Je dois avouer que je comprends mal cette précipitation à conclure, parce que c’est l’avenir à court, moyen et, peut-être, seulement long terme qui nous dira qui sont les vrais gagnants.
Souvenons-nous que Chou En-lai répondit à quelqu’un qui l’interrogeait sur l’impact de la révolution française : « C’est encore trop tôt pour le dire ».
Et souvenons-nous aussi qu’à l’été 1940, ils étaient innombrables les Allemands qui pensaient qu’en portant Hitler au pouvoir, c’est l’Allemagne qui avait gagné...
@rosemar « Comme si Céline n’employait pas le passé simple ! »
En fait, dans votre exemple, il suffit de tenter de remplacer le passé simple par le passé composé pour constater que le premier est indispensable à la narration autobiographique.
P.S. - J’ajoute la suite, juste pour le plaisir :
« Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur. »