Je ne souhaite pas que la presse disparaisse, mais mute. Une des causes principales de la crise des médias est la recherche de l’audimat impliquant le rapide, le manichéen et l’émotif. Les journalistes ont des moyens, des compétences, mais les utilisent à de mauvais desseins. Toutefois, regardons selon le même angle les articles d’agoravox. On peut trouver les mêmes ingrédients à des doses diverses. L’organisation de ce site nous permet de faire des retours en arrière, ce qui primordial si l’on veut se détacher de l’émotif. Mais pour ce qui est du manichéisme, nous faisons la même erreur. Idem pour le rapide : à chaque info, les auteurs se précipitent même si au fond, ils n’apportent aucune preuve ou réflexion. Pourtant, nous n’avons pas le problème de pression économique ou sociale comme certains journalistes. Cela revient il à dire que ce n’est pas le système, mais l’individu qui est la cause ? Peut être est-ce même un problème de société...
Bonjour, il est regrettable que personne ne mette en relief cette affaire. Par exemple, il serait intéressant de dresser un tableau de la lutte entre géants pharmaceutiques avant de commencer toute analyse car ce contexte semble expliquer beaucoup de points. Du point de vue français, il me semble que le plan de Bachelot a trois avantages immédiats : - on montre à la population que l’on dépense aussi pour elle, qu’elle n’est pas oubliée (surtout après les milliards donnés aux banques) - on crée un trou supplémentaire de 2 milliards d’euros dans la sécu, ce qui est une aubaine lorsque l’on veut privatiser le monde de la santé. - on permet à une entreprise française de ne pas rester en touche dans sa lutte avec Baxter puisqu’on la subventionne indirectement. Ceci est à mon avis l’interêt principal du plan de notre gouvernement.
Sans parler bien sûr des effets sociaux indirects...
En effet, si l’on se repose sur quelques phylosophes, tout est croyance. Clairement, notre cerveau a besoin de s’organiser, de classer. Il ne peut le faire sans créer des schémas et surtout sans se rassurer sur la réalité de ces schémas ce qui revient à dire sur les axiomes du schéma. A partir du moment où l’on ne croit en rien, il n’est nulle base sur laquelle appuyer notre organisation cognitive. Rappelez vous du paradoxe de l’école des sceptiques. Du coup, je ne pense pas qu’il faille parler de confort mental, mais plutôt de nécessité.
Ah enfin, quelqu’un a remarqué le problème du juge d’instruction responsable de l’application de LOOPSI. En fait, cette question me laisse dubitatif depuis quelques temps sans que je ne puisse avoir un début de réponse. J’aimerai tant qu’un juriste développe sur le sujet...