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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 11 mars 2011 02:07

    Malheur, j’avais oublié la déchéance de la nationalité française dans la version finale du Programme :

    "Guillotiner immédiatement, après les avoir privés de la nationalité française, les traîtres, les espions, les bourgeois, les lâches, les corrompus et les capitalistes ; nationaliser leurs biens.« 

    Il manque un bouton »Edit" .



  • Bovinus Bovinus 11 mars 2011 02:03

    C’est marrant, ça me fait penser un peu à du stalinisme (à part le volet « religion », dont Staline se foutait éperdument). Non, ça, tout compte fait, faudrait l’enlever. Je pense que le point 5 reformulé ainsi :

    « Exécuter immédiatement les traîtres, les espions, les terroristes et les lâches »

    serait à la fois plus bref, plus direct et plus incisif. L’efficacité de la communication, de nos jours, ne doit pas être négligée !

    On pourrait d’ailleurs réduire encore un peu le tout en y incluant le point 4, ce qui nous donnerait ceci :

    « Exécuter immédiatement les traîtres, les espions, les bourgeois, les lâches et les capitalistes ; nationaliser leurs biens. »

    La situation ainsi clarifiée, on s’aperçoit rapidement que le point 3 n’a plus lieu d’être, puisque les parlementaires et sénateurs qui ont voté pour le TCE sont de toute façon inclus dans l’une des catégories précédemment citées, voire, plusieurs d’entre-elles à la fois. On pourrait éventuellement les déchoir de la nationalité française avant exécution, histoire de donner plus de cachet à la chose. Et puisqu’on mentionne la culture, autant que celle-ci soit nationale !

    Ce qui nous donne :

    "Guillotiner immédiatement, après les avoir déchu de la nationalité française, les traîtres, les espions, les bourgeois, les lâches et les capitalistes ; nationaliser leurs biens.« 

    Ça commence à avoir de la gueule ! Ces mesures justes et nécessaires constitueront par ailleurs une mise en garde forte pour ceux qui seraient tentés par la prévarication. Une fois notre programme enrichi de la catégorie »corrompus« , on s’aperçoit que le point 1 et 2 deviennent superflus.

    Notre programme national et révolutionnaire tient désormais en une seule phrase, concise et percutante, mais ne laisse guère de doutes quant à notre détermination :

     »Guillotiner immédiatement les traîtres, les espions, les bourgeois, les lâches, les corrompus et les capitalistes ; nationaliser leurs biens."

    La perfection à l’état brut, un chef d’oeuvre de clarté, d’efficacité et de lisibilité politique.

    non666, vous avez des idées ! Travaillez un peu sur votre formulation, et vous deviendrez un bolchevik redouté, croyez-moi. smiley



  • Bovinus Bovinus 11 mars 2011 01:23

    Je me permets d’apporter une petite nuance : l’UMP a un programme, c’est le même qu’en 2007, c’est à dire, brader le pays et toucher la plus grosse commission possible.

    Pour le PS, c’est flou pour le moment, mais si c’est DSK qu’ils nous sortent, ça sera également ce programme-là, avec une taxinomie plus « sociale ».

    Pour le FN, ça a pas vraiment changé non plus, en gros : retour à l’âge d’or de la 3e république.

    Mais il existe d’autres candidats potentiels et déclarés, qui ont de vraies idées, et de vrais programmes. C’est à nous de voter ; virtuellement, on peut faire gagner qui on veut. Il ne tient qu’à nous de faire gagner celui qui nous servira le mieux.



  • Bovinus Bovinus 10 mars 2011 14:24

    Tout à fait. Le FN a un rôle utile, et il le joue à fond. Il ne faudrait surtout pas que les autres partis commettent l’erreur de la panique ou de l’extrémisme, mais au contraire, sachent écouter son message et proposent une réponse sérieuse aux problèmes concrets et réels que celui-ci soulève, en conformité avec la pensée et les traditions politiques de chacun. Continuer à « diaboliser » le FN serait au contraire stupide et contre-productif.



  • Bovinus Bovinus 10 mars 2011 12:20
    La politique n’est ni une affaire de peurs, ni une affaire de taxinomie ou de communication. C’est avant tout une question de choix. Traditionnellement, et historiquement, la droite représente la tendance conservatrice, et la gauche, la tendance progressiste. Il est donc logique que les positionnements les plus extrêmes représentent les tendances les plus extrêmes. Le FN, avant d’être fasciste, xénophobe, populiste, ou quoi que ce soit d’autre, est surtout un parti ultra-conservateur.

    Ultra-conservateur, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c’est un parti qui promeut les institutions les plus conservatrices (l’armée, l’Église), qui privilégie les thèmes les moins actuels (traditions, sécurité, identité), et qui propose les politiques les plus réactionnaires (nationalisme, repli identitaire, répression, protectionnisme économique). C’est le parti des notables, des propriétaires terriens et immobiliers, d’un certain type d’industriels et de financiers. C’est le parti de ceux qui possèdent, donc, de ceux qui ont quelque chose à perdre. En aucun cas, c’est le parti de ceux qui n’ont rien, ou, pas grand-chose, et, par nature, il ne peut le devenir, quels que soient les efforts déployés par Mme Le Pen pour pour paraître convenable et attirer les électeurs les plus divers. Le FN n’est pas le parti de Belzébuth ; il est tout simplement un parti ultra-conservateur. Et il est appelé à le rester, pour la simple raison qu’un chat ne se fait pas chien en un tour de passe-passe médiatique ou taxinomique.

    Monsieur Sarkozy a été très habile, en créant son UMP. En réalité, il n’a fait que rassembler toutes sortes de mouvements de droite, ce qui a peut-être induit en erreur bon nombre d’électeurs. Par la même occasion, il a attiré une part non négligeable de l’électorat FN, grâce à son discours sécuritaire et « musclé ». Ceci fait, c’était presque joué d’avance. La gauche eût peut-être bénéficié de davantage de voix si elle avait adopté la même stratégie, et su rallier les courants communistes, alter, trotskystes, anarchistes, etc. Mais le PS a courtisé le camp adverse, et a été logiquement sanctionné par ses propres électeurs.

    Cependant, si la manœuvre de M. Sarkozy s’est révélée un succès électoral indéniable, elle n’a pas donné une réelle politique. On ne fait pas de politique avec quatre ou cinq tendances de droite sous la même étiquette. Au mieux, on fait de la gestion. Nous le voyons tous aujourd’hui, constat confirmé d’ailleurs par les dissensions à l’intérieur même de l’UMP, et se soldant logiquement par la désolidarisation de la fraction gaulliste. Il est probable que d’autres suivront.

    En reprenant cette stratégie à son compte, Mme Le Pen prend un quinquennat de retard. Elle dispose de moins de marge de manœuvre et n’a pas les moyens de propagande de l’UMP. Pour l’instant, elle a le champ libre, alors elle s’y engouffre, elle s’agite, elle fait de la com’. Ça peut effaroucher quelques-uns, créer l’effervescence médiatique quelque temps, certes... En fait, son score sera proche du score « habituel » du FN : autour de 15% (à 2-3% près, en fonction de l’efficacité des autres candidats). En réalité, elle ne fait que préparer le terrain pour M. Sarkozy, qui n’est pas encore ouvertement en campagne, mais qui déjà impose ses thèmes et son projet, par la voix de Mme Le Pen, qui fait feu de tout bois. C’est aussi simple que ça.

    La question que nous devrons nous poser en 2012, ce ne sera pas de savoir si Mme Le Pen sera au 2ème tour ou non. Elle y sera si elle-même et M.  Sarkozy sont les seuls à avoir un message à nous proposer. La vrai question c’est de savoir quelles sont nos préoccupations essentielles, quelle politique souhaitons-nous pour la France, quelle est notre place en Europe et dans le monde. Est-ce qu’on se préoccupe, avant toute chose, de l’Islam ou de la laïcité ? Est-ce qu’on veut la même politique économique et sociale que celle qui nous a été proposée ? Est-ce que notre message au monde, et en premier lieu, à nos voisins méditerranéens se résume à apporter notre expertise en matière de répression   ?

    Rien ne sera simple ni facile, et il ne suffit pas de sortir de l’euro, ou, pourquoi pas, de l’Union Européenne pour retrouver emploi, prospérité et pouvoir d’achat. On n’en est plus là. La France a besoin d’une véritable politique, pas d’invectives ou de prestidigitation.

    Sérieusement, croyons-nous qu’on va trouver la réponse aux périls de notre temps dans un débat sur la burqa, l’islam, l’immigration, la sécurité... ? Est-ce que, pour maximiser notre compétitivité, la réponse adéquate est de « supprimer le collège unique », comme le propose le FN ? Est-ce qu’on en est au point, en France, où "l’autorité doit être affirmée dans les établissements scolaires au besoin en suspendant à la famille de tout élève perturbateur, les diverses allocations sociales et familiales dont elle bénéficie" ? Est-ce que, pour maximiser notre compétitivité, la réponse adéquate est de « supprimer le collège unique », comme le propose le FN ? Est-ce que la réponse au problème de l’énergie réside dans "relance de la filière charbon par le procédé Fischer-Tropff", une technique qui date de 1923 ?

    La réponse, en au XXIe siècle, c’est d’être lucide, audacieux et de savoir faire des choix courageux. En un mot, de prendre des risques. Les conservateurs ne prennent pas de risques : craignant de perdre leurs acquis, ils s’arrêtent et se recroquevillent. Pendant ce temps, le monde avance. Sans nous.

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