« Les orientations politiques des magistrats jouent sans doute un rôle dans les peines prononcées. »
Quand on voit que sur le Mur des Cons figurait le général Philippe Schmitt, père d’Anne Lorraine (23 ans) violée et assassinée par un délinquant récidiviste, on est en droit de se poser les pires questions.
« Il ne s’agit pas d’autoriser tout
et n’importe quoi, c’est déjà assez le Far West comme ça... »
Je vous entends, mais n’avez-vous pas le sentiment qu’actuellement le Far West
est plutôt unilatéral, et que ce sont les... apaches qui en sont les acteurs
principaux, pour ne pas dire les acteurs uniques ?
"Votre nom et votre réputation sont
traînés dans la boue."
Par Libération, la Ligue des
Droits de l’homme et SOS Racisme,
mais l’opinion publique, elle, est généralement compréhensive, voire
bienveillante. Souvenez-vous des 1.6 million de like enregistré, il y a quatre
ans, sur Facebook après qu’un bijoutier
a abattu un braqueur qui s’enfuyait de son magasin, en moto.
On a discuté, à l’époque de
la réalité de ces soutiens, mais un certain Patrick Klugman, avocat et adjoint
au maire de Paris (Delanoë), écrivait sur le Huffington Post, le 27 septembre 2013, sous le titre Autopsie
d’une défaite républicaine :
« A-t-il vraiment dépassé le million d’adeptes
sur Facebook ? Des experts s’affrontent sur ce point. Je n’en suis pas. Une
chose est certaine, l’empathie créée autour de l’auteur du drame n’est ni
dérisoire, ni contestable. C’est ce qui rend cette affaire non seulement grave
mais encore inquiétante. Pour être précis, ce n’est pas tant le nombre mais
bien l’objet de l’adhésion qui pose question. »
Slate, pour sa part, à l’aide des informations fournies
par Facebook établissait le « portrait-robot de ceux qui likent » :
54 % d’hommes, 77 % entre 18 et 44 ans, avec en tête des villes d’origine des « like »,
Paris, Marseille, Nice, Lyon et Toulouse…
Pour être le plus complet possible, la dernière information en date
trouvée par l’intermédiaire de Google remonte au 23 décembre 2016, et nous
apprend que Stephan Turk, le bijoutier, sera jugé pour meurtre, et que son
avocat, Me Franck De Vita, allait faire appel dans l’espoir d’obtenir
un non-lieu…Depuis plus rien, par Google
Heureusement pour lui qu’il est mort... La XVIIe correctionnelle n’est vraiment pas loin.
Et avec ce qu’il dit des Noirs, il plonge sans rémission :
« ...les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal »
Extraits d’un article publié en 2010 sur le site « Ilikeyourstyle », aujourd’hui disparu (texte intégral repris sur le blog de Bidou)
René Galinier, par exemple, a
tiré sur ses deux cambrioleuses. Il n’y aucun doute là-dessus. Il a
reconnu d’emblée en être l’auteur et n’a jamais cherché à paraître autrement
que comme l’auteur des tirs.
Moncif Ghabour, le deuxième
braqueur de Grenoble, lui, nie les faits. Il prétend avoir un alibi. Des
témoins en sa faveur. Bref. Comprenez que la présomption d’innocence joue donc
pour lui aussi bien dans la forme que dans le fond de l’affaire.
Le premier est maintenu en
détention provisoire alors qu’il présente toutes les garanties. Le second, braqueur,
multirécidiviste, est soumis à un simple contrôle judiciaire malgré plusieurs
semaines de cavale.
(...)
René Galinier, je le redis, est mille fois plus dangereux pour l’État que Moncif Ghabour.
Parce qu’il y a cent mille fois plus de René Galinier que de Moncif
Ghabour. Que ces René Galinier ne doivent jamais avoir l’impression
qu’ils peuvent se passer de l’État pour assurer leur défense. Parce que
le jour où ils pourront s’en passer, ce jour-là, l’État ne sera plus
qu’un oppresseur fiscal. Une association de voleurs.
(...)
Le principe d’une légitime défense très restreinte n’a pas pour objectif
de protéger la population de l’arbitraire, de la jungle et des voyous
qui peuplent celle-ci. Elle vise à assurer la prééminence de l’État dans
le règlement des conflits par l’infantilisation de la population. Elle
vise à assurer au chef des voleurs, l’État, ses revenus quotidiens.
"entre un cambrioleur de 50 ou de 60 ans... et un cambrioler de 25 ans,
la disproportion existe déja, ne serait ce que par la difference d’age
et son endurance.«
Vous me l’avez ôté du clavier. Ce concept de »disproportion" est, de plus, laissé à la discrétion d’un juge qui peut, par orientation politique, être plus complaisant à l’égard des délinquants, que bienveillant à l’égard des victimes.
Souvenons-nous de l’odieux Mur des Cons, du syndicat de la magistrature.