C’est vrai, dans 70 à 85% des cas (selon la classification de l’autisme en « types » chez Laurent Mottron par exemple).
Les pédopsychiatres d’obédience non psychanalytique et informés sur le sujet (pas si courant que ça en France) pourront vous dire l’importance de donner à l’enfant une éducation cognitive tant que le cerveau est encore jeune. Et cela fonctionne parfois si bien qu’on dit à tort par la suite que l’enfant n’est « plus autiste »... ou bien on le fait sauter de la case « autisme Kanner » à la case « autiste Asperger ».
Sinon, un certain nombre d’enfants autistes (ceux que Mottron appelle « syndrômiques », par exemple ceux qui sont atteint d’une atteinte monogénique de type X fragile ou sclérose tubéreuse) présentent une vraie déficience mentale (que même les tests de QI adaptés à l’autisme permet de révéler). Le pronostic de développement est alors beaucoup plus déficitaire.
Ce n’est pas du tout le sens de ce que j’ai écrit. Non seulement la représentation de la thématique du handicap est très faible dans l’éducation, mais celle du handicap mental (ou trouble mental , qu’il soit « pathologisé » ou non) est quasiment inexistante.
Jusqu’à ce que l’on soit l’objet d’un tel changement, l’hypothèse des modifications du fonctionnement de l’esprit est très abstraite pour l’individu.
Je parle de tous types de « divergence mentale » (cf. mon précédent post), pas uniquement de l’autisme ; l’éventualité de tels troubles est l’affaire de tout un chacun (à moins que vous n’ayez trouvé le moyen de cloner et de réimplanter vos cellules cérébrales...)
Mon avis est justement que la divergence mentale (comme certains disent « neurodiversité ») concerne tout le monde.
L’autisme n’est que la partie émergée de l’iceberg. A ce jour, rien ne permet de déterminer que vous ne développerez pas des symptômes de schizophrénie (si vous être relativement jeune), de bipolarité, de dépression chronique. Vous pourriez aussi devenir disphasique, ce qui est courant après un AVC, ou amnésique. Plus tard, le syndrôme d’Alzeihmer.
Vous pourriez être parent d’un enfant atteint de microcéphalie ou de trisomie 21 (quoiqu’en général on choisit d’euthanasier ces derniers après 5 ou 6 mois de grossesse).
Je suis d’avis que ces sujets deviennent, dans un futur que j’espère proche, un thème d’éducation générale.
Je dois avouer qu’il était possible, dans cette biblitohèque, de commander pas mal de livres écrits par les parents au sujet de l’autisme, l’un d’entre eux était tout à fait intéressant.
La question est, pourquoi ces livres ne sont-ils pas visibles au public (alors que certains ouvrages dans les rayonnages traitaient de problématiques assez spécifiques telles que l’endométriose...) ? Tout ce qui est du domaine du mental-psychique est censé coller aux services que les psychologues et psychanalystes sont capables de nous offrir. Les « divergences » mentales et neurologiques n’en font visiblement pas partie.
Karl Popper est pourtant tout à fait intéressant (philosophie des sciences). Je suis sûr que certaines personnes seraient partantes, puisqu’il y une certaine demande du public concernant la philosophie.