A Artius(xxx.xxx.xxx.159)15 avril 23:21 Je peux savoir ce que vous proposez de constructif ? J’ai peut-être mal lu, mais je ne vois RIEN en la matière. Tout au plus la malveillance habituelle de celui qui dénie aux autres le pragmatisme politique qui fait que des gens de droite voteront pour un autre parti de leur sensibilité si leur candidat ne passe pas au premier tour (avec l’UMP pour parti unique ou presque, problème), que parmi eux il y a des gens d’honneur qui iraient jusqu’à voter Hollande si Le Pen était au second tour (NKM par exemple), que des gens de gauche ont contribué à l’élection d’un président de droite pour écarter ce même danger, et enfin, que la logique politique amène des gens de gauche à appuyer un autre candidat de même bord lorsque le leur ne passe pas la rampe. Mélenchon est simplement loyal vis-à-vis de son engagement politique, et votre prétendue condamnation de son hypothétique choix est stupide (condamnation qui s’applique donc à tout candidat en échec appelant à un report pour un proche mieux placé) .
Mon pauvre monsieur (!), votre déversement de bêtise est foncièrement inutile, et témoigne d’une vision pathologique de l’engagement politique. Personne n’a besoin de gens comme vous, pourtant innombrables détenteurs du droit de vote. Vos convictions vous amènent à penser que le système actuel va se sauver avec les recettes qui l’ont précisément acculé à la crise la plus grave que le capitalisme et le libéralisme ait jamais connue. Vos certitudes sont l’une des manière d’aborder la catastrophe ; figurez-vous qu’il y en a d’autres, auxquelles pensent des gens comme vous, qui partagent votre condition. Si nous sommes nombreux à ne pas admettre cette conception du traitement du mal par la torture du pire mal, nous pouvons reconnaître que, l’avenir n’étant pas écrit, nous n’avons pas la certitude que le changement radical des principes qui gouvernent le monde permettra d’éviter la disparition du genre humain. Nous sommes convaincus que la route sera très difficile ! Mais notre inquiétude tient surtout au fait que nous devons nous rendre à l’évidence que la bêtise, la malhonnêteté sont telles parmi un certain nombre de gens agrippés à un monde qui sombre, que nous savons que leur pouvoir de nuisance risque de compromettre toute tentative d’une autre gouvernance et d’un autre projet de société. Quand je pense que vous n’avez pas les moyens de réfléchir sur une hypothèse alternative à votre vision de l’existence en société... Pourquoi cette charge contre vous ? Parce que vous venez de nous traiter de cons. Si, relisez-vous. Quand je dis relire, j’entends vous interroger sur vous. Oui je sais, c’est au-dessus de vos capacités humaines. Voyez, votre nature amène inéluctablement à la violence, je ne peux résister.
Je suis d’accord également avec le fait que l’iconographie n’est pas au top. Et j’adresse un clin d’oeil à Ariane : merci de ne pas m’avoir incendié L’ayant lue, mon opinion me semble tout à coup un poil naïve, mais je maintiens pour le principe. Il faut convaincre les indécis, les partisans eux sont indéboulonnables Tant mieux, évidemment !
Article intéressant dans le sens où il décrit une ambiance, n’insulte pas, dit un regret, ne déception. Rien ne sert de pseudo argumenter sur le thème du « vous n’avez rien compris ». S’il y a quelque chose à comprendre, c’est évidemment comment améliorer une telle renncontre pour mieux faire entendre la voix du Front de Gauche. Personnellement, je m’interoge sur ce qui m’a également manqué dans ce rassemblement, car il m’a laissé sur ma faim.
Je pense tout d’abord que le plein air pose de gros problèmes, tout particulièrement dans l’élocution qu’il impose aux orateurs. Sonoriser de vastes espaces, ici véritablement exposé à tout vent, relève probablement de la mission impossible pour ce qui est d’apporter à chaque auditeur une transmission parfaitement audible, percutante.
Le FDG manque sans doute de moyens, et d’expérience ; la mise au point de ce meeting a été fortement entravée par les incertitudes sur sa tenue, jusqu’au dernier moment. Un meeting UMP en salle résoud magistralement tous les défis qu’il a fallu relever à Marseille, par les moyens dont ils disposent, on le comprend facilement.
Ce discours était en définitive trop long ; réponse au reproche injustifié qui fut fait aux discours de Bastille et Toulouse d’être trop courts ? Puis il fut trop local à mon avis, quand bien même l’hommage à la fraternité méditerranéenne avait du sens.
Il faut savoir accepter les remarques « extérieures » sans se sentir bêtement agressé ou remis en question, s’intéresser à la perception que les personnes concernées par la politique mais (encore) non convaincues par le programme du FDG disent, expriment, lorsqu’il n’agissent pas en service commandé pour détruire et insulter. Ce ne devrait pas être difficile à comprendre : ce sont eux à qui il faut parler, qu’il faut convaincre. Jouer les bégueules fait effet contraire.
On peut en réalité remercier Hélène pour son témoignage utile et très correct.
Poutou est navrant ; il est sans doute sincère, mais peut-être trop orgueilleux ou aveuglé (à moins qu’il y ait une autre explication) pour comprendre que la politique, c’est aussi un métier, et que cela n’interdit pas la loyauté et l’honnêteté, aussi rares que soient ces qualités dans ce domaine. Il se déconsidère avant même d’avoir rien prouvé en bramant de manière bornée comme tant d’autres. En ce sens au moins il a déjà pris le pli le pire de ce que produit la pratique de la politique, en avilissant ses adversaires, et ceux qu’il devrait reconnaître comme concurrents. J’étais navré de le voir ridicule lors de sa première apparition télévisée, chez Ruquier. Il semble ne pas se rendre compte qu’il l’a été faute de professionalisme. Au vu de son attitude, je regrette de m’être « ému » pour lui (et je regrette que les idées du NPA soient défendues de la sorte ; mais peut-être que le NPA ne mérite pas mieux ?).