« ...l’immense scandale financier qu’aurait été sa construction et son exploitation déficitaire ! »
Je ne pense pas que cela aurait été mesurable d’ici 2022. En revanche, c’est un gros morceau qui sort du budget de la république et, dans l’optique du respect de la réèle des 3 %, ça a certainement joué un rôle.
@Sparker « ...3000 gendarmes pour virer la zad, combien dans les cités de la drogue ? »
Le moins possible, et ça n’a rien à voir avec la « main invisible ». Le gouvernement est tétanisé par la perspective d’un novembre 2005 étendu à toute les banlieues émotives de France. Des banlieues sensibles qui, pour beaucoup, vivent de la drogue et qu’on ne saurait pas comment faire vivre si on les privait des revenus de la drogue.
Pourquoi un Etat policier ? Simplement un Etat
qui se fait respecter, parce que ses gouvernants se prévalent de leur
légitimité démocratique, et qui est respecté en conséquence.
Quant à l’expression « avec pertes et fracas »
elle signifie « de façon expéditive, brutale » en l’occurrence par un
Etat qui entend se faire respecter, la brutalité étant proportionnelle à la
résistance offerte par ceux qui le contestent, sans autre légitimité que celle
qu’ils s’octroient.
La démocratie, ce n’est pas seulement agir en
conséquence quand on a gagné, c’est aussi se soumettre quand on a perdu. De nos
jours, ce n’est plus évident pour tout le monde
Au lieu de réagir fermement, l’Etat macronien a
envoyé un signal calamiteux – et ne croyez pas que je le regrette – qui n’a pas
fini d’ « inspirer » des « groupes de pression de quelques
centaines d’individus », pour reprendre l’expression de Guylain Chevrier.
Et puis il y a eu une consultation populaire. On ne
peut pas approuver Macron et désapprouver le Sarkozy de 2005. Faire voter des
gens et ne pas respecter leur vote est un autre signal calamiteux.
Même si, actuellement, trois sondages indiquent que 3
Français sur 4 approuvent le repli stratégique de Naboléon, l’étalage de la
faiblesse de l’Etat demeure, et cette faiblesse apparaîtra dans d’autres
domaines au cours des mois et des années à venir, par l’action de ceux qui
décideront de la mettre à profit.
A commencer par les zadistes de NDDL, qui n’ont aucune
raison de croire que l’Etat fera maintenant preuve de plus de fermeté à leur
égard. Beaucoup va dépendre de leur capacité à rendre crédible leur volonté d’occuper
le terrain coûte que coûte. S’ils y
parviennent, ils ont de fortes chances de faire reculer l’Etat une deuxième
fois, et ce coup-ci le godelureau de l’Elysée n’aura pas les Français derrière
lui...
@Ar zen « Pourquoi, puisque sommes en France, ne donner aucun exemple sur Sarkozy, Hollande ou encore Macron ? »
Parce que, pour... ou plutôt contre Trump, il suffit d’aller faire ses courses dans ce que les médias mainstream français puisent dans les médias mainstream américains. C’est pas ce qu’on appelle du journalisme d’investigation