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Cipango

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  • Cipango 16 janvier 2010 15:39

    Certes, on peut parler de régularisation, de responsabilisation, mais il n’en reste pas moins que l’homme restera homme, et que par conséquent, on ne pourra changer un loup en autre chose de moins agressif. La régularisation, il trouvera toujurs un moyen de la détourner à son avantage.
    Par contre, il faudrait peut être commencer à diminuer son impact dans la société en limitant son pouvoir d’action. Actuellement, il existe de nombreuses firmes faisant plus de recettes que certains pays. Comment les empecher de faire du chantage en ce cas ? Mais bizarrement, les Etats semblent privilégier ces groupes. Enfin, non, ce n’est pas si bizarre que cela puisque ces groupes sont aussi des armes longue distance contre d’autres pays... Bien sûr, ces « hauts responsables » n’y font jamais allusion.



  • Cipango 15 janvier 2010 15:48

    Bonjour,
    Ce débat, plus que la question de l’identité nationale, devrait être nationnal. Car j’aimerai réellement savoir qui veut quoi et à quel prix. Votre remarque sur la dilution des responsabilités n’est pas fausse. Toutefois, une société comme la notre semble condamnée à cette solution. J’entends par là que pour être responsable, il faut être conscient de notre environnement social dans son ensemble, ce qui reste impossible. Tout au plus pouvons nous avoir vaguement conscience de notre environnement direct (famille, amis, collègues, voisins). De plus, notre conscience du collectif ne nous empêchera pas de nous mettre en situation paradoxale avec nos propres désirs, ce que l’on peut aisément observer actuellement : je pense par exemple à ces personnes qui hurlent à la pollution et au gaspillage mais qui ne veulent changer quoi que ce soit à leur comportement, et malheureusement, ces personnes sont légion. Bref, à moins de modifier radicalement notre société en revenant à des micro-structures (ce qui n’est pas forcement souhaitable), les solutions resteront imparfaites.

    Certains évoquent le contexte de la mondialisation comme frein à la mutation sociétale. Et il est difficile de contredire cet argument. Pourtant, cette situation provient en grande partie de ce que l’Occident a su exporter ses valeurs (on peut d’ailleurs se demander dans quelle mesure cela a été bénéfique). Ainsi, nous avons la démonstration que ce frein peut être dépassé. Comme exemple, on peut par exemple penser à la mise en place de la démocratie en France et son rejet par nos voisins royalistes et qui pourtant s’est développée à long terme. Bref, peut être ne faut il pas avoir peur de se démarquer car c’est en ce faisant que l’on pourra avoir une chance d’exporter notre nouveau modèle s’il y a.

    Un autre frein, plus important me semble t’il, est l’immobilisme des habitudes et des convictions. Comme vous le savez, plus une personne prend de l’âge, plus elle a tendance à se fermer au nouveau. La solution viendra peut être des nouvelles générations à condition que ces dernières prennent réellement conscience de la globalité de nos problèmes et puissent répondre globalement au défit. Je repense ainsi aux 35h. De cette mesure, on peut tout entendre, cela allant du plus mauvais au meilleur. Nombre de discussions avec mon entourage, qui comporte des patrons, des employés etc., m’a amené à comprendre les raisons de cet échec. D’une part, tout le monde n’a pas bien joué le jeu, il y a eu parfois détournement au détriment de certains. Cela implique que cette mesure n’a pas été correctement accompagnée par le gouvernement (mise en place de structures de contrôle). D’autre part, la population n’a pas trouvé ou compris les contre-parties de ces mesures restrictives (monétairement parlant). Pourtant, ces contre-parties existaient : temps supplémentaire pour la famille, les enfants, les activités ludiques, sportives ou culturelles. Encore eut-il fallu que notre société puisse répondre à ces nouveaux besoins (prix trop élevés des loisirs, non accordance des horaires pour les familles etc.) Pour développer cet environnement favorable aux 35h, il fallait du temps, ce qu’on ne lui a pas laissé. (attention, je ne prétends pas juger la viabilité de ce projet mais juger sa mise en oeuvre). C’est en cela que je parle de solution globale.Mais comment faire cela ?

    De mon point de vue, les politiques sont responsables de cette situation. Plutôt que de nous présenter de réels projets pour notre avenir, en nous exposant les implications positives ou négatives, ils préfèrent parler de détails tels que la burka, l’accès au crédit, la grippe, les cours d’histoire au lycée... Cela dit, la population est, elle aussi responsable puisqu’elle préfère écouter les discours sur ces détails plutôt que réfléchir aux fondamentaux...



  • Cipango 14 janvier 2010 12:32

    Une fois de plus, je constate que les morts ont plusde droits que les vivants. J’imagine en effet que votre argumentation aurait pu être écrite au temps de Molière, il suffit de remplacer les francais par médecins ou bourgeois... Le sacro-saint Molière n’a t il pas utilisé le même procédé ?



  • Cipango 13 janvier 2010 16:14

    @PlancherDesVaches

    Ce que vous dites n’est pas faux. En fait, j’essayais surtout de parler de la politique globale des banques qui me semble basé sur un sentiment d’impunité cynique. En gros, elles possèdent un pouvoir de chantage extraordinaire sur les Etats et la population. Or, lorsque nous laissons trop de pouvoir à un individu ou à un organisme, on sait où cela nous mène.
    Pour ce qui est de la crise actuelle que l’auteur nous a promis d’analyser en détails, j’attends la suite.



  • Cipango 13 janvier 2010 14:07

    Bonjour,
    Un commentaire : vous dites que les banques américaines ont pris de gros risques en financant ceux qui n’auraient jamais dû l’être. Pourtant, il me semble que c’est exactement le contraire. De fait, lors de ce type de crises, les banques en profitent pour signer des accords très bénéfiques (et autres joyeusetés) sous couvert d’aides. N’est-ce pas ce qu’il s’est passé après tout ? De plus, certaines banques ont joué un double jeu en pariant la chute de ce marché immobilier auprès des assurances. Cela se résume au jeu du : pile, je gagne, fâce, tu perds...
    Bref, il semble en fait que les banques sont gagnantes à tous les coups. Elles savent particulièrement qu’elles sont au coeur de notre système et donc, qu’on ne peut pas se permettre de les voir s’effondrer. Aussi, elles profitent pleinement de cette situation.

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