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crazycaze

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  • crazycaze 3 septembre 2011 00:56

    Bien, puisque je constate que chacun reste dans ses diatribes personnelles, je ne vais pas m’attarder sur ces pages. En fait, ce n’est pas tant la compréhension des notions de genre, d’identité sexuelle, d’orientation sexuelle, que chacun cherche ici mais la volonté d’imposer à autrui ses convictions, aussi fausses et aussi peu argumentées soient-elles... C’est bien dommage !!

    Un conseil, sortez donc de votre ethnocentrisme pour vous intéresser aux sociétés matriarcales (il en existe quelques unes), voir par exemple les Mosos ou Mosuos en Chine, et vous comprendrez mieux ce qui relève de la culture, de la notion de genre, et des attentes socioculturelles sur les caractéristiques et rôles de chacun des individus des deux sexes.

    Petit clin d’oeil : une étude a été conduite auprès d’enfants de 11 ans (un nombre suffisant au point de vue statistique). On leur a demandé d’attribuer qualités et défauts à partir d’une liste assez grande à chacun des deux sexes... Il faut dire que c’est un âge où les stéréotypes sont très importants. Ben, comme par hasard, garçons et filles attribuaient les mêmes qualités à leur propre sexe et les mêmes défauts au sexe opposé.



  • crazycaze 2 septembre 2011 15:51

    @ JL : Il est difficile d’imputer un lien de cause à effet entre l’abondance d’oestrogènes dans ou en contact avec les produits alimentaires sur l’orientation sexuelle, mais l’hypothèse ne peut être complètement écartée. Dans une conception écologique (au sens scientifique) du développement, les processus psychologiques sont comparables dans leurs formes aux principes énoncés dans la théorie des systèmes dynamiques et les théories du chaos, à savoir qu’une infime variation à un niveau du système, ici une variation dans les concentrations hormonales des individus, peut avoir des effets à des niveaux supérieurs, comme par exemple dans l’orientation sexuelle. Les perturbateurs chimiques, endocriniens, ont à coup sûr des répercussions non négligeables sur l’être en développement, et de nombreuses études tentent d’en démêler l’écheveau. Ce sera très compliqué dans la mesure où si l’on commence à pouvoir identifier l’effet isolé de certaines substances, il est très difficile d’apprécier les effets combinés des interactions entre un nombre plus ou moins élevé de composants chimiques, et qu’il faudrait ensuite croiser avec les caractéristiques environnementales des différentes niches écologiques (famille, groupe de pairs, groupe socioculturel).



  • crazycaze 2 septembre 2011 02:43

    @ sylvain reboul au sujet de l’inceste : ce n’est pas un délit, certes, mais même chez les primates vivant en liberté ou dans des groupes captifs respectant un certain nombre d’individus non apparentés il y a un évitement de l’inceste. En fait, alors que l’on ne pourrait parler d’inceste entre un enfant biologique et son frère et sa soeur adoptée, il y a quasiment aucune probabilité, s’ils ont été élevés ensemble, qu’ils cherchent à avoir des relations sexuelles ensemble. Par contre, il est beaucoup plus courant que de telles relations existent, souvent à l’âge où l’on en est encore aux balbutiements de la sexualité, entre cousins et cousines, pourtant liés au point de vue biologique. On peut donc écarter les thèses sociobiologiques invoquant le primat du dictat génétique dans la recherche d’un partenaire sexuel. Il semblerait que l’intérêt, le désir, se porte davantage sur les individus avec lesquels nous n’avons pas été élevés. Quand il y a inceste, parfois érigé comme une norme dans certaines familles que l’on peut considérer comme psycho-pathogènes, les dégâts dans le construction psychologique des individus sont manifestes.



  • crazycaze 2 septembre 2011 02:20

    Compte tenu de l’ensemble des amalgames parfois forts douteux, voire nauséabonds, entre sexe biologique, genre et orientation sexuelle, je conseille à beaucoup d’entre vous de lire de simples manuels de psychologie du développement (pas des livres défendant un point de vue partisan, souvent d’obédience psychanalytique) et de comprendre ce que revêtent ces différentes notions, et surtout comment évolue l’identité sexuelle de l’enfant. Pour avoir travaillé et publié au plan scientifique sur ce sujet (oui, il existe une psychologie qui base ses propos sur des méthodes scientifiques, une science molle, certes... mais respectant les canons de la recherche scientifique, notamment en permettant de pouvoir réfuter ses hypothèses !!), les hypothèses basées sur les théories de l’apprentissage social (désignés dans certains commentaires sous le terme fort inapproprié de conditionnement), sur la génétique comportementale, se sont révélées insuffisantes pour expliquer certains phénomènes comme par exemple la ségrégation sexuelle des relations amicales entre 2 et 5 ans. 

    A savoir, dans les groupes d’enfants de même âge de nos sociétés occidentales, si à 2 ans on joue aussi bien avec une fille qu’avec un garçon, que le jeu de dînette est un jeu mixte, c’est très différent à 5 ans où majoritairement garçons et filles jouent dans des groupes unisexes (mais cela dépend du nombre de partenaires de même sexe disponible) . De même, l’enfant de 2 ans n’est pas persuadé qu’il est et restera un garçon ou une fille. Toutes les études un peu sérieuses montrent que cette construction de l’identité sexuelle est progressive et le fruit d’un jeu d’interactions multiples entre les influences environnementales (famille, groupe de pairs, culture), biologiques et une forme de catégorisation basée sur la perception (comme moi vs. pas comme moi). Ce serait beaucoup trop long pour que j’expose l’ensemble des arguments, la liste des études publiées dans Child Development ou dans Social Development dont les résultats vont dans ce sens, et je ne suis pas là pour faire un cours, et encore moins pour donner à penser que je cherche à étaler ma science. Donc, allez à la bibliothèqe (éviter wikipédia... on y trouve de tout !!) et procurez vous un bon manuel de psychologie du développement (par ex. celui de Helen Bee), cela vous permettra de trier le grain de l’ivraie.



  • crazycaze 2 septembre 2011 01:44

    probablement parce que l’écueil dans cette recherche est celle d’une approche uni-linéaire, à savoir de chercher UNE explication, UNE cause. En fait, l’orientation sexuelle est le fruit d’interactions bi-directionnelles diverses entre différents systèmes, depuis la biologie (hormones, apparence physique, etc. mais pas les gènes en tant que tels) jusqu’à la culture dans laquelle nous évoluons. C’est un jeu subtil, et les données biologiques peuvent être contrebalancées par les influences sociales, familles, cultures, comme par les expériences... Il n’existe probablement pas une trajectoire déterminée qui conduise à l’orientation sexuelle, mais différents chemins selon les individus...

    Par contre, la pédophilie, quand elle concerne les relations avec des enfants dépourvus des caractéristiques sexuelles secondaires (pilosité, seins, etc. ) est bien entendu une déviance qui s’explique par différents cheminements de l’individu, car là encore, il n’existe pas UNE cause, mais bien différentes trajectoires menant à cette déviance. Mais là, je ne peux mettre sur le même plan l’homosexualité (choix d’une sexualité entre adultes ou adolescents) et la pédophilie (adultes vis à vis de mineurs). Je fais le disinguo avec les relations entre adultes et adolescents pourvus des caractères sexuels secondaires car cela dépend pas mal d’arbitraires culturels dont notre propre histoire témoigne. Même si je ne cautionne pas, il faut constater que si une fille est capable de faire un enfant à 12 ans, c’est que la nature l’a prêvu. Après, ne comptez pas sur moi pour dire que c’est acceptable dans notre société sous nos latitudes et selon notre culture. Personnellement, je ne fantasme pas sur les lolitas !!

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