Moi, non plus, et d’autant moins qu’il va avoir 82 ans, mais son exemple montre qu’à trop pousser dans le harcèlement, il finit par se retourner contre les harceleurs. Tous ceux qui s’étaient ligués contre lui dans les 95-05, ont disparu de la scène politique, lui, il est toujours là.
Et l’intérêt des prochaines législatives reste évident parce qu’elles pourraient envoyer une majorité eurosceptique au Parlement, une grande première dans l’ouest européen, et pour un pays fondateur.
« Blessé dans sa
chair par le monde, par la sottise de ses semblables… »
Absolument. Les seuls qui trouvent grâce à ses yeux, sont
les danseuses, pour leur légèreté, et les enfants. Avant qu’ils ne soient
viciés par l’école. Ce qu’il en dit, dans Les Beaux draps (1941), un des pamphlets
justement :
« Vous dites : « Le peuple a aucun goût ! Il aime que le
faux, les ordures… »
« Où qu’il aurait pris son goût ? Pas à l’école, on l’apprend
pas. On se désintéresse du goût, de l’enthousiasme, de la passion, des seules
choses utiles dans la vie… On apprend rien à l’école que des sottises
raisonnantes, anémiantes, médiocrisantes, l’air de tourner con râbacheur.
Regardez les petits enfants, les premières années… ils sont tout charme, tout
poésie, tout espiègle guilleretterie… À partir de dix, douze ans, finie la
magie de primesaut ! mués louches sournois butés cancers, petits drôles plus
approchables, assommants, pervers grimaciers, garçons et filles, ragoteux,
crispés, stupides, comme papa maman. Une faillite ! Presque déjà parfait
vieillard à l’âge de douze ans ! Une culbute des étoiles en nos décombres et
nos fanges !
(…)
« Ah ! C’est vraiment le plus grand crime d’enfermer les
enfants comme ça pendant des cinq ou dix années pour leur apprendre que des
choses viles, des règles pour mieux s’ahurir, se trivialiser à toutes forces,
s’utiliser l’enthousiasme aux choses qui s’achètent, se vendent, se mangent, se
combinent, s’installent, dilatent, jubilent Capital, qu’on roule avec, qu’on
trafique, qu’on goupille, chignolle, lamine, brase, en cent enfers mécanisés,
qu’on accumule dans ces dépôts pour les refiler à bénéfices… à la grouillerie
des brutes d’achat.
« Quelle atroce farce ! Saisir les enfants à leurs jeux, les
empêtrer minutieusement pas examens impeccables de notions toujours plus
utiles, tourner en plomb leur vif argent, leur river après les quatre pattes,
que la bête gambade plus jamais, qu’elle reste prosaïque à toujours, fardée à
hurler à mort, sous chape effroyable, à désirer toutes les guerres pour se
dépêtrer comme elle peut d’une existence qui n’en est plus, qu’est une espèce
de survie d’une joie trépassée depuis longtemps, enterrée toute vive à l’école. »
"Et vous savez pourquoi cette cabale
contre Berlusconi ?"
Non, non, on n’est pas sur le même plan, Je vous parle de 1994, quand
Berlusconi a décidé de lancer à trois ou quatre mois des élections générales,
un nouveau parti politique, pour contrer le Parti communiste, transformé, en
1991, en Parti Démocratique de la Gauche.
A ce moment-là, les partis de centre droit (démocratie chrétienne) et de centre
gauche (PS - dont Berlusconi était proche), ainsi que des formations moins
étoffée comme le parti républicain et le parti libéral étaient par des
poursuites engagée pour ne nombreuses magouilles dont avaient les dirigeants de
tous les partis, à l’exceptions de l’ex-PCI, de la Ligue du Nord
(identitaire) et de le Mouvement social, ouvertement néo fasciste.
Les ex-communistes sont certains de remporter triomphalement
les élections du 27 mars et de s’y installer pour vingt ans au moins, le temps
que les partis des corrompus se refassent une virginité. Aussi, lorsque, le 26
janvier, Berlusconi annonce la création d’un nouveau parti, Forza Italia, et sa
décision d’être candidat à la présidence du gouvernement, l’extrême gauche
salue son « entrée sur le terrain » (discesa in campo) d’un éclat de
rire homérique et inextinguible.
Deux mois plus tard, personne ne rigole plus. Berlusconi a
gagné, et, dès le lendemain, sans crainte de la contradiction, les vaincus
répandent la rumeur que le « battu d’avance » s’était lancé en
politique, pour échapper à des poursuites judiciaires, grâce à son immunité.
Cette thèse sera répandue en France, par François Giroud.
Par la suite, plus de cent procédures judiciaires seront
lancées contre Berlusconi, dont une seule, à ma connaissance, aboutira à une
condamnation, une fraude fiscale dans l’une de ses entreprises, qui sera sanctionnée
par des travaux d’intérêt général – qu’il accomplira dans un asile de vieux – et
surtout son inéligibilité jusqu’en 2019. Mais même s’il ne sera pas candidat,
il sera l’un des acteurs majeurs des législatives du 4 mars prochain.
Je ne sais pas à quoi il en est sur la question européenne,
mais il ne pourra rien faire sans l’apport des antieuropéens de la Ligue du
Nord et de Fratelli d’Italia-Alleanza nazionale, classé parti populiste de
droite, par Wikipedia. Je ne sais pas non plus où en est le parti de Beppe
Grillo, Cinque Stelle, des eurosceptiques allié au groupe de Nigel Farage, sur
le plan européen, mais qui après le Brexit, avaient tenté de se rapprpocher du
groupe de l’eurogaga Verhofstadt. Ce gens de trucs qui font que j’ai, depuis
longtemps, renoncé à comprendre la politique italienne.
Le harcèlement que subit Trump n’est pas sans rappeler celui qui a été infligé à Berlusconi à partir de 1994.
Bien que ça n’ait été que dans des « proportions italiennes », l’opinion publique s’est lassée et elle a majoritairement basculé du côté du Cavaliere, parce que, arrivé à un certain niveau de gré de pression, beaucoup de gens ont l’impression qu’on veut leur dicter pour qui voter et pour qui ne pas voter... Et ça, ça passe mal.
« Vous trouverez la même photo montrant une relation complice entre Pétain et Hitler, ou Laval avec Goebbels. »
Dans la mesure où personne ne nie la collaboration de Vichy avec le IIIe Reich, telle ou telle photo n’apporterait rien qui ne soit déjà archiconnu et incontesté.
« Il faut que je vous en sorte combien pour que vous ayez honte d’être français et chrétien ? »
Des milliers n’y suffiraient pas. Je pars du principe qu’à différentes époques, les choses se passaient d’une certaine manière et qu’aujourd’hui les choses se passent de manières différentes. Juger des choses du passé avec les critères actuels est une faute contre l’intelligence.
Je suis d’autant plus à l’aise pour appliquer cette règle aux « crimes » de la chrétienté, que je suis agnostique.
« Le coup des musulmans nazis faut arrêter ce gag grotesque. »
Ce n’était pas un gag pour les volontaires des divisions SS Hansdchar, Skanderberg et Kama, ni pour les criminels de guerre et contre l’humanité qui ont trouvé refuge dans des pays arabes, après la Deuxième Guerre mondiale.
« Est-ce que ce sont les musulmans qui ont inventé le Nazisme ? »
Je n’ai pas l’impression que Mein Kampf représente une régression civilisationnelle par rapport au Coran et à la Charia. « Est-ce que ce sont les musulmans qui ont voulu pendre Dreyfus ? »
Personne n’a jamais voulu pendre Dreyfus. S’il avait été condamné à mort, il aurait été fusillé.
« ...qui ont rempli le Vel d’hiv ? »
Si elle avait existé en 1941, la « légion Mohammed » y aurait certainement participé.