23 ans, je fais des statistiques en recherche agronomique.
J'essaie de m'intéresser à l'actualité pour voir ce qui va m'arriver en pleine poire. Je ne devrais certainement pas :-)
Alors, les chiffres que donne Constant je ne les connais pas mais sont raisonnables car ils correspondent tout à fait à ce qu’on apprend en cours d’histoire sur les courbes de natalité et de mortalité (infantile) pendant l’industrialisation. Le grand boom de population a lieu lorsque les conditions sanitaires s’améliorent assez pour que les enfants meurent moins très jeunes mais que les familles considèrent toujours que leurs conditions de santé sont difficile et ont beaucoup d’enfants pour qu’il y en ait qui survivent et puissent s’occuper de leurs parents plus vieux.
Ce que je dis, c’est que les discours religieux sont totalement indépendants de la natalité. Constant a donné des exemples dans un sens et vous en trouverez dans l’autre sens comme par exemple au Bengladesh. Mais donc, rien à voir.
Plus généralement j’insiste sur le fait que c’est votre manière de présenter les choses par la négative qui pose problème. Pour reprendre mon exemple, le gouvernement allemand a simplement rappelé que l’eau est une ressource précieuse et qu’il fallait en être conscient. Il n’a pas inculpé les industries ou la population en supposant qu’elles étaient gourmandes, mais a juste proposé aux citoyens d’essayer de faire mieux.
Un discours négatif n’attire que des gens qui pensent par la négative ou qui arrivent à extraire le message important par eux même. Dans le cas de la dénatalié par exemple, votre discours sous cette forme trouvera écho chez des adulescents qui ont peur de fonder un foyer mais qui n’auraient pas eu d’enfants de toute façon, et ne sera pas relayé vers des jeunes qui ont envie de créer une famille, qui devraient pourtant être votre cible prioritaire. (en tout cas pour un discours adapté aux pays occidentaux)
En ce qui concerne le tiers monde (ou l’équivalent langue de bois d’aujourd’hui), Constant a donné des chiffres sur l’illettrisme et il est évident qu’un discours ne peut être entendu que lorsque les citoyens ont été éduqué. Ensuite, je rappelle que dans un mode de vie traditionnel il n’y a pas de système de retraite et donc il faut des enfants, et plutôt des garçons, pour s’occuper des parents devenus vieux. Vous comprenez j’espère, qu’au niveau du tiers monde vous grillez un certain nombre d’étapes si vous comptez directement les convaincre de faire moins d’enfants avec des discours seulement.
Il y a quelques années, le gouvernement allemand a demandé aux citoyens, sans légiférer, de réduire leur consommation d’eau pour des raisons écologiques.
Les allemands se sont exécutés et la baisse d’eau utilisée a été telle que le débit n’était plus suffisant pour évacuer les déchets des canalisations menant vers les égouts. Une population est donc disposée à écouter et à agir lorsque la proposition est raisonnable.
Pour convaincre une population de faire quelque chose, il faut commencer par leur dire, leur expliquer pourquoi et être raisonnable. Se chercher des ennemis à discréditer pour mieux convaincre n’est pas raisonnable. Tant que ces articles sur la dénatalité accuseront des « crédulités, superstitions », un « buisness de la natalité » ou encore une argumentation opposée comme par exemple la gestion des retraites, ils resteront illisibles. Parce que ça fait chier les gens de voir que la seule façon de communiquer c’est d’accuser un hypothétique parti adverse.
« IL FAUT ELARGIR LA MOBILISATION ET EXPLIQUER LES ENJEUX DE CE COMBAT POUR LE PROGRES ET POUR LE DROIT DES FEMMES . »
Oui, il serait un peu temps que vous le fassiez, voilà déjà une brassée d’articles d’insultes que vous publiez et vous n’avez même pas encore explicité votre position.
Monsieur Hum, merci de votre réponse, je suis tout à fait d’accord.
Une remarque cependant, « il est interdit d’interdire » est aussi un interdit et peut aussi conduire à fermer le débat. Il s’agit d’autoriser l’avortement par exemple pour éviter que des cas extrêmes se transforment en tragédies (il y a quelques décennies, des mères filles étaient suffisamment rejetées par la société pour se retrouver en auspice à vie dès l’adolescence, quel gâchis !). Il ne s’agit pas d’autoriser parce qu’il faut tout autoriser, ce qui amène à des lois votées en passage en force sans discussion.