que vous êtes con. Parfois il faut dire les choses simplement et sur le mode par lequel on vous parle, quand la pensée ne peut plus rien contre l’évidence et que l’effort de l’échange dénué d’attaque personnelle perd tout sens. Les questions que vous posez méritent des réponses sérieuses (qui sont évidemment le plus grand défi de chaque politicien), mais je ne me fais aucune illusion, borné comme vous l’êtes, jamais vous n’accepterez même pas de lire ce que le FDG répond. La simple idée que des gens aussi compétents que ceux à qui vous accordez blanc seing puissent exister et qu’avec les mêmes idéaux que vos représentants, ils puissent vivre dans ce monde, vous est inconcevable. Qu’il y ait des citoyens éclairés qui pensent à l’avenir du pays avec une vraie intelligence et un authentique engagement en faveur des peuples vous semble tellement impossible, s’agissant d’un autre que votre candidat, que je ne m’explique pas comment vous pouvez croire qui que ce soit : c’est une contradiction que votre intellect semble incapable de concevoir. Vous êtes bourrés de certitudes et de mépris, moi d’espoir et d’interrogations. Non, se faire traiter d’imbécile par un con n’est pas un plaisir remarquable, mais une contrainte permanente des forums, où les individus pratiquant l’insulte sont légion. Répondre à votre raisonnement n’a aucun sens vu les manières (l’absence de) qui sont les vôtres. Je m’efforcerai de considérer cette réponse comme s’adressant à tous ceux qui par la suite auront la grossièreté de s’adresser à l’internaute comme vous le faites.
Donc 25000 ou 70000 à Toulouse, ça fait comme un grand écart (ou je me trompe ?), puis le tir au bazooka contre le FDG, qui va mener le France à une situation telle que même la guerre semblera douce en comparaison, vu le coût abominablement irresponsable du programme.
Bizarre, je ne sais pas à qui attribuer les centaines de milliards de pertes de la crise (on me dit les banquiers, les spéculateurs, le transfert des gains du travail au capital, naaaaaaaaaan, impossible). En attendant, la guerre contre le peuple est bien engagée, et je ne vois pas ce qui peut être pire que la déchéance programmée du capitalisme libéral dingue, qui va s’accentuant.
Les révolutions sont-elles de velours, ou citoyennes, elles sont bonnes à prendre, mais impliquent évidemment un radical changement de conception de société. Les dominants n’en veulent pas ? La révolution qui menacera alors fera regretter toute autre forme qu’elle aurait pris sous forme démocratique, et la sinistre farce de ceux qui prétendaient ergoter sur le sens de l’expression « insurrection citoyenne », en déniant au peuple le droit à la justice et le sens de la mesure, récusant la force et la raison de ces deux termes unis.
C’est aussi le fait que cela n’a pas beaucoup de sens d’agonir de mépris, comme cela se fait avec une liberté déconcertante, les déclarations d’amour d’une personne envers un semblable d’apparence présentable. S’en moquer gentiment pourquoi pas.
J’ai bien remarqué, mais oui, que la vie en société relègue bien souvent la loi de la jungle au rang d’émouvante comptine, et que le champ politique ressemble parfois aux charniers de l’histoire en construction perpétuelle. Ah, la fabrique des illusions, quel magnifique chantier...
Bref, lorsque l’on dit « si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse », la perspective d’une telle rémission pour l’humain, qui l’est trop rarement, semble bien moins fondée.
Navré, mais oui j’attends qu’on me respecte, ça c’est sûr.
Et j’attends qu’on m’accorde ce respect étant bien entendu que les
interprétations de mes convictions se heurtent en tout à la subjectivité de
l’analyste de passage, légitime ou fantoche, dont je ne sais pas grand chose.
De fait, je ne voudrais pas glisser dans le procédé que je critique fondamentalement,
qui consiste à attribuer à l’autre des pensées, des visées que je ne peux au
mieux qu’interpréter avec tout mon parti-pris, et a priori déformer.
Par exemple, je n’agrée en aucun cas votre préjugé, c’en est
un, selon lequel le « vous » que vous formulez, la foule, l’autre, donc
moi, j’aurais prétendu en quoi que ce soit « imposer » à qui que ce
soit, et surtout pas à vous, mon ou mes rêves ! Là, vous outrepassez largement
vos facultés d’appréhension du monde qui vous entoure, dans sa diversité et sa
complexité ! J’attends d’être respecté parce que je me borne à faire part
de ce que j’aime, en m’efforçant moi-même de respecter autrui. Ce n’est pas
toujours facile. Je cherche sans doute à être entendu, aimé peut-être, à
partager aussi ce que j’aime. Rien qui ne doive pousser le lecteur ni à se
sentir remis en cause, ni surtout agressé !
Maintenant, vous assumez vos affirmations désobligeantes à
mon sens, très violentes concernant Mélenchon, dont vous supposez que je suis
un disciple peut-être aveuglé. Je ne vous propose donc pas de vous relire ;
et pourtant, un tel exercice révèle parfois des surprises. Ne doutez pas que je
m’interroge au-delà du discours de Mélenchon, que je reçois comme n’importe qui.
Je diffère de vous en ce sens que quand bien même je ne m’intéresse pas aux
autres présidentiables, jamais je ne m’autoriserais à les dénigrer aussi
violemment que vous le faite de Mélenchon. Car je suis certain que chaque
candidat porte en lui, outre sa folie, sa soif de pouvoir pathologique parfois,
ses perversions, des arguments et des convictions qui honorent la politique et
peuvent servir la collectivité.
Enfin, je n’arriverai probablement jamais à accepter l’accusation
de posture intellectuelle qui est faite à celui dont on condamne les
convictions et les sentiments. De quel droit, avec quel outil autre que sa
propre croyance prétendrions-nous le faire ? Il y a des gens dont nous ne
partageons à l’évidence pas la démarche : tant qu’ils ne pratiquent pas le
racisme, le mépris ouvertement, la mauvaise foi ou la connerie en tant qu’art,
si nos positions sont irréductiblement incompatibles, il faut prendre notre
propre part d’erreur humaine possible dans notre jugement, et admettre que d’autres
points de vue sont possibles que les nôtres.
Enfin, aussi
difficile que la tâche puisse sembler, admettre que si l’autre et un imbécile,
nous sommes parfois celui-ci… Le respect, tout le monde semble n’avoir que cette
exigence à la bouche : reste à y parvenir. Vous l’avez compris, cette invocation est d’ordre général.