Vous faites référence à des sociologues dont on sait à quel point ils peuvent dire tout et son contraire sans avoir à démontrer le bien fondé de leurs convictions. Je fais quant à moi référence aux théories du genre telles qu’elle sont abordées en psychologie du développement, et donc fondées sur des études respectant les canons scientifiques, comme la Gender Schemata Theory de Sandra Bem.
La théorie du genre ne nie absolument pas les différences d’ordre biologique entre hommes et femmes, mais relativise les prétendus rôles et fonctions assumés par chacun comme étant liés au genre biologique alors qu’ils ne reposent que sur des arbitraires socioculturels.
@ sabine : Psychologie.com est loin d’être une revue scientifique et j’ai eu l’occasion de leur écrire une longue lettre suite à un article complètement bidon. En ont-ils tenu compte ? Se sont-ils excusés auprès de leurs lecteurs ? Non... La recherche de paternité, d’identité, par certains adultes n’est pas propre à la procréation médicalement assistée. Le problème est que cette quête n’est pas guidée par la biologie mais par des valeurs et des idéologies socioculturelles. Le développement des individus est le fruit de la co-action entre divers systèmes enchâssés, depuis les interactions géniques dans un milieu physico-chimique jusqu’aux contingences culturelles. Chaque système influe peu ou prou, immédiatement ou à plus long terme, sur la constuction des personnes (voir Urie Bronfenbrenner et son modèle écosystémique).
Bien que je ne sois pas pour ces procréations artificielles, comme une majorité de gens, je pense qu’il faut limiter le débat au mariage entre individus du même sexe, et aux droits des enfants qui y sont rattachés, quelle que soit l’origine de leur conception. Quand j’entends certains dénoncer la marchandisation des ventres des mères porteuses, etc., je me marre... Comment se fait-il qu’ils n’aient pas la même vindicte concernant la marchandisation des organes, pourtant en place dans de nombreux pays ? Il y a pourtant une différence de taille, si vous vendez un rein, vous n’en avez plus qu’un ce qui affecte votre fonctionnement biologique, alors que si vous assumez une grossesse pour autrui, hors mis les risques habituels encourus, une fois l’enfant né, vous retrouvez l’intégralité de votre fonctionnement biologique. On sent là toute l’hypocrisie...
Et pour humour, marrant aussi qu’une religion où on doit appeler père des gens qui sont des prêtres qui ont fait voeu de célibat et qui n’ont aucun lien de parentalité avec vous mais vous appellent quand même mon fils, soeurs des nonnes qui sont mariées avec un homme supposé mort il y a plus de deux mille ans, qui elles-mêmes appellent leur supérieure hiérarchique mère, une religion dont le prophète est né d’une vierge, où père, fils et saint -esprit ne font qu’un, et qui vient nous dire ce que c’est qu’une famille !!! :->
Je vois que beaucoup ici confondent être parent et être géniteurs.... C’est donc ne pas comprendre grand chose à une différence qui pourtant est immense. Faut-il vous rappeler que la reconnaissance d’un enfant se passe d’une recherche de paternité biologique ? Qui est le parent, celui qui prodigue soins et amour à un enfant, ou celui qui est son géniteur et s’est ensuite enfui ? Vous restez englué dans des certitudes qui n’ont pour fondements que des arbitraires socioculturels. Certes, pour avoir un enfant de façon naturelle, il faut un homme et une femme, c’est entendu. Et ça s’arrête là. La parentalité, à savoir qui élève et éduque l’enfant, c’est autre chose, et ça varie selon les cultures et selon les époques.