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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 18 mars 2011 12:36

    C’est vous qui avez des progrès à faire, et d’ailleurs, avant de vous mêler de géopolitique, commencez par les RI, ce sera déjà pas mal.

    « Et si jamais les USA s’installent ailleurs croyez-vous que la Russie ou la Chine vont contrer militairement ? »

    Non, évidemment. Ces puissances-là ne se feront jamais la guerre, pour une raison toute simple : elles sont nucléaires et crédibles sur le plan militaire. C’est pour ça que les USA ont lâché leur « ami » Saakashvili quand les Russes ont décidé que celui-ci allait trop loin et ont envoyé l’Armée Rouge, quitte à enfreindre leur doctrine traditionnelle de non-intervention.

    Cela dit, il existe une multitude d’autres moyens pour empêcher une puissance concurrente « de s’installer » quelque part. Pour l’essentiel, ça reste de la diplomatie, des luttes d’intérêt, des conclusions d’alliances, d’accords, etc. « Montrer » ses porte-avions, ses sous-marins, ses avions, c’est un geste fort et suffit en général à se faire comprendre.

    Un exemple ?

    Vous vous rappelez peut-être de l’affaire du Koursk. A l’époque, toute la « communauté internationale » était toute en émoi, les gens étaient scotchés à leur TV, à estimer les réserves d’oxygène et à compter les heures qu’il restait à vivre à ces pauvres marins russes, tous seuls au fond de l’eau. On nous avait ressorti les visions délirantes de milliers de sous-marins soviétiques en train de rouiller à Mourmansk, bref, du pur délire médiatique.

    En réalité, le naufrage du Koursk n’était pas un accidentel, ni dû à un quelconque dysfonctionnement, et certainement pas le signe de la soi-disant décrépitude des forces armées russes. Contrairement à la version « officielle » des faits, c’est une opération d’intimidation américaine qui a mal tourné, destinée à l’origine à compromettre un contrat russo-chinois en matière d’armement. Le Koursk a en réalité été tout simplement coulé, par maladresse et malchance, il est vrai, mais bel et bien par deux sous-marins américains, qui se sont trouvés là « par hasard » (en eaux russes). Lourd incident diplomatique, qui, en temps normal, aurait logiquement dû se solder par une guerre en bonne et due forme entre les deux États. Seulement, comme je le disais plus haut, une guerre entre USA et Russie n’est pas quelque chose de sérieusement envisageable. Alors, ils se sont « arrangés » pour sauver les apparences.

    Poutine à étouffé l’affaire de son mieux, allant jusqu’à faire croire, assez maladroitement, qu’il s’agissait d’un accident ; Clinton n’a pas moufté. Cependant, il restait encore les marins du Koursk, qui, eux, savaient qui les avait torpillé. Mais comme ils devaient pas parler, on les a laissé mourir asphyxiés. Puis, on a sorti les corps, et le sous-marin, qu’on a découpé en « tranches » et fait disparaître vite fait bien fait. Les marins ont eu droit à un enterrement digne d’un Tsar, les familles ont été copieusement dédommagées et on n’en a plus parlé. Tout cela a probablement coûté fort cher à Washington, mais on ne saura jamais combien exactement. Fin de l’histoire.

    Tout cela pour confirmer que non, si les Russes et les Chinois ne veulent pas que les Américains « s’installent », ils sauront faire ce qu’il faut pour que cela n’arrive pas. Sans nécessairement en arriver à un conflit ouvert.



  • Bovinus Bovinus 18 mars 2011 00:01

    Le problème dans la mondialisation, c’est qu’elle a été produite par un certain système d’échange économique, qu’on appelle « économie de marché libérale ». Tant que les acteurs sont tous à égalité, tout va bien ; mais aujourd’hui, on est forcé de constater que cette égalité n’est qu’une vaste fumisterie. Nous sommes aujourd’hui dans une réalité économique dominée par des trusts hypertrophiés, qui tendent non à promouvoir la diversité, mais au contraire, à uniformiser, formater et niveler les sociétés et les cultures. Ces trusts sont propriétaires de multiples marques, filiales, succursales et médias, et présents dans différents secteurs, tout cela au service des intérêts de la maison-mère. Internet ne fait que refléter cette réalité dans sa propre réalité virtuelle. Ainsi, l’écrasante majorité des utilisateurs utilise le même moteur de recherche (devinez lequel), et obtient, forcément, des résultats similaires si ce n’est identiques. Ce qui permet de restreindre l’offre à un « panier » de produits similaires, si ce n’est identiques. Cela est parfaitement logique, dans le sens où écouler le même produit en énormes quantités est beaucoup plus efficient en termes de rentabilité que l’inverse (vendre un grand nombre de produits différents). Ce qui explique l’invalidation flagrante de la théorie de la « longue traîne » dans le secteur des produits culturels, par exemple.

    Internet n’est ni un bras armé, ni un outil. C’est avant tout un vecteur, un média interactif, dans le sens où il ne façonne pas son environnement, mais est, au contraire, façonné par celui-ci. Les effets et les causes de la mondialisation sont à chercher ailleurs (celle-ci est d’ailleurs apparue bien avant Internet). Il n’a fait qu’en accélérer et en amplifier les effets.



  • Bovinus Bovinus 17 mars 2011 23:24

    "Ainsi, nos gouvernants savent que la sécurité est un besoin primaire des individus, alors, ils insistent sur le sujet, utilisant les faits de société et donnant l’illusion d’agir. Ainsi vont s’expliquer certaines « gesticulations » du pouvoir."

    En fait, c’est encore plus simple que ça : la sécurité est la raison d’être et la justification ultime de l’État (cf. Hobbes si on cherche une origine à l’apparition des États, ou encore Kenneth Waltz ou Raymond Aron si on adopte le point de vue de la géopolitique). D’où il découle que le risque de l’insécurité est la seule et unique véritable garantie de l’existence des États. Ce qui explique que ces derniers déploient des trésors d’imagination et d’ingéniosité pour maintenir ce risque, ou, si il est à lui seul insuffisant, une insécurité réelle. Quitte à la créer si nécessaire.



  • Bovinus Bovinus 14 mars 2011 23:20

    Hélas, n’en déplaise à votre maître Goebbels, il ne suffit pas de répéter votre cathéchisme à l’infini sur Agoravox pour qu’il devienne une vérité, camarade lobotomisé du FN. Il vous faudrait pour cela également un minimum d’autorité, chose qu’un drapeau en guise d’avatar, fut-il tricolore, ne suffit pas à remplacer . C’est toute la différence entre les « élites » reconnues et vous : quand eux disent que le FN est le diable, on les croit.

    Pour ce qui est de De Gaulle, votre affirmation pourrait peut-être prétendre au bénéfice du doute, si on n’était pas justement aujourd’hui, et si on n’était forcé de constater qu’il ne se trouve guère de monde pour le considérer comme un « facho ». Insulter l’intelligence du lecteur dans le but de le convaincre, c’est une méthode de com’ de chez vous ?

    Au lieu de prophétiser l’avènement de Marine Le Pen, femme et mère de trois enfants, essayez plutôt de démontrer avec de vrais arguments ce que votre parti, désormais débarrassé des boulets extrémistes, tout beau tout neuf, a de plus ou de mieux que les autres. On ne vous croira pas plus, mais vous aurez l’air à la fois plus honnête, et moins imbécile.



  • Bovinus Bovinus 12 mars 2011 15:43

    "Notre seule chance de stopper l’Orwellisation de nos sociétés est de s’unir contre eux (quelles que soient nos opinions politiques, notre profession, notre classe sociale, ...)
    et de n’apporter nos voix qu’à celui (celle) qui s’engagera « contractuellement » ou Constitutionnellement, à redonner aux citoyens le pouvoir de mettre hors jeu les intérêts privés.« 

    Faut pas confondre »intérêts privés« , »grand Capital’, et « petite entreprise » non plus, hein. Je pense pas que pendre son boulanger au lampadaire stopperait l’Orwellisation de la société. Nationaliser le CAC40, ou, en tout cas, le soumettre aux intérêts nationaux, c’est déjà plus intéressant.

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