@Olivier Perriet « Je serais vous je serais pas triomphaliste ... »
Je ne suis pas triomphaliste, je dis qu’une majorité de Français n’ont pas encore compris, et ensuite que le vote allemand induit une trêve - donc un temps supplémentaire de réflexion - dans la frénésie d’européanisation du bellâtre à Brigitte.
« Vous dites que Macron c’est le pire de l’UMPS... »
Oui, c’est le pire de l’UMP + le pire du PS. Il n’y a qu’à voir qui sont ses ralliés, Le Maire, Solère, Darmanin, Castaner, Ferrand, Griveaux, j’en passe.
« À force d’être nul, vous allez finir par faire réélire Macron, ou porter Méluche au pouvoir, songez-y. »
L’un et l’autre se casseront la gueule sur la question de l’invasion migratoire. Trois Français sur quatre estiment qu’il y a trop d’allogènes et deux sur trois ne se sentent plus chez eux comme avant.
Le white flight s’accélère, les zones de non-droit s’étendent et se multiplient, et les Français en général, pourront de moins en moins faire comme si cela ne les concernait pas. Le jour où ils comprendront aussi que l’antiracisme est une arnaque qui vise à les empêcher de faire valoir leur légitime primauté dans leur pays, tous les verrous pourraient bien sauter.
« Au
fil du temps j’en suis arrivé à considérer que ces étiquettes de droite et de
gauche étaient surtout à présent une forfaiture intelectuelle et une recherche
de confort à visée psychologiquement reposante ou de type rentablement
grégaire. »
C’est effectivement, pour beaucoup de nos
contemporains, un oreiller de paresse. Le vrai clivage, pour moi, se situe
entre ceux qui professent que la nation est le seul niveau qui garantisse une
gouvernance de dimensions humaines et ceux qui ont la certitude que l’humanité
est appelée à se réconcilier pour
mettre en œuvre une société universelle melting-potisée, pacifiée, fraternelle
et solidaire, guidée, plutôt que dirigée, par un gouvernement mondial juste et
bienveillant, dont le siège devrait être à Jérusalem, pour Attali
Ceux qui croient à ce genre de chimères
parlent de « sens de l’histoire » et ils sont tellement convaincus de
son inéluctabilité qu’ils font déjà des « sacrifices » destinés à
préparer la société multiculturelle, multiethnique, multiraciale, de demain. L’antiracisme
dévoyé qui sévit de nos jours, vise à empêcher les indigènes de se défendre
contre une invasion qui est voulue et encouragée par l’oligarchie mondialiste.
C’est ainsi qu’on a pu entendre un certain
Peter Sutherland, représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour les
migrations internationales, conseiller directeurs de Goldman-Sachs, ex-commissaire
européen, ex-secrétaire-général fondateur de l’OMC, ex-président de
Goldman-Sachs International, ex-directeur du GATT, etc., etc., etc., plaider
devant une commission de la Chambre des Lords en faveur de la destruction de
l’homogénéité interne des pays européens.
A ceux qui parlent de « complot »,
Philippe de Villiers répond qu’il est à ciel ouvert.
« Je
ne raisonne pas pour penser le pays et sa société, terme que préfère à nation… »
Moi, je préfère nation, parce que la
définition qu’en donne Renan me convient particulièrement bien : un
ensemble de gens ayant un passé en commun et l’envie d’avoir un avenir
ensemble. Vous remarquerez que, parmi la population française actuelle, il y a
des habitants et –tantes qui ne remplissent aucune de ces deux condutions
minimums. Il est bon de s’en souvenir.
« Je suis comme vous apparemment très
démocrate en volonté mais plus que réservé sur la démocratie directe. »
D’accord sur les questions constitutionnels.
En revanche, je n’ai aucune réserve à formuler à propos de la démocratie
directe. Elle a un avantage, c’est la clarté. Le peuple décide, le gouvernement
applique. C’est ce qu’il se passe en Angleterre, avec le Brexit.
Elle présente, apparemment, un risque, c’est
que le peuple décide n’importe quoi, mais le risque n’est qu’apparent, dans le
mesure où des parlements et des gouvernements qui décident « n’importe
quoi », ça se voit tous les jours, mais ça ne se vérifie qu’avec le recul.
Quelqu’un a dit « Gouverner, c’est
prévoir », mais, pour moi, « Gouverner, c’est parier », parce
que personne ne peut prévoir l’avenir. Lorsque la décision intervient, c’est
sur la base d’une certaine « estimation » de ce que sera l’avenir,
mais sur plan-là, le peuple « ignorant » n’est ni mieux ni moins bien
loti que les « savants » du gouvernement et du parlement. Si l’avenir
a été conforme aux prévisions, on parle de bonne décision, et si l’avenir n’a
pas été conforme aux prévisions, on parle de mauvaise décision, voire de
décision aberrante.
Encore une fois, je vous renvoie au Brexit,
qui peut dire aujourd’hui, ce qu’il en sera dans cinq ou dix ans ?
Personne, évidemment. Marine Le Pen dira que ce fut une excellente décision,
Cohn-Bendit, que ce fut un énorme co…rie, mais ni l’une ni l’autre n’en savent
rien, et font passer leur désir pour la réalité. Nous ne devons par être dupes.
« Car
la démocratie ne se limite pas au vote. Encore faut il que les critères
d’information, de réflexion, de sérénité, de solennité, de
« représentation » suffisante de la population lors des votes, et
d’autres critères, soient respectés. »
Ici, j’ai l’impression que vous posez au
peuple des conditions que personne n’a jamais demandé aux élus de remplir, et
dont il est impossible de vérifier que le peuple les remplit effectivement, en
matière de réflexion et de sérénité.
Sur le plan de l’information, personne ne
peut obliger le peuple à s’informer, personne ne peut l’empêcher d’avoir des
idées reçues, des préjugés et des opinions préconçues à propos de tout et de
n’importe quoi, mais les « élites » sont-elles épargnées par ce genre
de travers ?
Je ne le crois pas. La seule vraie
différence, c’est que leurs idées reçues, leurs opinons préconçues, leurs
préjugés sont plus élaborés que ceux du commun, plus réfléchis, mieux fondés.
Mais il n’en est rien, ce sont toujours des idées reçues, des opinions
préconçues, des préjugés…
« …
il est devenu vital que les citoyens, le peuple, soit introduit en de multiples
endroits de tout un ensemble de corps et d’institutions non pas seulement pour
être consultés comme disent les salopards (oups !), mais pour décider. »
Ici aussi, je diverge d’avec vous. Si le
citoyen peut assumer les problèmes de société et les grandes orientations de la
politique générale, il est désarmé face aux questions techniques et
budgétaires. Les députés le sont aussi, désarmés. C’est la raison pour laquelle
ces objets sont débroussaillés par des commissions dont les membres sont nommés
en fonction de leurs compétences, et c’est sur les rapports des commissions que
les élus du peuple se prononcent.
« Je
pense régulièrement au tirage au sort pour ce faire et éviter ces phénomènes de
promotion de castes cooptées et de pseudo élites. »
Je ne pense pas non plus que le tirage au
sort soit une solution à quoi que ce soit. En premier lieu, je doute que le
citoyen se sente personnellement impliqué dans un système où la chance de « gagner »
un siège de député, pourrait être de l’ordre de 1 sur 80’000 à 100’000 habitants.
Ensuite plonger dans des novices dans un
bain de règlements, de lois, de décrets auxquels ils n’entendent à peu près
rien, aboutirait à un simple changement de caste, de celle des politiciens à
celle des fonctionnaires. Dans la mesure de leur permanence et des savoirs qu’ils
accumulent, ce seraient les hommes forts du système et ils pourraient
pratiquement balader les tirés au sort à leur guise, en leur faisant
constamment sentir qu’ils sont en place en raison de leurs connaissances, et
non pour avoir tiré un bon numéro à la loterie parlementaire.
« Le
peuple, le petit peuple, le peuple moyen ? Le dernier à avoir conservé le
sens des réalités pour juger. Il lui manque bien des savoirs certes, bien des
informations aussi, mais il a conservé ce sens, alors que les pseudo éduqués
supérieurs et pseudo savants plus ou moins abrutis d’idéologies planent
carrément et sont bouffis de leur prétendue supériorité. »
C’est parfaitement exact, et si le peuple
manque de savoirs et d’informations, personne n’a une connaissance exhaustive
de quelque problématique que ce soit. Serait-ce le cas, que les projets les
mieux ficelés pourraient encore dufait d’impondérables, axquels personne n’avait
pensé.
« Je
propose de commencer par donner des baffes à Condorcet, presque au hasard tant
le choix des à baffer vénérés à tort car la vénération est stupide et
aveuglante est vaste. »
Dès lors qu’il faut bien démarrer par quelqu’un,
ça marche pour moi
« ...nt, les juges ont-ils peur eux aussi ? Sont-ils menacés ? »
Non, mais ils ont des instructions venues de tout en haut : - Pas de vagues ! N’oubliez jamais 2005 !!!
Ainsi, on ne fait que reporter le déclenchement des émeutes sine die.Il peut intervenir à n’importe quel moment, puisque, grâce à Patrick Buisson - La cause du peuple, éd. Perrin, 2016 -, on sait maintenant que les désordres de l’automne 2005 n’ont pas été provoqués par la mort de Zied et Bouna dans un transformateur, mais par une rumeur (inventée de toutes pièces), selon laquelle des policiers avaient lancé une grenade lacrymogène à l’intérieur de la mosquée Bilal, à Saint-Denis.
"Vous avez vraiment l’esprit acéré,
et à mon avis vous voyez clair."
Je fais de mon mieux sur la base des valeurs de la droite nationale et
patriote. Cela me conduit à être contre tout ce qui nuit à la nation, au profit
du multiculturalisme, de la mondialisation, de l’internationalisme, qui
recèlent des dangers mortels pour le pays, pour l’Europe et pour la minorité
blanche de la planète.
Du moment que Mme Houria Bouteldja se revendique de sa famille, de son clan, de
son quartier, de sa race, de son pays (l’Algérie) et de sa religion (l’Islam),
je m’estime fondé à en faire autant et je ne m’en prive pas.
« …mais ce que vous venez d’écrire me semble
d’essence réellement démocratique et défenseur de la diversité et des libertés,… »
La démocratie est
essentielle, mais je veux dire la vraie, pas l’ersatz quinquennal qui est
actuellement proposé aux Français. Il faut donner le pouvoir au peuple par le
biais de la démocratie directe pour tout ce qui a trait aux problèmes de
société, à la souveraineté de la nation et aux grandes orientations de la
politique intérieure.
Il y a pour moi, deux bonnes
raisons à cela. D’abord, j’ai beaucoup plus confiance, dans le bon sens du
peuple et dans son instinct que dans les grandes théories des intellectuels,
dont aucune à ce jour, des Lumières au marxisme et à ses innombrables avatars,
n’a donné les résultats qui en étaient escomptés.
Ensuite, l’expérience a
montré, en France en 2005, et en Suisse à plusieurs reprises, que le peuple est
le seul corps capable de faire échec à l’unanimité des médias et donc aux intérêts
de leurs propriétaires, si l’on réfère à la situation que Mme Lancelin dénonce,
avec raison, tout au long de son article.
« Vous en connaissez d’autres qui ont un minimum pignon sur rue et qui l’ont perçu de manière assez claire ? »
dans@Mooney « On voit que les mêmes causes mènent aux mêmes conséquences et qu’il est urgent de monter ou soutenir des médias alternatifs. »
Vos médias alternatifs ne sont rien d’autres que le prolongement dans d’autres directions, de la même presse totalitaire- au sens benoistien du terme -, de gauche, qui imposent ses choix dans les domaines sociétaux, et qu’un type comme Joffrin, de Libération, a trouvé le moyen de légitimer antidémocratiquement en inventant le concept de « minorité morale ».
C’est aussi une minorité morale qui est à l’origine du projet de média citoyen pour lequel elle réclame plus de droits, tous les droits au nom même de la moralité qu’elle incarne. Dans les débats de fonds que l’on nous annonce, on voit qu’il sera question de la couleur des chaussettes, mais à aucun moment de la pertinence de l’obligation d’en porter.
Mais d’une certaine manière, on ne peut pas pire qu’il y ait tromperie sur la marchandise dans la présentation de la pétition. On n’y trouve nulle part des mots obscènes, comme « libre » ou « liberté »...