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Claude Courty

Claude Courty


Franc-tireur de la pensée libre. Lanceur d'alerte démographique.
Humaniste rationaliste, dénataliste ; chercheur indépendant en sociologie, agnotologie, écologie, pauvrologie.
Fondateur de la “Pyramidologie sociale”.
Les certitudes sont les vérités des sots, dont chacun porte sa part selon sa crédulité et sa liberté de pensée ; les pires de ces certitudes étant érigées en dogmes, dans le déni de réalités factuelles et chiffrables concernant les fondamentaux de la condition humaine, pourtant accessibles au premier venu. C'est ainsi que d’une extrême à l’autre, l’immense majorité des croyances, doctrines et idéologies dans lesquelles baigne l’humanité, s'obstinent dans la poursuite de ce déni de réalité.
Pour me joindre : Formulaire de contact figurant en bas de la page d'accueil du blog 
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/ ou en commentaire des articles qui y sont publiés.

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  • Premier article le 02/09/2011
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Derniers commentaires



  • Claude Courty Claudec 21 juillet 2018 19:23

     J. Fourastié - Pourquoi nous travaillons - P.U.F. - 1959

    Extraits :

    « Une certaine conception du monde place dans le passé l’âge d’or de l’humanité. Tout aurait été donné gratuitement à l’homme dans le paradis terrestre, et tout serait au contraire pénible et vicié de nos jours. Jean-Jacques Rousseau a donné une couleur populaire et révolutionnaire à cette croyance, qui est restée vive au cœur de l’homme moyen [pour gagner celui du Bobo] : ainsi l’on entend parler de la vertu des produits « naturels » [devenus « bio »] et bien des français [ils ne sont pas les seuls] croient que la vie d’autrefois était plus saine qu’aujourd’hui.

    En réalité, tous les progrès actuels de l’histoire et de la préhistoire confirment que la nature naturelle est une dure marâtre pour l’humanité. Le lait « naturel » des vaches « naturelles » donne la tuberculose, et la vie « saine » d’autrefois faisait mourir un enfant sur trois avant son premier anniversaire. Et des deux qui restaient, dans les classes pauvres, un seul dépassait, en France encore et vers 1800, l’âge de 25 ans. (...)

    Toutes les choses que nous consommons sont en effet des créations du travail humain, et même celles que nous jugeons en général les plus « naturelles », comme le blé, les pommes de terre ou les fruits. Le blé a été créé par une lente sélection de certaines graminées ; il est si peu « naturel » que si nous le livrons à la concurrence des vraies plantes naturelles il est immédiatement battu et chassé. Si l’humanité disparaissait de la surface du sol [Ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses dans bien des domaines], le blé disparaîtrait moins d’un quart de siècle après elle ; et il en serait de même de toutes nos plantes « cultivées », de nos arbres fruitiers et de nos bêtes de boucherie ; toutes ces créations de l’homme ne subsistent que parce que nous les défendons contre la nature ; elles valent pour l’homme ; mais elles ne valent que par l’homme.

    À plus forte raison les objets manufacturés, des textiles au papier et des montres aux postes de radio, sont des produits artificiels, créés par le seul travail de l’homme. Qu’en conclure sinon que l’homme est un être vivant étrange, dont les besoins sont en total désaccord avec la planète où il vit ? Pour le bien comprendre, il faut d’abord comparer l’homme aux animaux, et même aux plus évolués dans la hiérarchie biologique : un mammifère, cheval, chien ou chat, peut se satisfaire des seuls produits naturels : un chat qui a faim ne met rien au-dessus d’une souris, un chien, rien au-dessus d’un lièvre, un cheval, rien au-dessus de l’herbe. Et dès qu’ils sont rassasiés de nourriture, aucun d’eux ne cherchera à se procurer un vêtement, une montre, une pipe ou un poste de radio,. L’homme seul à des besoins non naturels.

    Et ces besoins sont immenses [et vont croissant, inéluctablement] ...

    ... la planète sur laquelle nous sommes, sans trop savoir pourquoi ni même s’il y en a d’autres moins inhumaines, est assez peu adaptée à nos aspirations, à nos facultés d’agir, à nos besoins. Elle satisfait libéralement et sans travail à un seul de nos besoins essentiels : la respiration. L’oxygène est le seul produit naturel qui satisfasse entièrement et parfaitement l’un des besoins de l’homme [Pour combien de temps encore ?]. Pour que l’humanité puisse subsister sans travail, il faudrait donc que la nature donne à l’homme tout ce dont il éprouve le besoin comme elle lui donne l’oxygène. L’eau, il faut déjà la puiser, la pomper et souvent la filtrer.

    Cela étant... nous travaillons pour transformer la nature naturelle qui satisfait mal ou pas du tout les besoins humains, en éléments artificiels qui satisfassent ces besoins : nous travaillons pour transformer l’herbe folle en blé, les merises en cerises et les cailloux en acier puis en automobiles. »



  • Claude Courty Claudec 21 juillet 2018 18:20
    « LA TENTATION DES RICHES DE FAIRE BANDE A PART »
    Voir fig. 8 à cette adresse


  • Claude Courty Claudec 21 juillet 2018 17:16

    Questions et suggestions anodines :


    - Puisque vous évoquez Staline, quel était l’âge du départ à la retraite dans le Goulag de la belle époque ?
    - Voyagez un un peu et nul besoin d’aller bien loin ! La côte d’Azur ou Monaco vous donneront une idée des allures heureuses que peut prendre le visage actuel du travail à la Russe (quelle que soit la part qu’y ait pris ou y prenne le communisme)
    - Quelle est l’opinion russe concernant l’instauration d’un Revenu Universel ?
    ...


  • Claude Courty Claudec 21 juillet 2018 17:04

    Déjà porté par son instinct à améliorer sa condition, l’homme a la faculté, concernant ce qu’elle est matériellement, de la comparer à celle de ses semblables, ce qui le conduit à une surenchère permanente, la référence de chacun en la matière étant bien entendu le sort de plus favorisés que soi.

    Comment dès lors faire admettre aux oubliés de cette richesse, qu’ils doivent renoncer ne serait-ce qu’à une partie de ses bienfaits ? D’autant que leur sentiment de frustration est soigneusement entretenu par ceux dont ils constituent la clientèle et qui eux, sont souvent riches et puissants.



  • Claude Courty Claudec 21 juillet 2018 08:31

    @Zolko

    À crétin crétin 1/2.

    Nul besoin d’être scientifique pour savoir par exemple que les Pays-Bas achèvent des installations qui les alimenteront dès 2025 d’une part significative de leur électricité, à partir du sel de l’eau de mer, ni pour concevoir que le problème de l’humanité se ramène au fait que son habitat est fermé et que ses ressources sont limitées, alors que sa population et ses besoins ne cessent de croître.

    Il en découle pour l’homme la nécessité, soit d’ajuster sa population à ce qui reste de ses ressources – sauf à en inventer de nouvelles, ce qui ne fait que repousser le problème – soit à tenter de franchir entre temps les limites de son habitat, ce à quoi travaillent ceux qui pensent, probablement avec une part de raison eu égard à leurs investissements, que d’autres planètes pourraient les accueillir.

    En tout état de cause, avec ou sans Dieu ou la science, nous sommes tous dans le même bateau qui se nomme la Terre, et aucun “Brexit” comme celui que votre stupidité bornée vous conduit à préconiser, quelle qu’en soit l’échelle, ne sauvera qui que ce soit. Nous sommes condamnés à trouver un solution ensemble, sachant que plus les résistances seront fortes plus la solution sera douloureuse pour une immense majorité de nos descendants et peut-être de nous-mêmes au train où vont les choses.
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