J’ai toujours été renversé par le raisonnement et la conception de ceux qui entreprennent car ils en ont le goût inné, les dispositions, qui estiment qu’il n’existe pas d’autre manière honorable de mener son existence, et qui pratiquent un formidable mépris à l’égard de ceux qui ne voient pas le monde à leur manière (et ne réussissent pas). Nombre de ces gens font un drôle de nez lorsque tout simplement ils sont confrontés à la réalité des humbles, des malheureux, des imprévoyants, des méprisés, de tous ceux qui n’ont pas même eu à chuter car leur sort a été réglé une fois pour toute dès leur naissance, de par leur origine, leur manque de chance, leurs moyens limités... et parce que pour que se gavent une minime proportion de types à la morale souvent contestable, il faut un socle « incompressible » de gens sans avenir ni attentes, ou si peu.
Mais quand ces faiseurs aux grandes phrases se retrouvent jetés comme une vulgaire ordure pour une raison quelconque, comme il est étrange de les voir s’étonner du sort commun qui leur est fait tout-à-coup. Pour un Tapie qui m’impressionne encore et toujours, combien de gens qui furent confits dans leurs certitudes, que le système et la simple condition humaine a réduits à l’état d’épaves ? Ceux-là n’ont plus voix au chapitre, et pourtant leur témoignage sur la fragilité de l’existence humaine serait du plus grand secours pour aliment er un peu la réflexion sur la solidarité nécessaire dans le monde.
Hermes, il me semble que JL Mélenchon n’était tout de même dans la meilleure position pour exiger quelque contrepartie que ce soit, en appelant à voter Hollande. Disons que la contrepartie majeure et indiscutable, celle dont il a fait le pivot de de son argument du deuxième tour, c’était d’écarter N.Sarkozy. Quant à ceux qui en oublient le fondement même de sa campagne, sous prétexte qu’il appelle à soutenir le PS, c’est au moins de la naïveté, ou de la mauvaise foi / procès d’intention, ou de l’inconstance (mon héros est mort, qu’il soit maudit), du court-circuit neuronal qui rend incapable de comprendre les réalités politiques. Oublions pour une fois l’accusation de malhonnêteté simple. On peut aussi s’interroger sur la possible « naïveté » qui l’aurait habité, ce que je ne crois pas pour ma part, que je remplacerais plutôt par le terme de « confiance » à l’égard du camarade Hollande.
Je serais enchanté que vous nous présentiez l’unique qui ne ferait pas partie des escrocs (on oublie Woerth et Cahuzac évidemment, hors catégorie et présumés innocents cela va de soi). Jamais je ne comprendrai ce que je commence à sérieusement voir comme de la bêtise profonde.
Il vous faut vous présenter, mon vieux : je pense que la face du monde changerait radicalement, vu la qualité de votre critique. A part vous, je ne connais personne d’honnête, vous m’avez convaincu.
Il n’y a pour moi aucun intérêt à harceler le PS comme cela se fait en substance à chaque intervention destinée à défendre Jean-Luc Mélenchon. Cela ne concourt qu’à l’explosion des invectives, et toute personne étrangère au conflit ne peut généralement que renvoyer touts les acteurs dos à dos en un TOUS POURRIS ou qu’ils s’en aillent tous, charrette dans laquelle ils jetteront Jean-Luc et les autres de la même manière. On peu les comprendre.
Les faits suffisent à tout esprit écllairé... Dire par exemple « (alors qu’il n’a même pas le permis, mais l’extrême droite fait fi de toute logique…) »pourrait se résumer à « il ne dispose pas du permis de conduire », point. Quand M. Quatremer s’excuse, c’est tellement rare que sachons lui en être gré !
Bref, merci pour ce très bon article, aux réserves près que je mentionne, pour les ressentir assez vivement. On ne lâche rien oui ! mais on ne se laisse pas déborder par le fiel des impuissants.
D’accord... J’attends avec impatience une école qui l’enseigne, l’impartialité. Avec l’objectvité et l’honnêteté intellectuelle, la morale, et certificat de fin d’études. Mouarf...