L’Europe ne peut pas être « plus démocratique » parce qu’elle ne peut tout simplement pas être démocratique. Et c’est facile à démontrer :
Les commissaires et les représentants des pays membres passent des jours et des nuits à élaborer des textes sur lesquels ils se mettent tous d’accord. Quand, enfin, ils y parviennent, ils ne vont pas risquer de se faire désavouer par une majorité de votants qui, cela va sans dire, n’auraient rien compris au problème sur lequel elle s’était prononcée. Comme les Français en 2005.
En fait, c’est le pouvoir qui a perdu : Macron a bouffé son chapeau -
lui qui n’en finit pas de répéter qu’il applique son programme et tient
ses promesses -, et un Etat digne de ce nom aurait évacué la ZAD, avec
pertes et fracas, avant d’annoncer sa décision.
On attend
maintenant avec curiosité et « gourmandise », le prétexte que le
gouvernement va inventer pour différer l’assaut, le 31 mars... A moins
qu’il ne décide de laisser pourrir, partant du principe que l’immense
majorité des Français auront oublié l’engagement pris par l’évanescent
Philippe... - Philippe comment ? - On sait pas... On dit le premier ministre Philippe, comme on dit le pape François.
En fait, c’est le pouvoir qui a perdu : Macron a bouffé son chapeau - lui qui n’en finit pas de répéter qu’il applique son programme et tient ses promesses -, et un Etat digne de ce nom aurait évacué la ZAD, avec pertes et fracas, avant d’annoncer sa décision.
On attend maintenant avec curiosité et « gournmandise », le prétexte que le gouvernement va inventer pour différer l’assaut, le 31 mars... A moins qu’il ne décide de laisser pourrir, partant du principe que l’immense majorité des Français auront oublié l’engagement pris par l’évanescent Philippe... - Philippe comment ? - On sait pas... On dit le premier ministre Philippe, comme on dit le pape François.
« Apple a publié un nouveau document où elle
dévoile ses plans d’investissement américains à venir qui comprennent la
création de nouveaux emplois, un nouveau campus et le rapatriement d’une partie
de l’argent actuellement stocké à l’étranger.
« L’objectif d’Apple est de contribuer à l’économie américaine avec un
investissement de 55 milliards de dollars en 2018 et de 350 milliards de
dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Tout cela sera
accompagné de nouveaux emplois directs et d’investissements directs dans les
fournisseurs nationaux. Apple va également augmenter son fonds de fabrication
de pointe de 1 à 5 milliards de dollars.
(…)
« Apple va
également créer 20 000 nouveaux emplois et dépenser 30 milliards de dollars
pour embaucher de nouveaux employés dans l’actuel Apple Park et pour
l’ouverture d’un nouveau campus. Ce nouveau campus hébergera d’abord une grande
partie du support technique pour les clients. »
Par ailleurs, en raison du faible taux de chômage – au plus
bas, y compris pour les Noirs et les Hispaniques – et de la hausse des emplois,
le Dow Jones a augmenté de 6000
points, à 26’000 – record absolu - depuis que Trump est à la Maison Blanche. Il
n’est pas inutile de rappeler que Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, prophétisait
en 2016 : « Si Trump est élu, l’économie américaine va s’écrouler et
les marchés financiers ne vont jamais s’en remettre. »
D’après Jean-Patrick Grumberg, de Dreuz.info, dans les 24 heures qui ont suivi l’annonce du paiement,
par Apple, de 38 milliards supplémentaires d’impôts (voir ci-dessus), CNN aurait cité 192 fois l’expression « shithole
countries », et jamais rapporté la décision du premier contribuable
américain. ABC n’en aurait pas parlé non plus.
CNN
figurait en tête de liste des « Fake News Awards » décernés au
même moment par le Donald, et ABC venait
en quatrième position derrière le New
York Times – certainement vexé de sa deuxième place – et Time. Les deux derniers sont, dans l’ordre, le Washington Post et Newsweek.
Depuis Trump, les choses bougent. Dès avant son investiture,en janvier 2017, Chrysler annonçait le rapatriement aux Etats-Unis, depuis le Mexique précisément, la production d’un gros pick-up et la création de 2000 emplois.
Dans la foulée, Toyota et General Motors ont annoncé qu’elles continueraient à investir aux Etats-Unis -c’était bien avant la réforme fiscale - et Ford a annulé la construction d’une usine de 1.6mrd de dollars au Mexique et d’investir dans le Michigan.
La délocalisation au Mexique toujours, de la fabrication des très populaires biscuits Omeo, en 2015 (600 emplois supprimés) se heurtent à des difficultés liées à un boycott à la fois soutenu par Trump et par les syndicats. En février, l’entreprise disait son inquiétude face aux... populismes. Le directeur financier de l’entreprise déclaré que la politique de Trump est très préoccupante. On se met à la place du pauvre homme.
P.S.
Le Parisien, cité par fdesouche, annonce :
"Voilà qui ne devrait pas ravir l’Union européenne. Apple va
payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices réalisés à
l’étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux
Etats-Unis, a-t-il annoncé mercredi. « Un paiement de cette ampleur
serait le plus important de ce type jamais fait », a souligné
l’entreprise américaine dans un communiqué, précisant être d’ores et
déjà le premier contribuable américain.
"Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l’impôt tant
qu’ils restaient « parqués » à l’étranger et se retrouvaient imposés à
35 % s’ils étaient « rapatriés » aux Etats-Unis. La réforme offre aux
entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les
bénéfices réalisés à l’étranger à des taux variant entre 8 % et 15,5 %..."