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Daniel Roux

Daniel Roux

La direction d’Agoravox m’interdit de commenter les articles de "Christelle Néant" :
« En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article. »
La direction d’Agoravox n’a pas répondu à ma demande d’explication.
Je réfléchis sur l’intérêt de participer à un média « citoyen » pratiquant une censure sélective, en donnant de plus en plus de visibilité à la propagande.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/08/2007
  • Modérateur depuis le 15/05/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Daniel Roux Daniel Roux 13 novembre 2009 17:48

    Tout le monde connait l’histoire des 3 lettres qu’aurait laissé Staline à son successeur, la consigne étant d’en ouvrir une à chaque crise. Je cite de mémoire.

    - au premier revers, tu me mets tout sur le dos, et tu fais une purge,
    - au deuxième, tu accuses les traitres de l’intérieur et tu fais une purge,
    - au troisième, prépares trois lettres.

    Plus sérieusement, ce que l’on constate, c’est le recours aux mêmes ficelles par le même type d’homme, ceux qui aiment le pouvoir et ce qu’il apporte mais qui, n’ayant pas le talent indispensable, ne savent pas gouverner. Cette façon de gouverner a ruiné plus d’un pays.

     Le nationalisme est la dernière ficelle et la plus dangereuse.

    Le moment est venu pour Sarko d’écrire trois lettres et de se retirer.



  • Daniel Roux Daniel Roux 13 novembre 2009 10:54

    Pour comprendre une époque, il est nécessaire de retrouver l’esprit de cette époque.

    Depuis la défaite humiliante et traumatisante de 1870 qui marqua la fin du mythe de l’invincibilité militaire napoléonienne, la perte de l’Alsace et de la Lorraine, l’importante rançon en or exigée par les Allemands, les Français vivaient et étaient élevés avec l’idée, l’obsession pourrait-on écrire, de la revanche. La guerre était inévitable car elle était dans tous les esprits. La question n’était pas s’il y aurait la guerre mais quand. Aux yeux des nationalistes, majoritaires et activistes, Jaurès n’était qu’un traitre pacifiste, c’est pour cela qu’il a été assassiné.

    En Allemagne dominé par la Prusse militariste, l’esprit était identique. Le Kaiser Guillaume voulait se tailler un empire colonial à l’image des autres pays européens. Les Anglais alliés pour l’occasion au Français, y faisaient obstacle. L’Allemagne, qui restait sur une victoire écrasante et relativement facile, pensait l’emporter rapidement, d’autant que le puissant voisin, ostro-hongrois, était son allié.

    Les massacres de soldats Français étaient inévitable, tant les généraux étaient mal choisis, mal formés et mal informés. Pendant les premiers jours de la guerre, nos malheureux parents équipés de pantalons rouges, en rase campagne, étaient envoyés contre des nids de mitrailleuses extrêmement meurtrières. Ce fut une hécatombe. Ajouter à cela un sentiment de classe supérieure exacerbé parmi les plus hauts gradés, qui conduisait à considéré les soldats comme de la viande sur pied.

    Le terme de boucherie n’est pas exagéré.

     



  • Daniel Roux Daniel Roux 12 novembre 2009 16:12

    Pas bien grande et pas bien lourde, si elle est moulée du même bois dont il nous abreuve, c’est à dire du vent.



  • Daniel Roux Daniel Roux 12 novembre 2009 15:59

    Cela provient du système de cooptation propre aux oligarchies et aux structures en décadence.

    Une structure, un pays, une entreprise, une culture n’est jamais plus dynamique que pendant sa période de construction, lorsque le but poursuivi est plus important que l’ego de ses initiateurs.

    L’arrivée d’un mégalomane, souvent discret durant sa montée vers le pouvoir, sonne le glas de cette période positive pour faire place à la période de décadence. Un mégalo ne supporte que les faibles, les petits, les béni oui-oui, les médiocres, les flatteurs, ce qu’on appelle les « porteurs de valises » en entreprise.

    Si vous travaillez dans une entreprise importante voir monopolistique, et que cette entreprise ait à sa tête un mégalo (c’est assez courant), vous avez certainement observé que les cadres les plus dynamiques et efficaces ont soit quitté l’entreprise, soit se sont fait éjectés pour avoir contrarié le big boss.

    Restent les collaborateurs corvéables et silencieux, toujours d’accord avec le patron, toujours disponibles pour porter son attaché-case, toujours pointilleux envers les subordonnés. C’est parmi eux que sera choisi le dauphin. Le successeur, sans talent, procédera à des licenciements massifs pour faire monter l’action et satisfaire les actionnaires courtes-vues, etc.. Vous connaissez la suite.

    Où sont passés les autres (je ne parle pas de crème) ? Ils bossent et compensent tant qu’ils peuvent les erreurs de nos « Carlos Menem ».



  • Daniel Roux Daniel Roux 12 novembre 2009 12:32

    "Pour nous produire un intellectuel d’un tel calibre, on ne peut que constater que l’Université française est bien malade, et que ça ne date pas d’hier."

    On pourrait en dire autant des partis politiques en considérant la qualité médiocre des hommes politiques qui parviennent responsabilités les plus importants,

    ou de l’école de la magistrature en considérant uniquement les quelques magistrats corrompus servant de serpillères et de boucliers aux politiques cités ci dessus,

    ou de la faculté de médecine, en ne parlant que des médecins demandant des dépassements d’honoraires pour faire simplement leur métier,

    ou des écoles de commerce, en ne montrant que les chefs d’entreprises fabriquant et vendant des armes aux dictateurs et s’arrogeant le droit de pointer un doigt accusateur vers leurs alter ego trafiquants de drogues,

    mais il est injuste de condamner une institution dans son ensemble en confondant les déchets qu’elle rejette avec sa production ordinaire, parfois remarquable de dévouement et de droiture.

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