Vous dites : « Mais, sur le fond, un message clair, la droite a été désavouée. »
Au contraire, le message est tout sauf clair, la droite est loin d’être désavouée, puisque le 1er ministre qui je vous le rappelle conduit la politique du gouvernement, lequel est, jusqu’à preuve du contraire, actuellement plus à droite qu’à gauche, jouit toujours d’une cote de popularité remarquable et les français sont majoritairement d’accord pour la poursuite des réformes voire leur amplification.
Par ailleurs, vous semblez négliger un détail qui a son importance, c’est le taux d’abstention, le plus faible de l’histoire des municipales de toute la Vème République. Même en 1959, le taux d’abstention avait été moins faible. Un électeur sur trois exactement ne s’est pas déplacé, il parait donc difficile d’en conclure que le peuple s’est prononcé pour, comme vous les dites, désavouer la droite.
Je rappelle qu’à l’inverse, le candidat Sarkozy avait été élu alors que le taux de participation était le plus fort depuis 1974.
Les faits sont têtus je sais, mais les chiffres aussi parfois…
Je ne sais pas pourquoi mais quand je vous lis je pense à Jospin, vous savez, celui qui déclare aujourd’hui (je cite deux de ses plus belles perles ) :
« Les redressements amorcés sous mon gouvernement s’éloignent »
« L’héritage laissé en 2007 par mes deux successeurs était sans doute médiocre »
Pauvre Yoyo, toujours aussi peu les pieds sur terre, en même temps, toujours aussi suffisant, un éternel incompris (sans mauvais jeu de mots…) en somme.
Mais que les Français peuvent être bêtes, ils n’ont pas su saisir la chance historique qu’ils avaient d’élire un extraordinaire visionnaire comme lui !
Enfin, qu’ils se rassurent, ils vont pouvoir corriger le tir, Martine sera bientôt de retour … peut être pour de « nouvelles victoires » (comme dirait Ségolène)….
C’est quand même curieux, cet espèce de réflexe quasi conditionné à crier à l’atteinte au service public quand précisément il s’agit d’améliorer la qualité de ce même service public vis à vis des usagers.
En clair, pour certains fonctionnaires et pour la plupart des syndicalistes la défense du service public c’est d’abord et avant tout la défense des droits acquis des fonctionnaires et non l’amélioration des droits des usagers.
Ex : on améliore l’amplitude horaire de l’ouverture d’un service pour faciliter un meilleur accès de l’usager = on porte atteinte aux droits de l’agent public ...
« La peine capitale est-elle efficace ? Non bien evidemment. Les exemples de la Chine et des Etats-Unis sont parfait pour démonter l’argumentaire bidon et populiste des partisans de la peine de mort. » Ah bon ? Vous semblez bien sûr de vous pour dire que la peine de mort est inefficace.
La vérité, c’est que personne ne peut dire si elle l’est ou pas. On peut penser qu’elle l’est, comme on peut penser qu’elle ne l’est pas, mais aucun argument sérieux ne permet de trancher dans un sens ou dans l’autre.
Le débat se situe ailleurs, comme vous le dîtes c’est sur le terrain de l’erreur judiciaire. En effet, quoi de plus injuste au monde que quelqu’un de condamné à mort alors qu’il est innocent ? Je crois qu’il n’y a pas de plus grande injustice. C’est ce risque et non une soi disant inefficacité de la peine de mort qui milite le plus pour son abolition.
Mais dans ce cas, pourquoi la réclusion criminelle à perpétuité n’est elle pas, comme son nom l’indique, à perpétuité ? Mystère…
D’autant que tous les experts s’entendent pour dire que la prison a des effets pervers. Alors du coup, pourquoi relâcher des criminels que l’on sait dangereux ?
Vous dites que la droite crâcherait sur le conseil constitutionnel.
Vous semblez oublier qu’en octobre 1981, au moment où l’opposition s’apprête à saisir le Conseil constitutionnel sur la loi de nationalisation, c’est le PS, par la bouche de Lionel Jospin, premier secrétaire, et futur Premier ministre de Jacques Chirac ( 1997-2002), qui lance : "Jamais, dans l’histoire, les grands courants de réforme ne se sont laissés arrêter par les Cours suprêmes"….
N’est ce pas là crâcher avec une plus grande vigueur encore sur le conseil constitutionnel ?
C’est terrible à gauche comme on peut avoir la mémoire courte ou l’indignation sélective, voire les deux…
Vous faîtes erreur, le conseil constitutionnel n’a jamais parlé de non rétroactivité puisque le problème ne se pose pas.
La rétention de sûreté n’étant pas par nature une peine, ni une sanction ayant le caractère d’une punition, le conseil constitutionnel a rejeté l’argument de la non rétroactivité tout simplement parce qu’il ne se pose pas.
C’est simplement l’aspect privatif de liberté et surtout le caractère de renouvellement sans limite de la rétention de sûreté qui a fait infléchir le conseil pour censurer une partie de la loi.
Par ailleurs vous semblez vous offusquer que l’on puisse s’attacher à une loi qui ne concernerait selon vous que 25 à 30 personnes. Quel est pour vous le prix de la vie humaine ? A partir de combien de victimes le débat devient il légitime ? 200, 300, 1000, 50 000... ?
Vous trouvez donc dérisoire que l’on s’attache à une mesure qui vise à garder en prison des coupables de : "crimes d’assassinat ou de meurtre, de torture ou actes de barbarie, de viol, d’enlèvement ou de séquestration commis soit sur une victime mineure, soit sur une victime majeure avec circonstances aggravantes. "
ça vous paraît dérisoire que l’on veuille protéger des innocents de ce genre de personnages peu recommandables ?
Pourquoi une telle débauche d’énergie à vouloir systématiquement défendre l’indéfendable ?
Ne peut il pas y avoir un débat sur une telle mesure, en dehors de tout parti pris ?