Spanghero précisément non, mais qui répondait aux diktats de la mondialisation, la nature humaine faisant le reste. Le lien me semble donc direct entre la déchéance de certains dirigeants d’entreprises européennes et la toute puissante industrie mondiale esclavagiste.
Mais qui est vraiment capable de ne pas transgresser le sens de l’image ? L’auteur nous met un Jean-Luc les se cachant le visage dans les mains : vision d’épouvante qui pourrait signifier qu’il est dans le pire désespoir de s’être fait prendre dans une émission qui le méprise. C’est d’ailleurs la couleur de l’article, dont j’entends qu’il démontrerait que l’ensemble des personnes engagées, public, animateurs, et vedette, ont été tous hyper mal à l’aise et plus jamais ne recommenceront. Or voilà que cette photo correspond à un moment où Jean-Luc est « mort de rire » !
J’ai pour ma part, après avoir été fortement mis en garde par cet article négatif, été enchanté de voir cette émission que je ne connaissais pas. Oh, non que l’épaisseur ou la qualité des arguments et du mode télévisuel m’aient enchantés, mais je n’ai pas ressenti du tout ni gêne, ni honte de se « commettre » avec le peuple, ou je ne sais quel très mal venue préconception élitiste finalement anti populaire. Oh certes, tout ça vole plutôt au ras de la prairie. J’ai besoin, perso, de revenir à la prairie aussi. Il se trouve que cela fait du bien de se détendre parfois, et qu’il reste bien difficile et peut-être malvenu de préjuger de l’humanité de nos semblables. Alors oui, j’ai été, pour une fois, plutôt convaincu (comme on libelle les sondages) par cette tranche de déconnade dans laquelle Jean-Luc m’a semblé s’en tirer très bien.
Je ne prétends pas qu’il faut renouveler ou tabler même sur ce genre de communication.Mais cette expérience valait la peine d’être vécue, toutes réserves bien comprises. Bravo.
Et surtout, il est stupide de prétendre expliquer le programme d’un adversaire. Avec cette partialité très commune (admettons que la mauvaise foi entre autre n’y participe pas), vous tentez de nous faire croire en votre qualité d’exégète de la politique de M. Mélenchon. Vous êtes pourtant l’un de ses mauvais interprètes, en toute logique, et on ne saurait s’étonner que vous présentiez mal un programme qui n’est pas le vôtre. En fait, vous déformez son propos, ses convictions. La conclusion s’impose : défendez les vôtres, la tâche en vaut bien d’autres mais se suffit à elle-même.
M. Asselineau, vous avez quelque chose à dire ? Je n’ai pas à vous conseiller de le faire, je suppose. Faut-il que vous ayez tout de même de la difficulté à penser librement et sereinement, que vous ne parveniez pas à présenter vos idées sans agresser autrui. Cela vous rend assez peu crédible à mon sens, et je vais me contenter de lire votre intervention en oubliant que c’est vous et sous ces auspices. Cela me libérera l’esprit de la forme sans intérêt que vous adoptez en titre (comme tant de politiciens). Fondé ou non, merci de ne pas prétendre que Jean-Luc Mélenchon serait le mauvais exemple dont vous vous inspireriez.
« La liberté d’expression est un droit inaliénable, la judiciarisation des propos est une menace contre la démocratie. Une forme de totalitarisme. »
et
« Donc si aujourd’hui on condamme gauino pour ses propos, alors c’en est fini de la liberté d’expression.
VIVE LA DICTATURE DES MAGISTRATS DE GAUCHE »
C’est franchement comique. C’est franchement inquiétant. SI je m’exprime en ces termes sous un gouvernement de droite, mon cas ne fait aucun doute : anarcho staliniste au moins, ennemi du droit, bon pour la corde. Je trouve que l’opposition ne convient pas à la droite, qui se retrouve à glapir comme un vulgaire extrémiste de gauche vu par la droite décomplexée d’il y a bien peu de temps. On ne sait décidément plus à quel pourri de politique se vouer, de nos jours. Seul le discours, quel que soit le bord pourvu qu’il soit dans « l’opposition », reste strictement comparable, insultant, stupide, invoquant des « droits » qui sont pourtant soumis à quelques règles au moins de correction.
Je dois dire que le prétendu droit de ne pas répondre à une convocation de police est une véritable merveille de mépris pour le peuple et les institutions. Quant au fait de se cacher derrière des dizaines de signataires jouant la lutte des classes, et pas n’importe laquelle, de classe, je qualifierait volontiers ce comportement de lâcheté, doublant l’insulte faite aux citoyens respectueux de la loi ou soumis par force à celle-là.
Totalitaires de gauche et de droite, même doctrine, même guerre contre le peuple.