Une manifestation contre le harcèlement de rue aura lieu à
Orléans le 21 novembre prochain. j’en suis l’une des organisatrices.
Voyez, comme le monde est petit, et comme Orléans n’est ni plus, ni
moins bien ou mal fréquenté que d’autres villes en France, fussent-elles des villes de banlieue parisienne.
Enfin, le
propos politique est ici tout à fait pertinent. Pour côtoyer par la
force des choses, certains élus FN à Orléans, au mot près les stigmates
sont là.
Je vous remercie pour toutes vos admonestations, leçons
de politesse, respect, tenue dont vous venez de me gratifier. Il semble
que vous ayez l’âme d’un redresseur de torts, bouffeur de féministes en
diables Cependant, permettez qu’à mon tour, je vous en donne une, de
leçon : le vouvoiement ici, hormis pour mes proches et ami-e-s, est de
rigueur. C’est une règle élémentaire de savoir-vivre que vous semblez
tant affectionner. Pour le reste, nous ne serons sans doute jamais
d’accord, je l’ai bien compris, et finalement, je vais vous faire un aveu : peu me chaut.
Une indication pour terminer, qui n’aura certainement pas grâce à vos
yeux, cette dame, venait de se faire opérer.
J’ai écrit ce texte parce qu’il me parait essentiel
de mettre en lumière l’intolérance permanente et à tous propos qui sévit
actuellement dans notre société.J’en ai fait un billet. Il vous semble
qu’il n’y avait pas matière à cela. Fort bien. Je respecte votre point
de vue. Souffrez cependant que j’en fasse à mon gré. Certains et ou
certaines ont pensé qu’il avait sa place ici. Peut-être est-ce auprès
d’eux, qu’il faudrait déposer réclamation ?
Je crois que vous vous trompez lorsque vous écrivez que cette violence est légitimée. Ce n’est pas le cas. La Justice doit passer, pour elle et ses enfants. Ici, contrairement au bijoutier de Nice, elle n’ pas défendu des biens matériels, mais a enfin pris sa défense et celle de ses enfants. 47 années de brutalité, est-ce que vous pouvez imaginer, 47 années des pires atrocités en huis clos infernal.
Je ne peux que vous renvoyer au communiqué de presse qui explicite qu’entre 10 années de prison et l’acquittement, il y avait toute une palette de condamnations possibles, tenant compte de sa situation. Cela n’a pas été entendue, pire même elle est devenue « complice » des violences passives, et c’est le sens du jugement. Une chose est certaine, les violences faites aux femmes sont largement sous-estimées, voire pour certains, validées par notre société.
Il n’est pas ici question de droite ou de gauche, parce que la violence conjugale n’est pas une histoire d’étiquette politique. C’est une histoire d’éducation, de lutte contre tous stéréotypes patriarcaux où l’on voit que malheureusement, le terrible « pater familias », dans ce qu’il a de pire, avec droit de vie sur les siens : femmes, enfants et esclaves (sens romain de la définition) est à l’œuvre.
Il est question de peine juste, car cette dame restera dans une prison bien pire que la prison réelle : celle de ses 47 années qui ne s’effaceront pas, celle d’avoir perdu son fils qui s’est suicidé, celle d’être aux côtés de ses filles qui elles-aussi sont brisées, et enfin celle d’avoir dû en arriver là parce que la société, vous, moi, nous, ne l’avons pas protégée.