Spartacus, la seule chose que je retiens de vos « contributions », c’est un ton et une note exclusivement dégradante, malveillante. J’avais cru que vous méprisiez Mélenchon seulement, mais votre couplet est rigoureusement le même contre Hollande. Si j’avais un peu d’espoir, je vous demanderais si vraiment vous avez l’impression d’être doué de réflexion, sans même la qualifier, par hypothèse extravagante, de constructive ni d’intelligente ou pire, sociale. Mais comme je ne lis chez vous que médisance et rancoeur, je renonce. Une chose est sûre : le risque de vous voir accomplir les tâches que selon vous aucun politicien n’a jamais rempli n’existe pas. Vous n’en avez pas les moyens.
Vous êtes d’une bêtise crasse, et je crois utile de le signaler pour la simple raison que JL Mélenchon a défendu de manière radicale la laïcité. Quand on est aussi borné que vous pour ne l’avoir pas entendu, on se tait.
Nous ne nous battions pas pour un candidat déifié, mais pour une société, pour un programme de salut face à un monde que, de droite à gauche, nombre de gens disent condamné. D’ailleurs, nous ne nous battions pas, et surtout pas contre la moitié du pays, mais pour ce pays ; nous ne nous battions pas, nous espérions ocnstruire un futur qui fasse place à l’humanité. Nous espérions partager une autre vision de la société et du monde, basée sur le partage et une certaine générosité, un sens des responsabilités qui nous aurait sans doute coûté un peu à chacun, un engagement de fraternité si indispensable que vous savez tous que ces manques mèneront à la guerre.
Jamais je n’avais éprouvé un pareil intérêt pour la politique, que je détestais foncièrement, et je retrouve ce sentiment là où je l’avais quitté il y a trois mois. C’est une immense défaite, dit dans les termes des « vainqueurs ». Mais moi, je ne crois qu’en une chose : nous sommes intimement et tragiquement le plus souvent liés par notre condition humaine. Cette campagne présidentielle portait un projet, un seul fait d’un humanisme renaissant dont la France a été porteuse, que devait irradier l’Europe. J’étais partie prenante.
Nous devrions n’avoir pas d’autre choix que de nous respecter et de rechercher le bien commun. A défaut., le mépris qui, traversant toutes les couches de la société, brûle la pensée de tant de gens qui s’expriment dans les forums, et que de merveilleux humanistes ne suffisent jamais à calmer, reprend toute sa violence. Et je me demande comment y résister. Résistance ? Combien étions-nous en fait ?
Je déteste le mal qui est fait aux autres, le mépris que vomissent tant de gens ici-bas.
Et vous, vous voici victime de votre propre projection ; et si les fantasmes dont vous affublez l’auteur étaient autant, ou plus, les vôtres que les siens ? Sans intérêt d’ailleurs (
Mais la question qui me préoccupe, c’est l’idée que les arguments, les faits, les espoirs, tout cela pourrrait être rassemblé sous forme « d’arguments » de nature à convaincre les électeurs. Je n’y crois plus aujourd’hui autant qu’hier, je n’y crois plus.
Je pense qu’il faut admettre que ces insaisissables votants sont convaincus de longue date, et qu’en fait rien ne les fait bouger dans l’instant, si ce n’est pour quelques dizaines de milliers de voix dans un sens, autant dans un autre.
J’aimerais beaucoup voir le résultat « laboratoire » d’une élection sans campagne aucune ! Quelle économie de moyens, quelle paix civile et des esprits ! Pour un peu, je prendrais le pari que le résultat final serait presque identique.
On a beau mettre en relation budget et succès de campagne, que serait le résultat sans aucun battage hyper médiatique ? On pourrait décider que chaque électeur reçoit personnellement un document officiel, rédigé de manière neutre et groupant de manière rigoureusement identique les programmes de tous les candidats. Ensuite de quoi, chaque électeur, avec les moyens intellectuels dont il dispose, se ferait son idée et voterait selon sa propre analyse des propositions en présence.
Voilà que me revient l’idée lue il y a quelques mois, selon laquelle la démocratie authentique fonctionnerait par désignation d’élus par « tirage au sort », comme Platon le dit :
« La démocratie advient quand les pauvres sont vainqueurs de leurs adversaires, qu’ils en tuent une partie et en exilent l’autre et qu’ils partagent à égalité entre le reste de la population l’administration et les charges, et les magistratures y sont le plus souvent attribuées par des tirages au sort » (Platon, RépubliqueVIII, 557a).
Cela m’avait paru plus audacieux que l’idée par exemple de voter à gauche, j’entends évidemment comme cela a été très peu fait dimanche... Il ne me reste rien d’autre que les mots de Platon pour dernière mise en garde, et celle-là ne fait plus état de rêve ni bien sûr d’espoir de jours meilleurs, mais confirme les drames annoncés, auxquels le FDG entendait apporter des réponses fermes et novatrices, une révolution oui, une révolution citoyenne.
Oui, le citoyen est convaincu, rien probablement ne le fait vraiment changer d’avis. Convaincu se lit comme l’entendent les ennemis du partage et de la justice, de la liberté et de la fraternité : con, vain, vaincu.
Kali, qu’est-ce que vous savez des électeurs de Hollande, à part qu’ils n’ont ps voulu d’une vraie politique de gauche... Rester sans voix, voilà ce que je ressens.