Magnifique, cette vision de l’individu entrepreneur bâtisseur de SA petite vie, inventeur de prestations indispensables certainement pour son entourage, qui le lui rendra sous des formes comparables à inventer également (en permanence, avec une souplesse et une volonté constantes et de très haut niveau). Un retour au troc, un peu plus poussé que « je promène des chiens - vous m’accordez un cours informatique ou vous me véhiculez à l’autre bout de la ville pour que je puisse effectuer 1 heure de ménage » et autres activités certes difficiles à créer de toutes pièces, mais qui réclameront beaucoup de volonté, d’envie de vivre, de forces, de santé. Qui pourraient recréer la société solidaire qui a souvent disparu... ou pas. On va encore voir durant quelques temps de beaux vainqueurs et bien des petites troupes de victimes (de faiblesse, de lâcheté, de tou et rien à la fois).
Sydne93, allons allons, tu n’es pas sérieux ! F Haine, c’est de nature à exacerber les... haines, ce mot incroyable qui est devenu le « moins-disant » obligatoire pour désigner l’adversaire (qui est un citoyen comme les autres mais qui ne pense pas comme toi ou moi). C’est un peu ennuyeux, et qualifié parfois par les « intéressés » de puéril, lorsque bien entendu ils ne s’étranglent pas de rage, ou ne vomissent pas leur mépris. Aussi, cette désignation infamante du FN me semble tout à fait inutile et contre productive, qui stigmatise non seulement une politique mais, en particulier, des individus. A moins que nous n’aimions la guerre. Que je sache, les préoccupations de chacun ne se résolvent pas en une unique doctrine, mais plutôt, comme le dit souvent Mélenchon - combien j’espère qu’il est sincère - dans la dispute démocratique. Que le FN soit en deçà ou au-delà des limites que tu considères comme étant celles de la démocratie (idéalisée) est une chose possible sur laquelle je ne sais me prononcer. Restent les angoisses de tout un peuple : en qui allons-nous croire, ou plus simplement, à qui faire vraiment confiance ? Quand au manichéisme, c’est une gangrène terrifiante.
Mes excuses je vous prie, pour ce petit coup de gueule ; il me sera difficile à l’avenir de critiquer celui qui s’attache à la forme au détriment du fond... Il est permis de souffrir en voyant au quotidien la déchéance du langage, parlé, pensé, écrit, et parfois cela me dépasse.
La langue française en passe d’être marginalisée sur le plan international, ou en voie de marginalisation dans le monde, j’aurais partagé sans doute votre inquiétude concernant un tel avenir possible. Mais en lisant ce titre, il me semble que les progrès de la chose sont bien plus graves que vous ne le suggérez.
Ha ha ha, la râleuse, pardon de ricaner très cyniquement, puis-je vous faire remarquer que c’est pire ailleurs ? Je tiens ce genre de remarque pour la plus exaspérante qui soit, mais elle est tellement vissée dans le neurone du peuple que je m’y conforme, pour la forme. Préféreriez-vous le hold-up de la troïka sur la plèbe chypriote, avant de vous transporter en Corée du Nord que vous n’auriez jamais dû quitter ? A part ça, je crois que je partage un peu votre analyse, s’il fallait le préciser. Et ma détestation de la vérité populacière reste vive, avant que je ne me couche comme tout le monde.