La seule chose qui ait soudé l’Europe jusqu’en 1989, c’est la menace communiste. Les crétins qui la dirigeaient, et la dirigent encore, étaient, et sont encore, incapables de comprendre qu’on ne peut pas vivre sans ennemi. Que l’ennemi nous sert à nous définir, en particulier, lorsque nous ne savons pas ce que nous voulons être.
Or, les Européens ne savent pas du tout ce qu’ils veulent être en tant qu’Européens. Il aurait donc fallu qu’ils définissent ce qu’ils ne veulent être à aucun prix. Mais il y pas trente-six solutions, il n’y en a qu’une seule : musulmans ! Faute d’avoir vu l’Islam et sa civilisation comme une menace, les Européens de l’Ouest sont maintenant privés d’un vrai facteur de cohésion et de la solidarité qui en découle.
J’ajoute, en guise de correction, que la Ligue du Nord est hostile à l’U.E, - au parlement, elle appartient au même groupe que le Front national - et qu’elle souhaite désormais plus d’autonomie, notamment financière, dans le cadre de l’Etat national et qu’elle a - momentanément ? - renoncé à la revendication indépendantiste pour participer au combat national contre l’invasion migratoire
C’est inéluctable. La faiblesse est une incitation à toujours plus de provocation, et le jour où le faible entend essayer de reprendre la main, il provoque la révolte du fort qui ne comprend rien à ce changement de la règle du jeu, qu’il considère comme une « rupture de contrat ».
« Les gouvernants, les responsables politiques le savent pertinemment, et ils s’en fichent. »
Ils vivent quand même dans la hantise d’un automne 2005 puissance 10.
Et rien que d’imaginer la troïka Macron-Collomb-Trogneux face à ça, on hésite entre le franche rigolade et l’asile politico-ethnique en Hongrie ou en Russie.
"Ces gens là ne lisent pas les auteurs mais parlent d’eux-mêmes. Leur ego
rétréci est plus important que les grands événements du monde."
Je
vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos
sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils
emplissent leurs âmes.Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la
destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment
pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens,
il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les
sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui
reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. - Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique.
Il les a vues venir de loin, Tocqueville, les conséquences ultimes des vaticinations des Lumières. Qui conservent, néanmoins, leurs admirateurs inconditionnels,variété de sourds parmi les autres...