Rien ne prouve le lien entre l’ arrêt des rétrocommissions et l’ attentat de Karachi. C’est vrai, les politiques d’ailleurs semblent ne pas être plus affolés que ça. Ils savent que des documents « ont peut-être disparus ou devenus inutiles » pour faire la preuve. Ceci dit l’ attentat a eu lieu au lendemain de l’ élection de Chirac et rien ne dit que ceux qui ont été « frustrés » n’ont pas attendu cette élection pour faire leur mauvais coup en signe de vengeance. Comme tout le monde le sait, la vengeance est un plat qui se mange froid. Entre 1995 et 2002 beaucoup d’eau à couler sous les ponts, cette affaire de Karachi n’étant pas le premier souci des élites politiques et des français, elle a quitté les espaces médiatiques dominants.
« Ce n’est qu’un début », film réalisé auprès de petits à la maternelle qui apprennent à questionner et à se questionner.
Ce serait un sacré pas en avant si tous les petits apprenaient très tôt à utiliser le « langage » pour s’exprimer à l’oral puis à l’écrit.
La langue (le français) est la base de toute compréhension quelque soit les matières même pour les langues étrangères. Monsieur Chatel sait-il que des jeunes de 18-20 ans possèdent à peine mille mots ? Quand on a un aussi médiocre bagage lexicale, l’urgence ce n’est pas les cours de philo en seconde mais des cours de français dès la première année de maternelle.
Le meilleur des professeurs en philo ou en littérature ne peut pas aider un jeune qui a de telles lacunes en une ou deux années.
Des veaux les français ? C’est tout à fait possible jusqu’ au jour où personne ne s’y attend, les veaux se transforment en chiens méchants.
Pendant que les loups de l’ U M P se jettent sur des carcasses encore fumantes, ils ne s’intéresse pas au peuple, ils ne peuvent pas faire deux choses en même temps et pour une fois c’est très bien comme ça, le peuple sait qu’il ne peut pas compter sur les élites de la classe dominante, (média, économie, industrie, politique, etc...) alors il se prendra en main ce qui n’est absolument pas prévu par l’ oligarchie mondiale.
Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de l’auteur de cet article. Le président des riches posent de plus en plus de problèmes. Ceci dit, un Fillon ou un Villepin seraient de bons candidats pour les riches (pas de changement de politique) mais pour les salariés, ils devront se serrer la ceinture année après année.
Si la classe dominante de notre société avait réellement besoin de têtes bien faites, plus de problème, 98% des petits français arrivants en sixième sauraient lire, écrire, faire les 4 opérations, résoudre des problèmes qui s’appuient sur la logique, etc...
Malheureusement, la classe dominante estime qu’ avec 25 % ( à la louche) de la population instruites, elle peut faire tourner la machine. Pas besoin que les gens soient émancipés intellectuellement car cela leur pose plus de problème que de solutions.
L’école de Jules Ferry était destinée à former des citoyens capables de voter (savoir lire, écrire, compter était le minimum),
L’ école de nos ministres de la 5 ème république est de produire des consommateurs dépendants d’une multitudes de services (entreprises et actionnaires oblige) parce que des individus qui pensent et réfléchissent par eux même ne rapportent rien à l’économie de marché : - écoles des parents -entreprises de soutiens scolaires -multitudes d’ouvrages « pour aider son enfant » à l’école -cahier de devoirs -méthodes d’apprentissage des langues -blogues pour aider aux devoirs -livres de vulgarisation de la pédagogie pour les parents -livres documentaires pour compléter l’enseignement scolaire -jeux éducatifs -voyages « dit pédagogiques -appareils technologiques -fournitures scolaires avec ou sans logo de personnages audio-visuels ( trousses, stylos, règles, etc...) -etc... j’en oublie certainement. L’enfant est un »vrai marché« pour l’économie, il n’est pas question que ce marché passe sous le nez des capitaines d’industrie.
Les enseignants face à cette puissance économique ne sont pas armés pour défendre leur métier. Ils ont oubliés qu’ils étaient aussi des citoyens et qu’ à ce titre l’oligarchie qui nous gouverne les considère comme tout salarié à présent : »une variable d’ajustement de l’économie", ni plus ni moins. Avant hier ils y avaient des élèves,hier des élèves-consommateurs, aujourd’hui du CP jusqu’ au BAC ce sont des clients en qui attendent un service. (public ou privé c’est un autre sujet)
L’auteur de l’article n’a jamais si bien dit quand il écrit :« Nicolas Sarkozy n’est pas là pour proposer quoi que ce soit mais juste pour exécuter et obéir le doigt sur la couture du pantalon »......
surtout au MEDEF.
« Hier soir, Laurence Parisot était l’invitée d’Europe1. Après s’être : » ... / ...
réjouie du maintien de François Fillon, estimant qu’il était "un homme
d’une grande rigueur, d’une grande solidité, qui sait faire face aux
événements avec beaucoup de maîtrise« elle a annoncé qu’elle allait : » ... / ...rencontrer les leaders syndicaux pour des entretiens bilatéraux en vue d’établir un agenda social « - Le Point
Et c’est quoi, l’agenda social vu par le MEDEF ?
»
Pour la présidente du Medef, il faut trouver le moyen d’accélérer
toutes les négociations en cours, notamment celle sur la modernisation
des institutions représentatives du personnel " C’est à dire :
les Comités d’entreprise, les Délégués du personnel, les Délégués
syndicaux, les Comité d ’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de
Travail et les Conseils des Prud’hommes - Ministère du travail
Et,
nul besoin d’être grand clerc pour imaginer la teneur des « adaptations »
que le MEDEF entend apporter à ces institutions ... D’autant que c’est
en novembre de cette année que devrait être remis à Xavier Bertrand, le
nouveau ministre du travail, le rapport Mougin (du nom du DRH du goupe
Vinci) commandé par Xavier Darcos, dont la lettre de mission disait : "
... / ... Les entreprises ressentent de l’insécurité face à une application du travail souvent mouvante, instable et parfois peu claire« , souhaitant »des propositions précises afin que le droit du travail soit un droit plus sûr, plus stable, plus simple .... / ...« et d’ajouter que celui-ci : » ... / ... génère beaucoup de contentieux« . »Il serait nécessaire, par exemple, de créer une échelle raisonnée de sanctions... / ... " - Le Monde
Une
façon habile de « tordre le coup » aux Conseils des Prud’hommes qui sont
dans le collimateur du MEDEF depuis de nombreuses années ?
Le MEDEF propose également une : « modernisation du paritarisme » pour : « préparer des négociations évidentes sur les régimes de retraite complémentaires Agirc-Arcco »
Car,
il faut savoir que les accords régissant l’Arrco et l’Agirc expirent au
31 décembre 2010. C’est pourquoi, le 25 novembre, syndicats de salariés
et d’employeurs se retrouveront pour « adapter » les régimes
complémentaires aux nouvelles règles. Et cette négociation est
extrêmement importante puisque l’Arrco concerne tous les salariés du
privé et l’Agirc les cadres. Nous explique Le Figaro, qui ajoute que : " En
théorie, faute d’accord, ce fonds s’éteindra et de fortes décotes
s’appliqueront aux salariés cessant le travail avant 65 ans ... / ... "
Même
si le MEDEF ne souhaite probablement pas « aller au clash », il va lui
falloir, en ces temps de fort chômage des plus jeunes et des plus âgés,
apporter des idées pour justifier sa « victoire » du report de l’âge de
la retraite et l’allongement de la durée de cotisation.
C’est ce que Laurence Parisot a commencé de faire en expliquant qu’avec les syndicats de salariés, ils : « ... / ... feront un diagnostic du marché de l’emploi ... / ... » Elle en a profité pour ressortir son serpent de mer : " ... / .... Il
y a une idée fausse qu’on a beaucoup entendu, qui serait de dire : un
senior qui reste plus longtemps dans le travail, c’est un emploi pour
un jeune en moins ... / ...Il faut que nous, entreprises, nous pensions
la relation seniors juniors de la même façon. C’est pourquoi nous réfléchissons à la mise en place de mécanismes de tutorats entre juniors et seniors ... / ... « Mesure qui ne concerne bien entendu que certains seniors encore dans l’emploi. Pour les autres ...
Mais quid des propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors ?
Le site Bastamag, qui en a fait une sérieuse analyse nous apprend que : Tout d’abord, la situation n’est pas due aux entreprises mais au : »
pacte de solidarité mis en œuvre au sortir de la Seconde Guerre
mondiale. À savoir : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la
retraite par répartition, la semaine des 40h, la création du salaire
minimum, une certaine forme de démocratie sociale / .... Pour
l’Institut Montaigne, ce pacte « non seulement ne contribue plus à
assurer la cohésion sociale mais il la menace. Dangereusement ... / ... «
C’est à dire ?
Le CDI : » .... / ... Il
est donc proposé de le rendre plus « flexible » (proposition n°9). En
gros, d’en faire un CDD – ce dernier serait supprimé – sans la prime de
précarité. Ce contrat plus flexible permettra aux employeurs de changer
unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou
encore le temps de travail. L’entreprise pourrait ainsi congédier un
salarié à l’issue d’une mission soi-disant indéterminée… Et ce, sans
contrepartie financière ... / ... «
Les salaires : » ... / ... La
hausse continue des salaires tout au long de la carrière
professionnelle », à cause de l’ancienneté, est un frein à «
l’attractivité des seniors ... / ... «
La durée de cotisation pour obtenir sa retraite : » ... / ... L’institut
demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la
retraite (proposition n°14). Et l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de
la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein
(actuellement fixée à 41 ans à partir de 2012) ... / ... « Ce qui selon Bastamag revient à : » travailler 44 ans en CDD permanent avec des salaires très variables ... / ... «
Et cerise sur le gâteau : » L’institut
déplore ainsi une certaine défiance des jeunes et des seniors à l’égard
du travail. Les premiers n’en font pas leur priorité, les seconds font
tout pour en sortir dès qu’ils en acquièrent le droit ... / ... Pour
les inspirateurs du Medef, cette aggravation du mal-être au travail est
peut-être due, elle aussi, au « pacte de solidarité » de 1945. Ne
serait-ce pas cette archaïque Sécurité sociale qui permet trop
facilement aux salariés de se déclarer malade ou d’être victime d’un
accident du travail, ce qui bloque indument un poste de travail ?
Ce que note Bastamag, c’est l’absence de commentaire sur les " ... / ... dispositifs
d’exonérations fiscales dont bénéficient les entreprises." soit : ... /
... plus de 172 milliards d’euros en 2010 « comme l’indique le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires ( page 10). C’est à dire : » dix-sept fois le déficit actuel des caisses de retraite « et le rapport de rappeller que : » Le nombre de ces dispositifs est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010."
Mais
Laurence Parisot préfère évoquer le déficit de l’état et les mesures de
prises pour sa réduction, engagées par le gouvernement, affirmant que :
" Si nous continuons en ce sens, nous
pourrions atteindre les 3% ou 4% de croissance d’ici 2015. Sinon, les
questions sociales vont devenir dramatiques« - Le Figaro
Réduction du déficit auquel le MEDEF est les employeurs ne participeront pas puisque : »
La majorité sénatoriale est revenue, à la demande du gouvernement, sur
un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale
(PLFSS) pour 2011 (voir Slovar) limitant les allègements de charges pour les entreprises que dénonçait vivement le Medef « - Le Point
Bienvenue dans le monde merveilleux du MEDEF, de ses adhérents et ... de ses actionnaires ! »
Jean-Louis Borloo ne veut peut-être pas participer à la prochaine phase social , Sarko n’ a pas fini la casse du programme du CNR.