Donald Trump ne ment pas : il provoque. Ses provocations
agissent comme ces leurres que l’on tire pour attirer les missiles ennemis loin
de leur cible initiale. Et ça marche, la manière dont, d’une phrase, il a
envoyé le bouquin de Michael Wolff, hors du champ médiatique, est un modèle du
genre.
Quelques réflexions du journaliste et écrivain Michel Gurfinkiel, exprimées à
l’occasion d’une interview réalisée pour le site LPHinfo :
« Il faut bien comprendre que Trump
est un personnage très particulier aux Etats-Unis. Je me suis intéressé à ses
déclarations politiques pendant les 40 dernières années. Je me suis aperçu
qu’il a un discours d’une cohérence et d’une constance étonnantes. Je suis
alors arrivé à la conclusion qu’il voyait le monde d’une manière simplifiée et
non simpliste. Cela signifie qu’il a une grande capacité à repérer les quelques
facteurs essentiels (hard facts) et de s’y tenir. Il a le sens des thèmes qui
parlent aux Américains et a été capable de toucher les milieux populaires et la
classe ouvrière qui se sont fortement portés sur lui dans certains Etats-clés. Par
ailleurs, il est un vrai spécialiste des médias : il sait manier, comme
personne, ses provocations. Cet instinct a été une des clés de sa réussite
pendant la campagne électorale. »
« Legénie de Trump est de complètement rejeter et ignorer la pression de la
culture dominante dans le monde politique et diplomatique. »
Ca nous change de la chiasse vomie par le New
York Times, puis avaléeet régurgitée par télémacron.
Ce n’est pas une question d’idéal, mais d’impossibilité d’anticiper les pics et les creux de consommation, en particulier pour les denrées périssables. Mais pas seulement-. Imaginez un fabricant de bagnoles qui lance un nouveau modèle. Les études de marché lui permettent d’escompter quelque 250’000 ventes.
Dans votre mirifique système - vous me direz,peut-être, que les bagnoles individuelles, ça n’existera plus, sauf pour les strates supérieures de la bureaucratie qui en auront évidemment besoin pour « gagner en efficacité » -, il n’en fabriquerait que 200 000, pour être sûr qu’au final, 15 000 ou 20 000 véhicules ne lui resteront pas sur les bras.
Et cette préoccupation de ne gaspiller ni heure de travail, ni matières premières ni énergie, se traduirait, dans de nombreux domaines, par une création délibérée de pénuries, en partie, mais en partie seulement, régulées par l’introduction de cartes dites de « consommation », pour n’avoir pas à parler de rationnement, connoté HLPSDNH.
Ce serait vrai en tout premier lieu pour la viande, si tant est que sa consommation ne soit pas purement et simplement interdite par respect de l’environnement, par souci de santé publique et par antispécisme, étant entendu que les strates supérieures de la bureaucratie pourraient, compte tenu des efforts qui lui seraient imposés, bénéficier d’un régime spécial, incluant tournedos, gigue de chevreuil, blanquette de veau, râble de lièvre, bécasse, faisan, culatello et foie gras.
@CN46400 « La plus grande des utopies est de croire que le capitalisme serait éternel... »
Et la deuxième, dans le classement, est de croire qu’une société sans classes ni Etat, pourrait s’instaurer hors d’une bureaucratie monstrueuse, omnipotente et dictatoriale, chargée de planifier, écologiquement, la production et la consommation de milliards d’êtres humains, sans pénuries ni gaspillages.