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Comptesrendus

Journaliste français expatrié et indépendant, branché sur les médias en ligne.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/07/2007
  • Modérateur depuis le 18/07/2007
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Derniers commentaires



  • Comptesrendus 11 juillet 2007 14:36

    Jack Lang sur son blog, le 27 Juin 2006 : Je ne suis pas de ceux - ils sont d’ailleurs de plus en plus rare - qui attendaient de l’intervention insolite du Président de la République, hier soir, la moindre surprise. Mais l’on pouvait attendre, à tout le moins, un minimum de lucidité. Il n’en n’a rien été. L’exécutif français est bel et bien sourd et aveugle. Seule exception : l’hyperactivisme de Nicolas Sarkozy, qui n’en finit plus d’intervenir, de verrouiller, de déborder de ses prérogatives, bref, de faire main basse sur tout ce qui tente de lui échapper. C’est un comportement dangereux dans une démocratie et qui relève de l’anachronisme. La France d’après, pour le Ministre de l’Intérieur omniprésent et omnipuissant, c’est une France d’après la république, je ne crains pas de le dire. Je ne sais pas comment l’on pourrait qualifier la dérive dans laquelle le Président de l’UMP précipite ses troupes. Mais je sais que nous lui porterons un coup d’arrêt franc et massif.

    C’est heureux qu’en de telles circonstances pour la France, à proprement parler stupéfiantes, Lionel Jospin prenne la parole. La clarté et la hauteur de vue dont l’ancien Premier ministre et chef de la majorité plurielle fait preuve est une chance pour tous les Socialistes et par-delà, pour l’ensemble des forces du progrès. Si ma reconnaissance va à lui à titre personnel, il en est de même en tant que responsable du PS que je suis, et qui souhaite, sans relâche, que nos débats prennent la hauteur qu’ils méritent. Nous sommes en mesure, portés par un élan populaire, de gagner les élections présidentielles de 2007. Nous serions en mesure de remporter, dès à présent, des élections législatives ou présidntielles, j’en ai l’absolue conviction. Mais hélas, au contraire de toute démocratie moderne, notre pays est tenu par un pouvoir qui a une pratique abusive et scandaleuse des institutions, qui tient tout un pays en otage pour une rivalité à trois ou quatre. Pour en finir une fois pour toutes avec cette époque, nous devons nous garder de toute esprit de conservatisme. Et c’est bien cela qui tranche singulièrement entre les deux interventions, celle de Jacques Chirac hier, celle de Lionel Jospin aujourd’hui. De Laurent Fabius à Dominique Strauss-Kahn, de François Hollande à Martine Aubry, de Ségolène Royal à Arnaud Montebourg, d’Henri Emmanuelli à Jean-Pierre Chevènement, et la liste est si longue, nous sommes tous, au-delà de nos distinctions, portés par une conscience aigue de ce que signifie pour notre pays l’échéance en préparation. Hélas pour l’UMP, un tel casting n’existe pas chez elle : son culte du héros est sa marque de fabrique, héritée de temps autoritaires.



  • Comptesrendus 11 juillet 2007 14:21

    On débat de la clarté des hommes. Arrêtons d’y voir un lynchage. Jack Lang déclarait il y a quelques jours ne pas être opposé à l’hyperprédisentialisation. Que disait-il le 26 septembre 2005 dans Le Monde ? Que pensez-vous du terrain institutionnel de la Ve république ? Doit-il être bouleversé radicalement ?

    Jack Lang : Pour moi, changer la République est une nécessité absolue. Ce n’est pas un luxe d’esthète du droit. Aujourd’hui, le pays crève d’une asphyxie du système. Une des nombreuses anomalies du système français, c’est la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, qui, en même temps, est irresponsable politiquement, pénalement et juridiquement.

    http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-693087@51-628859@45-100,0.html



  • Comptesrendus 11 juillet 2007 13:57

    Votre réaction était jouée d’avance : relisez ledébut de mon article, elle est annoncée. Voilà bienle problème : ce « pauvre » Jack. Pardonnez-moi, mais ce n’est pas la personne privée qui est en cause. C’est le ministre de la Ve République ayant occupé le plus longtemps un ministère, l’ancien candidat à la présidentielle, l’un des porte-parole du Parti Socialiste. Et uniquement cela. Les responsabilités doivent avoir un sens ou elles ne sont rien. Que pensent les électeurs du Pas-de-Calais aujourd’hui ? Etonnant tout de même, ce capital sympathie inoxydable, qui fait accepter de cet homme politique ce que l’on fustigerait - peut-être - chez un autre. Peut-être, car on voit bien à travers ce que vous dite que la critique est difficile.



  • Comptesrendus 9 juillet 2007 15:59

    Bonjour à tous - Sans doute dois-je souligner au sujet de cet article que, d’une part, il assume sa part de mise en cause personnelle, et que, d’autre part, il soulève la question du rôle de l’opposition. Sur le premier aspect, il me semble que l’on ne peut pas décemment, comme c’est le cas pour Jack Lang, mener une carrière politique en virevoltant comme il le fait, sans s’exposer à une saine critique. Pourquoi ? Parce que, tout d’abord, Jack Lang est bel et bien, il est facile, pour qui le souhaitera, de le vérifier, l’un des champions de l’absentéisme à l’Assemblée nationale. Dès lors, son discours réclamant le rétablissement des prérogatives de l’Assemblée a de quoi faire sourire. Ensuite, Jack Lang a enseigné, oui, le droit, il y a de cela 35 ans, avant de s’investir dans le théâtre. Si brillant soit-il, on ne peut pas déserter les bancs de l’Assemblée, confier la rédaction de ses ouvrages à des spécialistes, n’être intervenu sous forme de travaux concernant la Constitution que dans les deux dernières années, et se prétendre tout à coup hisséau rangd es meilleurs constitutionnalistes. De plus, c’est à son parti d’affiliation de désigner son représentant au sein de cette commission, si l’on veut respecter les statuts, et de ce point de vu quelques lecteurs commettent ici une erreur. Allons plus loin. Jack Lang qualifiait de « bobards » la rumeur le donnant consulté par le Président de la république le jour même de l’élection de celui-ci, alors qu’il s’était rendu à l’Elysée, pour éviter de perdre des voix dans le Pas-de-Calais. Les « bobards » ont disparu, et Jack Lang, aujourd’hui, fait la fine bouche devant cet « honneur » que lui fait le Président de le consulter. Mais le fond du sujet le voilà : est-il donc si peu noble de jouer son devoir d’opposant, pour quelqu’un qui prétendait, durant sa propre campagne pour l’investiture socialiste aux présidentielles, vouloir « jouer collectif » ? Aujourd’hui, l’opposition devrait se hisser à la hauteur du changement politique. Elle a un rôle éminent à jouer en démocratie puisqu’aussi bien, elle a vocation a représenter et à préparer l’alternance qui est le fondement même de la démocratie républicaine. Aussi, les facheries publiques, les ralliements douteux (Lang prédisait l’apocalypse avec l’Etat Sarkozy, faut-il ressortir toutes les citations ?), qui ne font que fragiliser un parti et au-delà, sidèrent littéralement la gauche, ne peuvent avoir qu’un temps et entraîner des dégâts considérables pour l’avenir. Il faut tout de même savoir interpeller les hommes, dans une démocratie, sans craindre en retour d’être soupçonné de prises à parti personnelles. Droit de critique, droit de blâmer, droit d’éloge, tout se tient. L’ouverture ne peut avori que de mauvais côté. Mais dans l’atmosphère actuelle très paradoxale et ambigue, on peut soulever la question de la lourde responsabilité de ces « ralliés » devant l’avenir du concept même d’opposition.

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