Technicien informatique de 38 ans résidant à Strasbourg, je m'interesse à tout, je lis encore un peu la presse (presse de tous les bords, presse inféodée comme presse indépendante), les livres en général et la science-fiction en particulier.
Qu’est ce que « vous », vous avez déjà vu que vous avez l’impression de « revoir » et qui vous fait des frissons dans le dos ? Vous avez vécu la nuit de cristal ? Vous étiez dans le Titanic ? C’est quoi ce commentaire ?
On se fout de Kim Dotcom... Le partage libre des oeuvres culturels est un fait historique qui s’impose simplement à cause de la technologie ; Megaupload était une manifestation de cette évolution historique et Kim Dotcom n’était qu’un petit pion remplacable.
C’est un peu le même mépris des gens qui conduit certaines personnes de droite à ne voir dans un allocataire social qu’un assisté, un chomeur n’est qu’un feignant, un pauvre un accroc aux aides sociales (à ce sujet, voir l’excellent article de Buridan ici-même sur Agoravox et l’article du Canard Enchainé qu’il contient).
C’est un bien grand mot pour la production artistique grand public actuel (99% du contenu de Megaupload) qui se vautre dans le recyclage d’idées et de concepts et ne « crée » plus grand chose. Quand aux vrais créateurs, aux vrais artistes, il n’ont pas pour objectif de devenir milliardaire. Les autres ce sont des marchands. Et c’est vraiment tenir en peu d’estime le public que de croire qu’il n’achetera pas l’oeuvre s’il l’a apprécié.
On pourrait tout à fait imaginer un système où c’est le public qui décide en achetant ou non une oeuvre de la promouvoir et de permettre à l’artiste de continuer son art. Du reste, nous sommes DEJA nombreux à fonctionner sur ce modèle. C’est mon cas, et le cas de beaucoup de monde de mon entourage. Je télécharge (donc je suis un voleur selon vos critères), et si je souhaite encourager les créateurs, je n’hesite pas à acheter. Mon budget « biens culturels » n’a fait qu’augmenter depuis que je « pirate » ce qui démontre bien l’absurdité de cette chasse aux pirates. Les pirates sont aussi les clients.