui soit dénuée de fondement.

    La pauvreté n’est pas inhérente à la « condition humaine » elle est une construction sociale des sociétés d’asservissement appelées « civilisations » pour lui donner un vernis de vertu et d’évolution. Depuis l’antiquité nous somme une société d’asservissement.

    Ce qui caractérise (entre autre et très schématiquement, voire caricaturalemen) la structure de ce type de société est qu’une minorité en fantasme de toute-puissance et d’immortalité, met la majorité de ses concitoyens en coupe réglée, les considère comme du bétail, les spolie de leur usage des biens communs, dont elle s’attribue la propriété exclusive, et de leur droit à décider de leur existence. Il faut beaucoup de pauvres, avec volant de miséreux pour permettre à la caste dirigeante d’assouvir ses fantasmes, qui ne le sont jamais, l’avidité étant un tonneau des danaïdes.

    Richesse et pauvreté sont les deux faces d’un même concept. Pour se sentir toujours plus puissants, il y a 2 moyens. L’un les guerres impériales, coloniales, etc. pour augmenter le nombre de personnes sous leur coupe, c’est toujours en-cours même si l’on prétend parer de vertu ces actes d’agression criminels en « guerres humanitaires » sauf que les peuples concernés en font les frais (Irak, Lybie et Syrie pour les plus récents) avec de plus des systèmes genre Francafrique, que la France n’est pas la seule à mettre en oeuvre. L’autre paupériser davantage la population pour augmenter l’écart de revenu, mise en œuvre depuis un bon moment en France et ailleurs … les ultra-riches sont de plus en plus riches ce qui va de pair avec une paupérisation accrue des populations.

    Il ne faut pas confondre culture et civilisation, bien que nous ayons déjà détruits une partie d’entre elles, il y a autant de cultures et sociétés humaines différentes que de peuples. Et nombre de ceux qui n’ont pas créé de civilisation (pas tous, on peut être un peuple psychopathique sans pour autant créer de civilisation) considère l’accumulation de possession et l’avidité de pouvoir comme relevant de la folie ou de la nuisance, bien conscients que ceux qui sont mus par elles, nuisent à l’intérêt général et au bien-vivre de la communauté. Le mépris dans lequel la majorité des « civilisés » (et ce n’est pas un procès d’intention à votre égard, je ne connais pas le regard que vous portez sur ces peuples) tiennent les peuples indigènes, empêche de voir que cette croyance n’est qu’une croyance et la conséquence d’un comportement pathologique cultivé depuis l’antiquité.

    Citation d’Alex Etcitty du peuple navajo, ami de l’écrivain Tony Hillerman dont les romans policiers se situent en territoire Navajo : « On m’a appris que c’était une chose juste de posséder ce que l’on a. Mais si on commence à avoir trop, cela montre que l’on ne se préoccupe pas des siens comme on le devrait. Si l’on devient riche, c’est que l’on a pris des choses qui appartiennent à d’autres. Prononcer les mots « Navajo riche » revient à dire « eau sèche ». »

    Je trouve la citation particulièrement parlante, mais les navajos ne sont pas un cas isolé, et ce n’est pas un hasard si la seule tentative actuelle d’expérimentation d’une autre société, d’une autre gouvernance, à l’échelle d’un territoire, le zapatisme est mise en œuvre par des peuples indigènes.

    Je répète que l’avidité de possession, de pouvoir et la cupidité, ne sont pas des tares inhérentes à l’humanité, mais des tares cultivées par un certain type de société, et ne pas en prendre conscience est le plus sûr moyen de ne jamais aller vers une société plus saine, parce que pour corriger un problème, il faut en diagnostiquer les causes réelles, sinon on continue à le creuser tout en prétendant travailler à le résoudre, et ceci pouvant être fait en toute bonne foi.

    Il ne s’agit pas de supprimer les riches pour rendre tout le monde pauvre comme le hurlent certains, ou de répartir la misère, mais de comprendre la réalité que recouvre le double concept de richesse/pauvreté, comprendre que le premier ne va pas sans le second, que c’est un cercle vicieux, une spirale infernale.

    Je ne peux pas développer dans un commentaire. Je ferais un parallèle. Quand vous avez faim ou soif, le fait d’étancher cette faim ou cette soif, en mangeant ou en buvant de l’eau, procure un bien-être, un sentiment de satiété. Un boulimique ne connaît pas la satiété, et la boulimie est bien considérée comme un trouble pathologique, ou résultant dans certains cas d’un dysfonctionnement biologique … il ne viendrait à l’idée de personne de sensé de prétendre qu’être boulimique est être supérieur et de valoriser et cultiver cette pathologie à l’échelle d’une société. C’est pourtant ce que l’on fait avec l’avidité de possession, apanage autrefois de la seule oligarchie, et la base du consumérisme actuel. Mais ce que vous croyez vouloir et croyez qu’il vous manque pour être heureux, une fois acquis ne vous apporte aucun sentiment de satiété, aucune réelle satisfaction, et vous voulez autre chose, parce que le manque que vous ressentez vous ne l’avez pas diagnostiqué et vous ne le pourrez pas tant que vous croyez sincèrement que c’est l’accumulation de possession qui peut le combler. De même que le boulimique (dont la boulimie n’est pas d’origine biologique) n’entend pas son corps lui dire c’est assez et que ce n’est pas l’absorption de nourriture qui comblera ta sensation de manque, celui enfermé dans la spirale du consumérisme ou de l’avidité de possession, n’entend pas son âme (à prendre au sens religieux du terme, je sais vous êtes croyant mais ce n’est pas mon cas, l’âme est pour moi l’énergie vitale qui anime, la partie intangible de l’être indissociable de sa partie tangible corporelle et ne fait qu’un avec elle) lui dire stop, ce n’est pas ça qui comblera ta sensation de manque.

    J’espère que vous ne prendrez pas ce long commentaire comme une attaque personnelle. Vous ne faites pas mystère du milieu dans lequel vous êtes né et auquel vous appartenez. Je n’aime pas ce milieu mais je ne suis pas sectaire. Je vous reconnais un certain esprit critique par rapport à votre milieu, je pense que vous n’allez pas au fond des choses, mais c’est un reproche que je pourrais faire à la majorité de mes semblables.

    Par ailleurs comme d’autres auteurs sur Avox, vous ne méritez pas de servir de tête de turc à certains, dont l’occupation principale semble être de cracher sur les autres, et systématiquement sur certains en particulier, quoi qu’ils disent, sans avoir quoi que ce soit à dire ou à argumenter sur le sujet de l’article, parfois on se demande même s’ils ont pris la peine de le lire ! Je trouve ça navrant et fait que le fil des commentaires sur Avox ressemble de plus en plus à la poubelle de ceux des articles des médias mainstream. Ce n’était pas comme ça au début.

    J’ai fait assez long j’arrête … sincères salutations.



  • benedicte_gab 12 octobre 2017 17:12

    Vous dites que « Nous sommes, en Europe, moins menacés par l’intégration dans une communauté supra-nationale que par les mouvements de division interne qui travaillent les vieilles nations. » mais en fait je pense que les mouvements de division interne sont justement liés à la dépossession des populations de tout pouvoir sur les orientations politiques par cette entité supra-nationale et dictatoriale qu’est devenue l’UE et dont les gouvernements nationaux sont devenus de simples exécutant écrasant les peuples pour satisfaire la seule cupidité des oligarchies européennes. Normal dans ces conditions que l’on assiste à des replis identitaires visant à se soustraire à cet écrasement et espérant relocaliser le pouvoir politique, que cela soit réellement conscient ou non, et que ce soit les régions qui ont réussi à conserver une certaine forme d’identité culturelle qui soient les premières demandeuses. 

    Par ailleurs il semble que le sentiment indépendantiste a progressé en Catalogne a partir du moment où Madrid a fait casser par le conseil constitutionnel le statut d’autonomie qu’elle avait obtenu ... 
    Toutefois quand ça l’arrange cette oligarchie n’a pas de souci pour atomiser la Yougoslavie puis reconnaître l’indépendance proclamée unilatéralement du Kosovo ... si ça peut lui profiter.
    Aux catalans de voir, ce n’est pas à moi de décider pour eux, d’autant plus qu’il me semble difficile n’ayant pas de contacts là-bas de savoir ce qu’ils pensent et veulent vraiment.


  • benedicte_gab 5 octobre 2017 20:39

    @Jeekes
    c’est parce que ça a changé antérieurement la taxe des ordures ménagères n’était pas sur la taxe foncière, donc depuis qu’elle est sur la taxe foncière elle doit être récupérée par le propriétaire loueur à son locataire ... pour ceux qui sont propriétaires seulement de leur résidence principale, le changement ne change rien si on peut dire, peu importe l’imprimé sur lequel cette charge est à payer.

    Je ne connais pas les raisons de ce changement qui a eu lieu il y a quelques années déjà.
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