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  • Blé 10 janvier 2010 06:55

    Un bel article, intéressant et instructif.

    Cependant il manque quelque chose à cet article, c’est l’aspect socio-économique-professionnel qui est écarté de ce débat.

    Un-e français-e de culture musulmane cadre dans une entreprise a t-il/elle les mêmes handicapes qu’un-e français-e vivant dans un quartier populaire pour ne pas dire un ghetto, où la loi du plus fort (du machisme) règne, où 40% de la jeunesse est au chômage, où la grande majorité vie avec un demi SMIC ou le R S A ?

    Transformer les problèmes socio-économiques (lutte des classes) en débat sur « l’identité française » occupe ceux et celles qui ont du temps à perde où qui ne veulent pas voir la réalité en face.

    Aux U.S.A le racisme a permis de maintenir 90% de la population noire dans la misère. Veut-on la même chose en France ?



  • Blé 9 janvier 2010 06:54

    Les enfants des patrons qui ont collaborés sous Pétain prennent leur revanche. L’historienne Annie Lacrois-Riz démontre comment cette guerre a été profitable à la bourgeoisie financière.

    Une boucherie en 14-18, les enfants de ces soldats morts pour la France sont rappelés à leur tour en 39 pour enfin de compte protéger les capitalistes.
    Le sang des citoyens ne méritent pas un effort de la part du patronat. Les nationalisations et les services publics après guerre ont été l’un des moyens pour « pacifier » la France et surtout pour détourner les travailleurs de l’idéologie de gauche.

     Aujourd’hui, qui irait versé son sang pour défendre les intérêts de Bouygue, d’un Lagardère, de la BNP ou du Crédit Lyonnais ?
    Ils ont donc fait en sorte que ce ne soient plus utile,la guerre se fait sous la forme économique, les soldats sont les salariés qui sont sacrifiés sur l’autel du $, du yen et de l’€. pour les banquiers et les rentiers.

    Le courage des hommes politiques en France, en Europe se limite à imposer aux peuples les critères économiques qu’exigent une poignée d’hommes du monde de l’ économie et de la finance. Le modèle social chinois a de l’avenir. Un salarié européen aujourd’hui est toujours trop payé, le coût du travail pour le MEDEF est toujours trop cher et ruineux.

    Pour occuper les esprits, les chefs d’état propagent des guerres contre le terrorisme qui fait bien moins de victimes à travers le monde que le capitalisme sauvage qui pille, saccage, affame, supprime tout ce qui ne fait pas de bénef. Par ailleurs, on divise, on crée des clivages artificiels entre les gens.

    Plus facile de s’en prendre au terrorisme pour imposer une restriction des libertés individuelles que de dire que la guerre économique (Chine, Inde, Amérique Latine, U S A,) ne peut que conduire vers des révoltes de peuples sur tous les continents et que les états vont devoir les contenir. A ce jour, rien est fait pour réguler les places boursières ; les citoyens n’ont pas fini de payer des intérêts aux banques qui vivent sur leur dos.



  • Blé 9 janvier 2010 06:00

    @ Johan :

    Du travail, il y en a à la pelle, ce sont les emplois qui manquent.

     Demander aux auxiliaires de vie, aux enseignants, aux infirmières, aux femmes de ménages, demander au salariés de France télécom, aux techniciens d’EDF, aux postiers, aux manutentionnaires, etc... ceux qui ont un boulot doivent fournir un maximum pour cause de rentabilité, de compétitivité, et de concurrence car le boulot est devenu un coût et non plus un investissement.

    Ce n’est pas pôle emploi qui créera des emplois ni les chômeurs mais la droite a le génie de faire porter les responsabilités sur les victimes et je constate qu’ auprès de pas mal de gens, ça marche.On connait bien cette musique : un fonctionnaire ça pantoufle, un chômeur c’est un fainéant, un jeune c’est un délinquant en puissance.

     Sarko voulait remettre la France au travail. Et bien qu’il le fasse et qu’il se taise ça fera du bien à tout le monde.



  • Blé 9 janvier 2010 05:17

    Je trouve cet article est intéressant car il montre combien, Sarko réussi là où tout le monde prétend qu’il est en échec. Tout dépend du point de vue où l’on se place.
    Il a été élu pour rompre avec une société « ringarde » : sécurité social, droit du travail, santé publique, scolarité ayant donné de bons résultats par le passé, etc...

    Il fallait rompre avec tout ça,il faut « modernisé »la société.
     Sarko « modernise » et selon son idéologie qu’il applique, il réussit très bien.Les citoyens ont de moins en moins de droits et de libertés.

    J’espère que tout le monde a compris que ce sont les banques et les lobbyes qui gouvernent le gouvernement.
    Ces puissances d’argent ne veulent plus que la politique se mêlent de leurs affaires. Le rôle des politiques est d’occuper les espaces médiatiques et les esprits. La multiplicité des réformes et la vitesse permette un enfumage permanent.
    A ce jour, il n’y a pratiquement plus de contre pouvoirs, le droit des affaires s’installent à la place du droit civil, les valeurs républicaines disparaissent parce que les directives de Bruxelles doivent être mise en oeuvre, l’A G C S exige la privatisation de tous les services publics et cette privatision est en cours.

    Il ne faut pas s’en prendre au bonhomme Sarko, c’est une grave erreur,il n’est qu’une marionnette qui peut-être remplacée très rapidement par une autre.
    Il faut s’en prendre aux directives qui sont dictées par les puissances de l’argent au niveau européen et mondial, il faut comprendre que les peuples européens comme sur d’autres continents sont mis à la disposition de l’économie de marché et de la finance.

    Sarko réussit fort bien sa réforme néo-libérale. Maintenant, que les français qui ont votés pour lui n’aient pas compris ses discours lors de sa campagne présidentielle, c’est possible, mais il n’a jamais caché ce qu’il allait faire : protéger les riches, précariser et vulnérabiliser le plus nombre. A ce jour cette politique est réussie.



  • Blé 8 janvier 2010 13:27

    J’expliquerais plus volontiers la mise en retrait de monsieur Séguin par ceux qui avaient plus d’ambition que lui en politique et par leur origine appartenait déjà à la catégorie sociale des décideurs
    Séguin est un pur produit de l’école républicaine, cette école mise à mal aujourd’hui avec l’A G C S qui doit rentrer en vigueur le plus rapidement possible. De condition modeste, l’école républicaine lui a permis d’étudier puisqu’il aimait ça et d’atteindre un haut niveau dans la société.
     Un autre détail qui est aussi valable pour d’autres, dans les sphères du pouvoir et de prise de décision, la cooptation se fait entre gens du même monde. Bourdieu en a fait la démonstration dans « Les Héritiers ».

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