23 ans, je fais des statistiques en recherche agronomique.
J'essaie de m'intéresser à l'actualité pour voir ce qui va m'arriver en pleine poire. Je ne devrais certainement pas :-)
Vous avez raison, j’ai inventé le mot « tuer ». Vous avez écrit : Exemple phare de la manière dont le mal submerge le bien : c’est au nom
de la compassion, de la pitié, de la solidarité, de la générosité, de la
charité, etc. – autant de sentiments réputés louables et associés au
bien – que s’exerce cette résistance à la loi naturelle, alors que pour
survivre et prospérer l’humanité doit se limiter en nombre, sauf à ce
que l’homme soit prédateur de lui-même. C’est donc plutôt le terme « laisser mourir » que j’aurais du employer.
Vous n’avez pas parlé de naître et de non-naître dans cet article. Et de plus, comme non-naître ne suppose aucune action consistante, on ne peut pas lui attribuer un qualificatif « bien » ou « mal ». C’est bien l’action « laisser mourir » que vous essayez de justifier ici.
Ahah, j’aurais du dire « économiquement dépendant ». Je ne sais pas d’où tu sors la Marine, par contre, pour rebondir sur tes interventions et les précédentes discussions, je rappelle que lorsque c’est un organisme d’ingénieurs agronomes hors sol qui ordonne la manière de cultiver aux agriculteurs, à 1 vous plantez, à 2 vous récoltez, ça donne des famines staliniennes. C’est en partie ce que j’entends dans la notion d’héritage : un fermier connait mieux son champ que le lambda démocratique du conseil du coin.
En fait, les plantes hybrides ne sont pas stériles. Ce sont le croisement de deux variétés pures, lesquelles n’ont aucun intérêt agricole propre et ne sont parfois même pas inscrits au registre des semences autorisées à la culture. Le croisement lui est utile en terme agricole, mais se descendants ne seront que pour moitié, pour des espèces d’ADN double, à avoir les même propriétés.
Rendre le pollen stérile est un caractère essayé pour les OGM pour répondre au besoin de ne pas polluer les cultures voisines, (par exemple pour des cultures de bouleau, où le pollen reste vivant et fertile à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde) mais à ma connaissance c’est de l’ordre de l’expérimentation.
Dans les deux cas, le cultivateur reste soumis au semencier...
@Isga : Oups, je ne pensais pas que ça demandait une réponse. D’accord avec toi pour le nucléaire, si ça gène les voisins, les voisins ont leur mot à dire bien sur.
L’analogie cerveau/prés vient de comportements qu’on a pu observer en URSS ou en Chine maoïste, où l’ingénieur agricole avait le dernier mot sur le paysan sur l’utilisation de sa terre et que ça a conduit à des famines. Au niveau éducation, j’ai eu dans mes classes prépa des chinois qui avaient été sélectionnés depuis tout petits pour faire des maths, et qui avaient fini assez doués pour être envoyé à l’étranger pour leurs études supérieures. C’est le problème que je voulais soulever en parlant de laisser disposer la collectivité du moyen de production que constitue le cerveau.
Mais visiblement, tu intègres plus une vue démocratique dans ton communisme avec l’histoire des conseils, que j’approuve tout à fait (et j’espère que la technologie des réseaux va permettre rapidement d’avoir cette possibilité des conseils). Par contre, tu vois quand même que ton communisme n’est pas tout à fait pur, puisque limité par ces conseils, qui serviraient alors à exprimer une morale populaire.