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Cateaufoncel

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  • Cateaufoncel 6 octobre 2017 16:28

    @Fergus

    « Cela montre tout simplement que les partis souverainistes prennent peu à peu conscience qu’ il n’y aura pas de salut économique hors de l’Union Européenne. »

    On ne devrait pas peiner à en trouver qui pensaient la même chose à propos de l’U.R.S.S.

    Et quand on songe à la manière dont l’U.E. s’y prend pour assurer son « salut » économique, on en conclut qu’il serait mieux qu’elle s’occupe d’autres choses. Et vite. Avant qu’elle ne commette vraiment trop de dégâts.

    Tiens ! comme la promotion d’une fierté européenne pour souder tous les peuples ensemble...On pourrait commencer, par exemple, avec des billets de banque à l’effigie de Shakespeare, Cervantès, Pascal, Rembrandt, Nietzsche, Mozart, Palladio, Praxitèle...

    Rien qu’une petite brochette comme celle-ci, n’a son équivalent nulle part ailleurs sur Terre, ni dans l’espace (réduit) ni dans le temps (limité). Mais qui dit fierté européenne dit, à l’égard de ce qui n’en est pas, amusement, dans le meilleur des cas, au pire, mépris. Etre fier de ce qu’on est, sans condescendance pour ceux qui n’en sont pas, ça n’a pas de sens. Or, c’est clairement un genre qui n’est pas dans l’air (méphitique) du temps.. .

    J’ai, pour en revenir à l’ex-URSS, l’impression que Poutine doit assez bien faire ça dans son coin.



  • Cateaufoncel 6 octobre 2017 15:37

    @Olivier Perriet


    « ... on dirait que c’est écrit par des journalistes qui n’y connaissent rien. »

    Vous devriez vous y mettre. Quand on comprend que les autres n’y connaissent rien, c’est qu’on y connaît mieux soi-même.

    Je vous fournis donc quelques repères que vous puissiez vous lancer sans trop attendre :

    5 mai 1992 : Séguin fait son numéro à la Chambre
    20 septembre 1992 : S sabre le vin de la défaite, devant un Philippe de Villiers consterné, qui y croyait, lui
    2 avril 1993 : il est élu président de la Chambre
    6 juillet 1997 : S. est élu président du RPR, parti européiste
    2002 : niqué par Chirac, il perd l’élection à la mairie de Paris et se retire de la politique (à 59 ans)
    21.4.2004  : S. est nommé premier président la Cour des Comptes
    7.1.2010 : il meurt à l’âge de 66 ans



  • Cateaufoncel 6 octobre 2017 11:33

    @Cadoudal

    « Je vous laisse gérer les obsessions du camarade Pierret... »

    Non, merci, sans façon. J’ai les épaules larges, les reins solides, mais il y a des limites. Et il y a des spécialistes, qui ont fait de longues études, et qui sont beaucoup plus compétents.



  • Cateaufoncel 6 octobre 2017 11:29

    "Ce faisant, ils sacrifient la souveraineté nationale sur l’autel de l’opinion, ce qui en dit sans doute long sur leurs motivations premières et la réalité de leurs convictions."

    A moins qu’ils n’aient compris qu’il est inutile de pisser contre le vent et de secouer le pommier, tant que les pommes ne sont pas mûres.

    Mais profitons-en, puisqu’on en est dans les motivations premières et la réalité des convictions, si vous vous interrogiez à propos de votre Séguin, accusateur talentueux et « passionné » du traité de Maastricht, arrosant la défaite au champagne, en compagnie de Pasqua - dont rien n’étonne, en revanche
    - , au soir du 20 septembre 1992 :

    « On l’a échappé belle. Qu’est-ce qu’on aurait pu faire si on avait gagné ? On aurait été bien emmerdés » Eric Zemmour, Le suicide français, pp. 360-361

    « Putain, si on avait gagné, on aurait été bien emmerdés. »Philippe de Villiers, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, p. 155

    Vous auriez peut-être quelque chose à ajouter à propos de souveraineté nationale et d’autel de l’opinion ? Non ?



  • Cateaufoncel 6 octobre 2017 11:28

    "de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.« 

    Ce qu’il n’y a pas lieu de chercher à comprendre, c’est comment la révolution prolétarienne se transforme en machine d’oppression, basée un appareil policier auquel tout le peuple est appelé à participer.

    C’est tout simple, dans le fond : dans les débuts, le nouveau régime, mal assuré, vit dans la peur obsessionnelle de la contre-révolution, de la réaction, du retour de la bourgeoisie, donc il faut mettre en place une surveillance globale qui permette de détecter les moindres symptômes d’un retour de l’ordre ancien abject et abhorré.

    Le choses se metent donc en place. Tout le monde surveille tout le monde, les flics surveillent les civils et les autres flics, les civils surveillent les civils, les voisins dénoncent leurs voisins, les femmes dénoncent leurs maris, et réciproquement, les enfants dénoncent leurs parents (v. Pavel Morozov).

    Par la suite, il ne se trouve jamais personne pour dire »Bon, ben maintenant, c’est bon, ça y’est, ça suffit, on s’arrête". Tout d’abord, parce qu’il ne se trouve personne pour savoir, si ça y’est, si c’est vraiment bon, si ça suffit. Les temps obscurs, la barbarie, l’horreur de l’exploitation de l’homme par l’homme, peuvent revenir à n’importe quel moment

    Mais même si ça y’était un jour, pendant les années, les flics auraient réuni, du fait de leur surveillance, des immeubles entiers de dossiers, de pièces à conviction, de films, de preuves en tous genres, sur tout ce que tout un chacun a fait de depuis sa naissance, et ça va d’un vol d’une gomme dans un supermarché à la partouze pédophile pour nomenklaturistes, avec mort d’enfant, que c’en est devenu hors de tout contrôle.

    La police est devenue tellement puissante que plus personne n’ose s’y attaquer, parce qu’’il n’agirait pas de tuer un responsable, mais de détruire des millions de pièces susceptibles d’être produites à charge contre des puissants du jour. Et voilà comment le système se met inexorablement en place et comment il se perpétue tout aussi inexorablement.

    Même la dialectique socialiste scientifique, elle ne peut rien là contre.

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