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Colbert

Passionné de science et de philosophie. Profondément indigné par le manque de morale de nos "élites".

Tableau de bord

  • Premier article le 09/08/2011
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Derniers commentaires



  • Colbert 12 août 2011 00:01

    Les réponses très directes sont ci-dessous.

    « Un projet Constellation empêche par contre un Mars Direct, dans le sens où il oblige à un prérequis incertain qui permet de remettre aux calendes grecques toute décision politique. Et son coût est même certainement faramineux. »

    Le projet Mars Direct a surtout permis à Obama d’introduire des coupes budgétaires dans les budgets de la NASA tout en continuant à se faire passer pour un progressiste. Et il ne s’arrêtera pas là. Mais maintenant il passe pour ce qu’il est (du moins au E.U.) c’est à dire un égocentrique à la solde de ceux qui l’ont mis en place (Georges Soros et les cercles de Wall Street).

    « Un programme Constellation à 400 G$, nécessiterait comme vous le dites une restructuration économique et un très fort investissement politique - ressource rare. »

    Le changement de système est obligatoire. Soit nous nous laissons faire est nous nous résignons à la dictature (et à la mort de millions de personnes). Soit nous sommes humain et nous modifions notre environnement politique. Quant au fort investissement politique : c’est le moment d’agir. Cette ressource n’est rare dans ces moments de l’histoire. Le potentiel politique risque de manquer d’organisation si les plus capables ne se bougent pas. Voir ici.

    « Quelque part, si l’on doit dépenser 2000 milliards d’€ pour 20% de renouvelable, c’est que les ingénieurs de ce domaine n’ont pas fait leur boulot ; ils l’auraient fait, si c’est possible, une énergie »renouvelable« (je tiens aux guillemets) plus rentable que le pétrole et/ou le nucléaire, les aurait remplacées sans le délire actuel sur le sujet. »

    Les énergies renouvelables sont un leurre mis en place par les mêmes oligarques qui veulent mettre en place une dictature maintenant. Ce n’est pas vraiment la faute des ingénieurs si les investissement vont à ces formes dénergie qui ne repose pas sur un principe physique qui permet d’assurer une économie physique vitale. On peut repprocher le manque de conviction et l’appât du gain des acteurs des filières renouvelables. Peut être que les panneaux solaires sur la lune ont leurs intérêts et sur certains satelites et système autonome c’est utile. Mais sur terre pour alimenter une économie réelle ce n’est pas possible même avec de très bons ingénieurs. C’est un crime contre l’humanité d’obliger les politiciens à se ruiner (et gaspiller des espaces) dans les énergies renouvelables en invoquant un chantage à l’écologie, au réchauffement climatique etc...

    « A mon sens, il est temps que les ingénieurs - et j’en suis - cessent de se plaindre du »système castrateur« . »

    Se plaindre, juste pour râler ne sert à rien. Interpeller nos politiques cela sert. Avoir un sens de mission est essentiel. Contourner et dénoncer les dispositifs castrateurs du système sont un devoir.

    « Cela n’empêche en rien par ailleurs de trouver des solutions pour renverser le débit d’argent de la finance vers l’industrie (et les écolos ne nous aident pas). »

    Parfaitement. 100% d’accord. Reste plus qu’à convaincre et s’engager politiquement parlant (d’une façon ou d’une autre).

    « A ce titre, j’estime que les initiative vers les tourisme spatial, orbital, voire les voyages privés autour de la Lune, sont un bon début pour arracher l’argent des riches vers des activités industrielles, de progrès, plutôt que la spéculation. »

    Pas du tout d’accord. C’est un piège. Faire de l’espace une activité hédoniste est à l’inverse de mes convictions. C’est comme pour le tourisme en avion. Visiter un pays pour aller à la rencontre de gens, d’une autre culture, c’est enrichissant et permet une plus grande coopération entre nation. Y aller pour profiter des prix modiques et des hotels pas chers pour avoir la sensation de vivre comme un pacha est avilissant et malsain. Cela habitue les touriste à voir l’autre comme un serviteur et favorise un relativisme culturel qui au final détruit toutes les cultures.
    Nous avons le droit et même le devoir de faire de l’exploration spatiale un moteur pour une société de découverte qui sera prête à abandonner bien des préjugés.

    « Peut-être serait-ce un biais intéressant pour recentrer le fric vers les »masses laborieuses« et les entrepreneurs innovants. »

    C’est s’enfoncer encore plus dans la voie de la société de service. Nous n’aurons pas vraiment des entrepreneurs innovants. Ou alors très peu. Il y aura sutout des vautours qui dépieuteront ce qui reste d’infrastructure. Et surtout les défis que j’ai cité ne seront pas menés de front.

    « A votre disposition pour en discuter (si cela ne vous gêne pas que ce fil s’éloigne de la Une d’Avox) »

    Avec plaisir. Faite moi signe si vous voulez mon email.



  • Colbert 11 août 2011 17:24

    Pour alimenter votre réflexion : je vous conseille cette vidéo qui présente un regard certainement neuf sur la biosphère : Maitriser les forces de l’évolution.

    En résumé, le scientifique russe Vladimir Vernadsky a donné un sens particulier à la notion de biosphère. Il a fait remarquer que ce qui protège et permet l’existence de la vie sur terre est souvent créé par la vie elle même. Par exemple, les plantes ont fabriqué elles mêmes l’oxygène qui, par réaction aux rayonnements UV, a formé la couche d’ozone qui les protège et a donc permis leur colonisation de l’intérieur des terres. De même que leur avancée à l’intérieur des terres a été permise aussi par les précipitations plus abondantes créées par leur colonisation des terres.

    Cette vision de Vernadsky résoud l’apparent paradoxe suivant :
    - d’un coté la vie a besoin d’un environnement spécifique pour exister et se développer.
    - cet environnement spécifique n’existait pas à la formation de la terre.

    Les espèces végétales et animales se sont donc développées grâce à leur « créativité » par sauts successifs d’évolution (on peut attribuer cette créativité à un effort commun de toute la biospère et certainement de l’univers lui même). Elles ont modifié elles même leur environnement. Ce qui est spécifique à l’être humain est la capacité de créativité volontaire contrairement aux autres espèces qui sont créatives mais sans conscience cognitive et volontaire de cette créativité. Contrairement à ce que pense les écologistes conservateurs (aussi appelées environnementalistes) c’est en modifiant l’environnement qu’on améliore nos conditions de vie. Essayer de ne pas toucher à l’environnement est contre productif : d’une part c’est impossible et d’autre part il faut mieux réfléchir à l’améliorer par la créativité, la pensée et le travail humain. Il faut noter aussi que jamais la biosphère a toujours été en constante évolution (accélérée à certains moments). Sans cette évolution grâce à la créativité, la biosphère reculerait par épuisement du processus sur laquelle elle se base à un certain stade de son évolution (une ressource donnée est limitée, les ressources en général ne sont pas limitées) et par manque de réaction aux catastrophes cycliques et d’origine galactique de grande échelle (périodes de glaciation, météorites, volcans ?, séismes ? ...).

    Revenons à l’exploration spatiale, le fait de s’éloigner (et éloigner les plantes et animaux que nous emporterons avec nous) de l’influence de l’atmosphère, de la magnétosphère et toutes les autres influences spécifiques à environnement terrestre créera certainement des conditions défavorables à la vie qu’il faudra compenser par notre créativité. D’ailleurs nous pourrons certainement voir des phénomènes nécessaires à la vie et présents sur terre que nous n’avons jamais remarqués ou qui ne sont pas bien compris (e.g. résonance de Schuman).

    Revenons maintenant à la question de Mmarvinbear sur le choix de l’astre à coloniser. L’astre parfait n’existe pas et chacun à ses avantages et ses inconvénients du point de vue des connaissances incomplètes dont nous disposons. Dans un premier temps, la vie aura besoin d’être maintenue de façon totalement artificielle avant que s’y manifeste une créativité humaine ou autre (qui n’aura sûrement pas été pensée sur terre) et qui permettra un réel maintien et donc une réelle avancée de la vie sur l’astre en question. Il ne faut pas sous estimer non plus l’avantage que nous procure notre satellite naturel, non seulement comme base de lancement, comme réserve en hélium-3 mais aussi pour sa position hors de l’atmosphère et à la limite de la magnétosphère qui permettra d’étudier et d’anticiper les phénomènes nécessaires à la vie.

    Bonne vidéo et merci pour votre intérêt sur ces questions (qui mériteraient certainement un article détaillé). Toutes vos idées, références et questions complémentaires sont les bienvenues.



  • Colbert 10 août 2011 17:44

    « La magnétosphère nous protège des rayonnement cosmiques. »

    Petite rectification en me relisant : le champs magnétique terrestre nous protège aussi des
    particules éjectées par le soleil. la remarque avait surtout comme but de rappeler qu’il y a aussi le rayonnement cosmique.



  • Colbert 10 août 2011 17:03

    @ Mmarvinbear

    « Son champ magnétique est mort, donc sa surface est bombardée par les rayonnements solaires. »
    Avant d’aller plus loin, petite précision : c’est l’atmosphère qui nous protègent essentiellement des rayonnements solaires. La magnétosphère nous protège des rayonnement cosmiques.

    Rendre Mars habitable est l’aspect certainement le plus intéressant de l’exploration spatiale.

    Avant que la vie apparaisse sur terre, notre planete était certainement aussi inhabitable que les autres planètes.

    C’est sûr que les premiers essais d’apporter de la vie sur Mars ne seront pas tous des réussites. Voici une vidéo qui devrait vous intéressez pour découvrir un autre aspect des rayons cosmiques.



  • Colbert 10 août 2011 16:48

    @ Eloi

    Le projet Cap sur Mars a sûrement ses mérites mais le projet Constellation correspond plus à la vision que j’ai essayé d’introduire. Bien sûr il y a des aspects intéressants dans les deux projets. Par contre essayer de relever le défis sans aller vers des technologies plus avancées alors que c’est un des aspects interessants d’accomplir un tel voyage est dommage. Dans cette vision le voyage sur Mars n’est pas une chose en soi, ni l’exploit collectif d’un groupe assez restreint. L’exploration spatiale est le projet coopératif commun qui amène l’homme à la limite des ses connaissances et de ses certitudes. Il a des répercussions dans tous les domaines scientifiques et culturels. Il ne s’agit pas de dire qu’il faut douter de tout mais de réunir les connaissance et les compétences les plus à la pointe et les confronter à la réalité de l’univers et voir exactement où cela cloche et s’améliorer constament (abandonner aussi cette croyance selon laquelle on connait déjà toutes les loi de l’univers et qu’il suffit de les mettre dans un ordinateur très puissant pour prévoir tout le futur). Il y aura aussi les retombées directes en terme d’amélioration des technologies. Voici une vidéo qui explique la mission.

    Une autre aspect important est qu’un tel projet ne peut pas s’insérer dans le système monétariste actuel (pas même cap sur Mars). Le système monétariste actuel est en train de s’effondrait et se transformera de plus en plus en dictature si aucune vision à long terme n’est adoptée. La sortie de crise passera avant tout par changer de système économique avec une loi à l’image du Glass Steagall.

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