A l’auteur. Je trouve votre propos un peu confus. Vous écrivez : "Voilà pourquoi avec Dominique Mataillet, il y a lieu de soutenir
que seule une immigration importante permettra
à l’Europe d’éviter un désastre humain d’ici 2050 "
Généralement, on associe 3 types de risques avec la décroissance démographique :
* menace de civilisations et de cultures confrontées à des pressions démographiques allogènes
* déclin de la puissance politique des zones concernées
* la fin du modèle économique fondé sur la croissance
Lequel de ces risques qualifiez-vous de « désastre humain » ?
Le sujet est très intéressant ... mais la question finalement pas si bien posée qu’il y paraît. Si les classes prépas scientifiques peuvent apparaître menacées actuellement, c’est uniquement car la question de la disparition des écoles du groupe 3 et, dans une certaine mesure du groupe 2 est posée.
Toutes les statistiques montrent que ces écoles sont de plus en plus les outils de la reproduction sociale et cela s’explique simplement par le fait que les concours ne cherchent pas à mettre en valeur l’intelligence mais le conformisme (il suffit d’avoir fait passer des entretiens pour s’en rendre compte) ... Outre ses effets consanguins, ce système à la (très) facheuse conséquence d’empêcher des élites de se dégager dans les « quartiers sensibles » et ainsi de maintenir ces quartiers sous pression. Plutôt que de tout casser, je pense que nous aurions tout à gagner à laisser les CPGE tourner comme elles le souhaitent ... à laisser des filières (très) sélectives s’installer dans les facs (c’est d’ailleurs en train de se mettre doucement en place) ... et à compter nos petits à la fin. Car soyons sérieux, les enseignants des grandes universités françaises n’ont rien à envier à leurs collègues des grandes écoles (ce sont d’ailleurs souvent les mêmes personnes !) si ce n’est l’extraordinnaire luxe de la sélection à l’entrée.
Je trouve absolument obscène de qualifier le 11/09 « d’évenement politique ». Remarquez, l’usage de cet ignoble euphémisme permet de mettre rapidement les choses en perspective ... et d’illustrer ainsi l’escroquerie absolue de la théorie que défend l’auteur. Il concède ainsi lui même que le massacre abject de plusieurs milliers de personnes ne doit pas être qualifié « d’acte terroriste » mais selon la « terminologie adéquate » (développée par l’auteur, probablement après une profonde réflexion et une concertation avec ses amis islamologues) « d’évenement politique ». Bref, c’est à gerber.
Dans le cas des cathos, un petit passage à la moulinette (merci E. Combes) a quand même permis d’aider la mutation. On devrait en faire autant avec les musummans ... D’ailleurs, j’ai mal à ma gauche quand je la vois, comme c’est le cas actuellement, se mettre à plat ventre devant les barbus.